José Hernandez, leader mondial en déontologie

Chef de la direction d’Ortus Strategies, José Hernandez aide les organisations qui ont eu maille à partir avec la justice à se reconstruire. Découvrez comment son travail s’inscrit dans l’idéal canadien d’une saine gestion.

José Hernandez était au secondaire quand un comptable est venu présenter sa profession et les valeurs qui la définissent aux jeunes de l’école. « C’était fascinant. Il nous a parlé d’intégrité et de professionnalisme, et des portes que le métier de comptable pouvait ouvrir au Canada et à l’étranger. À la fin de l’exposé, le titre m’est apparu comme un passeport, une boîte à outils pouvant résoudre de nombreux problèmes dans le monde. »

Cette présentation aura ouvert de nouveaux horizons à M. Hernandez : le CPA natif du Salvador s’est rendu dans une dizaine de pays. S’appuyant sur les valeurs d’intégrité et de professionnalisme, il aide les organisations qui font l’objet d’enquêtes menées par les pouvoirs publics ou les autorités de réglementation.

UN TREMPLIN VERS LE MONDE

Après ses études à l’Université de Waterloo, M. Hernandez est entré chez PwC Canada. « J’ai d’abord travaillé à Cuba, puis aux États-Unis, où j’ai suivi un nouveau programme de perfectionnement en leadership, raconte-t-il. Ensuite, en 2001, j’ai été muté aux Pays-Bas, où je suis devenu associé chez PwC quelques années plus tard. Au passage, j’ai décroché un doctorat en économie et en administration des affaires à l’Université libre d’Amsterdam. Ma thèse portait sur la prévention de la fraude. »

En 2003, M. Hernandez s’est penché sur de gros dossiers de fraude et de corruption dans divers pays. « J’ai d’abord travaillé sur un cas de fraude d’envergure aux Pays-Bas, puis, deux ans plus tard, sur des affaires de corruption pour le compte de multinationales dont le siège social est établi en Allemagne. Pendant plusieurs années, j’ai passé six jours par semaine loin des miens. »

En 2008, M. Hernandez a quitté PwC pour fonder avec Louie Freeh, un ancien directeur du FBI, le cabinet de services-conseils FGI Europe AG, qui s’appuyait sur l’expertise de juges, procureurs, avocats, analystes et professionnels de la comptabilité. M. Hernandez a ensuite fondé Ortus Strategies. « Nous nous définissons comme des partenaires de grandes multinationales qui traversent une situation de crise ou qui veulent s’assurer qu’elles respectent leurs engagements en matière de conformité et d’intégrité, explique-t-il. Nous les aidons à faire face à une crise, mais aussi à se reconstruire et à se transformer. »

M. Hernandez précise que les crises n’apparaissent pas du jour au lendemain. « L’idée qu’une crise est un concours de circonstances, une convergence simultanée de plusieurs facteurs catastrophiques, n’est qu’un mythe. Les causes profondes étaient probablement connues, et des problèmes se sont probablement accumulés au fil des ans avant que le scandale éclate. »

LE LEADERSHIP : CRUCIAL

D’après José Hernandez, la transformation d’une entreprise repose entièrement sur le leadership. « Le leadership, ce n’est pas seulement réfléchir. C’est aussi prendre les décisions qui s’imposent, dit-il. Il m’arrive souvent de voir des dirigeants d’entreprise adopter une attitude essentiellement attentiste devant les problèmes. Cette inaction a des conséquences, car les problèmes ne disparaissent pas d’eux-mêmes. »

En plus du leadership, une organisation a besoin d’une boussole. « Cette boussole, c’est l’intégrité, dit M. Hernandez. Elle vous guide vers le Nord. Et notre but est de doter les dirigeants des moyens nécessaires pour qu’ils pilotent le navire dans cette direction. »

Pour M. Hernandez, ramener l’intégrité au cœur d’une organisation, pour qu’elle fasse partie Intégrante de ses processus décisionnels, représente l’essence de l’idéal canadien d’une saine gestion. Et les comptables ont un rôle important à jouer à cet égard. « Non seulement nous soutenons l’idéal canadien d’une saine gestion, mais nous sommes les gardiens des entreprises. Nous avons un point de vue important à faire valoir, qui nous permet de dire “Nous ne devrions pas faire telle chose, car en voici les conséquences”. Nous pouvons nous appuyer sur notre code de déontologie. Et sur notre ADN. Aider les organisations à atteindre cet idéal fait partie de notre mission envers les marchés et la société. » 

Pour en savoir plus sur la façon dont José Hernandez fait vivre l’idéal canadien d’une saine gestion sur la scène mondiale, vous êtes invité à regarder la vidéo.