L’avenir du travail passe par le capital humain

L’avenir du travail est-il exclusivement automatisé? Dans ce rapport (en anglais), on apprend pourquoi la dimension humaine ne peut être écartée de l’avenir du travail. Les organisations mettent l’accent sur la technologie et ses promesses, mais la valeur du capital humain demeure importante et mesurable.

Cette étude du Korn Ferry Institute (en anglais) réfute les hypothèses qui placent l’automatisation au cœur de la mentalité des entreprises et reposent sur la conviction que les immobilisations corporelles ont davantage de valeur que les immobilisations incorporelles, que les employés sont des coûts nets pour l’entreprise plutôt que des moteurs de création de valeur, et que ce sont les ressources technologiques et non les ressources humaines qui sont essentielles pour la réussite de l’organisation en ce qui a trait à l’avenir du travail. 

Principales constatations

  • Une analyse économique commandée par Korn Ferry révèle que le capital humain aurait une valeur de 1 215 billions de dollars pour l’économie mondiale, soit 2,33 fois la valeur du capital matériel, qui comprend les immobilisations corporelles comme la technologie, les biens immobiliers et les stocks. 
  • Bien que les organisations soulignent souvent l’importance que revêt la technologie pour l’avenir du travail, c’est en fait le capital humain qui a le plus de valeur pour elles, tant aujourd’hui que dans le futur.
  • Le capital humain est le principal moteur de création de valeur des entreprises, et chaque dollar investi dans du capital humain se traduit par une augmentation de 11,39 $ du PIB.
  • La valeur du capital humain peut être résumée en deux mots : «potentiel» et «appréciation». Ce potentiel important a trait au fait qu’on peut influencer le rendement d’une personne.
    • Les personnes ont de l’empathie et plus elles acquièrent de l’expérience, plus elles sont capables de créer de la valeur.
    • Sur le plan économique : en tant qu’éléments de l’actif, les personnes prennent de la valeur, ce qui les distingue des actifs corporels, dont la capacité de production est plafonnée et qui perdent habituellement de la valeur avec le temps.