Des CPA se prononcent sur l’avenir du professionnalisme

Le maintien de l’intégrité et du professionnalisme en contexte de changements rapides constitue un sujet qui revêt de l’importance pour les CPA. Cette série de vidéos (en anglais) présente les points de vue exprimés sur cette question par des universitaires et des professionnels chevronnés lors d’un symposium organisé par CPA Canada et l’Université de Toronto.

Alors que tout change rapidement, des CPA s’interrogent sur la marche à suivre pour s’assurer que l’intégrité, l’objectivité et le professionnalisme demeurent au centre de nos préoccupations. Parmi les nouvelles réalités avec lesquelles doivent composer les CPA et les autres professionnels, il y a notamment l’intelligence artificielle, les mégadonnées, la diversité multigénérationnelle de la main-d’œuvre et la mobilité internationale.

Dans cette série de vidéos en huit parties enregistrée lors d’un symposium organisé par CPA Canada et l’Université de Toronto en 2018, des universitaires et des professionnels chevronnés s’expriment sur la place du professionnalisme dans ce contexte.

« Je suis convaincu que personne ne doute du fait que le professionnalisme est au cœur de l’activité des professionnels de la comptabilité, souligne Leonard Brooks, coanimateur du symposium. La crédibilité et l’avenir de la profession dépendent du maintien de la confiance du public. » M. Brooks, qui enseigne l’éthique des affaires et la comptabilité à la Rotman School of Management et à l’Institute for Management and Innovation de l’Université de Toronto, a rédigé de nombreux articles et ouvrages sur le professionnalisme en comptabilité.

« En tant que CPA, nous devrions tous réfléchir au professionnalisme et à la place que nous devons lui consacrer compte tenu de l’incidence que pourraient avoir les nouvelles réalités sur notre mandat de protection de l’intérêt public, d’ajouter la coanimatrice du symposium, Karen McCardle, alors directrice, Recherche, orientation et soutien à CPA Canada. « La diversité des points de vue présentés au symposium était remarquable. Len et moi espérons que les personnes qui visionneront la série de vidéos en tireront des enseignements. »

Dans la partie 1, les deux coanimateurs donnent un aperçu des sujets abordés et présentent les experts prenant part à l’événement. 

La partie 2 met en scène le renommé historien de la comptabilité Stephen Zeff, de l’Université Rice. Il y traite des valeurs centrales des professionnels comptables et s’exprime sur une période qu’il considère comme étant marquée par le déclin du professionnalisme. Dans sa présentation, intitulée « Professionalism under Pressure: A historical perspective », il propose des éléments de réflexion et invite les participants à s’interroger sur les compétences que devront posséder les futurs leaders intellectuels de la profession.

Dans la partie 3, trois éminents experts parlent ensuite de la manière dont le professionnalisme est touché par ce que CPA Canada appelle les « inducteurs de changement ». Il s’agit d’Edward Waitzer, du cabinet Stikeman Elliott, de Sylvia Kingsmill, du cabinet KPMG, et de Robert Strachan, du cabinet Strachan and Associates. Ces personnes se penchent notamment sur les défis et les occasions qui se présentent sur les plans économique, environnemental, technologique, sociétal et géopolitique, ainsi que sur le professionnalisme et le service de l’intérêt public.

Le service de l’intérêt public est aussi le point central de la présentation de Leonard Brooks dans la partie 4, qui s’intitule « Professionalism, Trust, Leadership and Learning Frameworks for Professional Accounting ». Le coanimateur du symposium y fait valoir que le professionnalisme se fait actuellement malmené et y suggère quelques façons dont les universités pourraient contribuer davantage à l’établissement d’assises plus solides pour le professionnalisme.  

La partie 5 constitue quant à elle une séance dynamique au cours de laquelle trois CPA font état de leur expérience personnelle dans des cadres professionnels uniques. Dans cette présentation intitulée « How we Learn », Chad Davis, de LiveCA, Blake Langill, du cabinet EY, et Elaine Lee, de la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario, parlent tour à tour de la façon dont ils ont développé leur sens du professionnalisme.

Dans la partie 6, Sandy Hilton, de CPA Canada, Chris MacDonald, de l’Université Ryerson, et Martin Martinoff, de l’Institute of Chartered Accountants of England and Wales, traitent de leur vision du professionnalisme et de l’importance d’avoir le courage d’agir.   

Dans la partie 7, Tricia O’Malley et Gordon Richardson commentent les différents sujets abordés au cours du symposium. Tricia O’Malley examine ces sujets à la lumière de son expérience diversifiée. Aujourd’hui administratrice, elle a notamment déjà été présidente du Conseil des normes comptables du Canada et membre de l’International Accounting Standards Board. Avant de siéger à ces deux conseils de normalisation, elle était associée au sein de KPMG Canada. Gordon Richardson est quant à lui un éminent chercheur universitaire en comptabilité. Il enseigne la comptabilité à l’Université de Toronto et est un ancien rédacteur de Recherche comptable contemporaine, considérée comme l’une des cinq plus importantes publications universitaires en comptabilité au monde.

Dans la partie 8, les deux coanimateurs du symposium, Karen McCardle et Leonard Brooks, résument les points saillants de l’événement.