Entretien avec Richard Taylor, président du comité consultatif du Symposium sur les impôts indirects

CPA Canada s’est entretenue avec Richard Taylor pour savoir comment il voit l’avenir des impôts indirects au Canada, et découvrir ce que nous réserve le Symposium sur les impôts indirects 2018.

Cette année, le comité consultatif de notre Symposium sur les impôts indirects sera présidé par Richard Taylor, directeur principal, Impôts indirects à Rogers Communications. CPA Canada s’est entretenue avec lui pour savoir comment il voit l’avenir des impôts indirects au Canada, et découvrir ce que nous réserve le symposium de cette année. Après plus d’une dizaine d’années dans le domaine, il entend bien contribuer à faire de la 38e édition du Symposium annuel sur les impôts indirects, qui se tiendra à Ottawa, la meilleure à ce jour.   

Le monde des impôts indirects change. Quelle incidence l’évolution du domaine a-t-elle sur votre carrière? 

Il s’agit d’une période très stimulante pour le milieu de la fiscalité. Ces dix prochaines années, les avancées technologiques transformeront radicalement l’approche des conseillers et des entreprises en matière d’impôts indirects. Je pense que les fonctions liées à l’observation des règles fiscales seront les premières à connaître des changements importants. Les fonctions consultatives seront aussi touchées. Et l’incidence de l’intelligence artificielle suscite beaucoup d’interrogations.

En tant que chef d’une équipe nombreuse responsable des impôts indirects, je réfléchis constamment à la manière de tirer le maximum de ces nouvelles possibilités tout en optimisant les ressources internes à ma disposition. Je ne peux pas m’empêcher de me demander quel sera l’effet de ces nouvelles technologies sur les professions comptable et juridique.

Comment les organisations peuvent-elles offrir à leur personnel les connaissances et le soutien nécessaires pour s’adapter au changement?

En fiscalité, on n’accordera jamais trop d’importance à la formation. C’est elle qui permet d’acquérir de nouvelles compétences et de nouvelles façons de faire. Aux organisations de saisir l’occasion d’instaurer une culture d’excellence et d’attirer la bonne combinaison de talents. Dans ce sens, le Symposium sur les impôts indirects est un rendez-vous annuel essentiel, où des gens qualifiés partagent leurs connaissances. Pour un fiscaliste, c’est l’un des meilleurs moyens de s’adapter à cet environnement en pleine mutation.   

Nous sommes honorés que vous assuriez la présidence du comité consultatif du Symposium sur les impôts indirects 2018. À quoi les participants doivent-ils s’attendre cette année?

Tout l’honneur est pour moi. Je suis très fier qu’on m’ait demandé d’endosser ce rôle. En tant que président, j’ai très hâte à l’édition 2018. Tout d’abord, nous sommes de retour à Ottawa et la perspective de retrouver nos collègues de l’ARC et du ministère des Finances nous enchante. Ensuite, la qualité des présentations et des conférenciers sera encore une fois exceptionnelle cette année. Je suis particulièrement fier du nombre de présentations (qui a presque doublé), des nouveaux sujets traités, et de la présence des femmes parmi nos conférenciers – qui n’a jamais été aussi forte. En outre, plus de la moitié des présentations seront accompagnées de documents techniques, qui constituent d’excellents outils pour nos participants. Le contenu que nous offrons témoigne aussi de notre désir de répondre encore davantage aux besoins de nos participants du Québec et de l’Ouest canadien. Il suffit de jeter un œil sur le programme de cette année pour le constater. Cette édition sera faste.   

Pourquoi est-il important de participer à un symposium national qui porte sur sa spécialité?

Selon moi, il ne faut pas sous-estimer l’importance du réseautage, des retrouvailles entre collègues et des nouvelles relations. Bien que la succession effrénée des présentations et la quantité d’informations que l’on reçoit puissent paraître déconcertantes, les connaissances acquises durant ces quelques jours passés ensemble ne cessent jamais de me surprendre. Et le soir venu, lorsque les participants socialisent entre eux et échangent sur leurs expériences personnelles sous le signe de la détente, le Symposium revêt une atmosphère de bonne humeur et de camaraderie fort plaisante. 

Vous voulez être des nôtres à Ottawa cette année? Inscrivez-vous ici pour participer en personne ou à distance.

Avertissement

Les vues et opinions exprimées par la personne interviewée dans le présent article ne représentent pas nécessairement celles de CPA Canada.