L’automatisation aux commandes : Innover pour l’avenir

Omniprésente, l’automatisation métamorphose le travail. Le recours aux technologies se généralise, d’où des incidences sur l’emploi et sur la productivité. Explorez ces constats dans ce rapport (en anglais).

Dans le rapport A Future that Works: Automation, Employment, and Productivity, les chercheurs du McKinsey Global Institute examinent le potentiel d’automatisation dans l’économie mondiale. Quels facteurs déterminent la vitesse à laquelle les technologies seront adoptées? Quelle sera leur étendue dans les milieux de travail de demain? Et que penser des retombées économiques?

Principales constatations :

  • Dans 60 % des métiers, au moins 30 % des activités sont automatisables
  • Quelques domaines à fort potentiel d’automatisation :
    • activités physiques prévisibles (81 %)
    • traitement de données (69 %)
    • collecte de données (64 %)
  • Cinq facteurs influent sur la rapidité d’adoption des technologies d’automatisation et sur leur étendue :
    • faisabilité technique : la technologie doit être créée, intégrée et adaptée à une solution au cas par cas
    • coût de développement et de mise en œuvre des systèmes (matériel et logiciels)
    • évolution du marché de travail : l’offre, la demande et les coûts de main-d’œuvre ont une incidence sur le choix des activités à automatiser
    • avantages économiques : un débit de production accru, une meilleure qualité et des coûts de main-d’œuvre allégés
    • adhésion des autorités et acceptation sociale : même si l’automatisation se justifie sur le plan rationnel, son adoption peut exiger du temps
  • Il est peu probable que l’expansion de l’automatisation provoque une montée du chômage, vu que la population vieillit, dans les pays développés, d’abord, mais aussi dans les économies en développement. On envisage plutôt un déficit de main-d’œuvre.
  • D’un point de vue microéconomique, l’automatisation se traduira par un avantage concurrentiel. Les coûts de main-d’œuvre baissent, la production accélère, la qualité augmente et les périodes d’inactivité raccourcissent.

D’un point de vue macroéconomique, l’automatisation pourrait accélérer la croissance de la productivité de 0,8 % à 1,4 % par an à l’échelle mondiale.