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Vous ne vous sentez pas à votre place au travail? 7 conseils pour vaincre le syndrome de l’imposteur.

Réalisez votre plein potentiel professionnel tout en éliminant la crainte et le doute de soi.

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Afraid  businesswoman hiding behind deskSelon un article de la revue International Journal of Behavioral Science, 70 % des gens éprouvent le syndrome de l'imposteur au moins une fois dans leur vie. (Photo de Jose Luis Pelaez Inc./Getty Images)

Il nous est tous arrivé d’entrer en territoire inconnu, avec l’impression de ne pas être à la hauteur. Une petite voix nous disait que nous n’étions pas à notre place et que nous trompions notre entourage en faisant croire le contraire.

Le syndrome de l’imposteur frappe une multitude de personnes, des humoristes (Tina Fey) aux acteurs (Tom Hanks), en passant par les sportifs (Serena Williams). Selon un article de la revue International Journal of Behavioral Science, 70 % des gens l’éprouvent au moins une fois dans leur vie. Les personnes touchées redoutent l’échec, veulent se surpasser (complexe de Superman ou de Superwoman), doutent de leurs compétences et se sentent coupables de leur réussite.

Pourquoi une personne a-t-elle l’impression de ne pas mériter le succès de ses réalisations ou les éloges qu’elle reçoit?

« Elle manque de confiance dans ses capacités. Bien qu’elle ait fait ses preuves, elle se remet encore en question, répond Catherine Thorburn, accompagnatrice personnelle à Toronto. Elle a l’impression d’être un imposteur et craint d’être démasquée. »

Mais pourquoi éprouve-t-on ce sentiment? Selon Mme Thorburn, il est lié au niveau de confiance et d’aisance avec le poste occupé ou la tâche à accomplir, ainsi qu’à la crainte de décevoir et d’être mal perçu.

« Il s’agit d’un manque de confiance, de la confiance qui vient avec l’expérience », explique Mme Thorburn, dont certains clients (agents immobiliers, chirurgiens, etc.) lui ont dit éprouver ce sentiment d’imposture. « On l’éprouve habituellement face à la nouveauté, peu importe à quel niveau on se situe. S’il s’agit d’une compétence qu’on ne maîtrise pas encore, le syndrome de l’imposteur s’installe insidieusement. »

Pour certains, le sentiment est intermittent et gérable et, en modifiant leur perspective, ils peuvent s’en remettre. Pour d’autres, il peut être débilitant au point où leurs craintes se réalisent et entraînent des répercussions comme l’éloignement d’un client ou la perte d’un emploi. Dans tous les cas, la personne risque d’être perçue comme sournoise, voire indigne de confiance.

« Faute de croire en vous, vous ne pouvez pas aller de l’avant, rappelle Mme Thorburn. Résultat : votre rendement global ne donnera pas satisfaction, ce qui risque de vous conduire à l’échec. Les personnes qui souffrent du syndrome doivent en prendre conscience et rebâtir leur confiance en elles. »

Bien. Mais comment s’y prendre?

Que vous éprouviez plus ou moins le syndrome de l’imposteur, voici sept conseils pour mettre le cap sur la réussite.

  1. Voyez les choses en face. Reconnaissez que vous éprouvez le syndrome de l’imposteur pour pouvoir passer aux étapes suivantes.
  2. Fouillez dans vos souvenirs. Évoquez vos réalisations passées. Consignez-les par écrit, parlez-en avec une personne de confiance, rappelez-vous les occasions où vous avez été fier de vos succès.
  3. Modifiez votre façon de penser. Envisagez positivement votre travail dans votre poste actuel. Songez aux progrès que vous avez déjà accomplis.
  4. Inventoriez votre potentiel. Rappelez-vous pourquoi on vous a engagé. Relisez votre CV et notez les compétences et les qualités que vous avez à offrir, celles qui vous distinguent des autres.
  5. Observez les autres. Trouvez un mentor qui vous inspire confiance et respect et demandez-lui conseil ou, simplement, imitez des collègues qui sont pour vous des exemples de réussite. « Commencez à agir comme eux, à vous habiller comme eux, à travailler aux mêmes heures, à utiliser le même matériel, conseille Mme Thorburn. Calquez votre comportement sur le leur. »
  6. Ne cachez pas votre vulnérabilité. Soyez franc avec votre supérieur, votre employeur ou votre client. En avouant que vous tâtonnez encore et en demandant leur compréhension s’il vous arrive de vous tromper, vous vous libérerez d’un poids. « Les gens apprécient cette franchise, et la personne qui en fait preuve se sent mieux », dit Mme Thorburn.
  7. Demandez de l’aide. Si la situation est trop pénible, peut-être avez-vous besoin d’une autre personne pour vous aider à la surmonter. Faites appel à un accompagnateur personnel ou professionnel ou à un professionnel de la santé « si vous êtes découragé au travail ou si l’on vous dit que votre rendement laisse à désirer alors que vous êtes tout à fait en mesure d’exceller », conclut Catherine Thorburn.

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