Nathalie Bernier, lauréate du CFOY, avec le président et chef de la direction de CPA Canada, Joy Thomas au CFOY

La lauréate Nathalie Bernier, en compagnie de Joy Thomas, présidente et chef de la direction de CPA Canada, au gala d’hier soir. (Photo de FEI)

Comptabilité | La profession

Une CPA lauréate du Prix du directeur financier canadien de l’année – 2018

Nathalie Bernier, première femme nommée associée directeure dans un grand cabinet comptable du Canada, reçoit les honneurs

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Nathalie Bernier, première femme nommée associée directeure dans un grand cabinet comptable du Canada, s’est vu décerner le Prix du directeur financier canadien de l’année, édition 2018, hier soir, lors d’un gala tenu au Ritz-Carlton de Toronto.

« Je savais que ce métier allait m’ouvrir des portes, et j’ai eu raison. Je suis fière d’avoir reçu ce prix », a déclaré Mme Bernier, première vice-présidente, Planification stratégique et d’affaires, et chef de la direction financière d’Investissements PSP depuis 2015.

Nathalie BernierNathalie Bernier a reçu le Prix du directeur financier de l’année hier soir. (Photo de FEI)

Mme Bernier, CPA, compte plus de 30 ans d’expérience en comptabilité et en finance, dont une quinzaine au service d’Arthur Andersen, l’un des cinq grands cabinets comptables, où elle a entrepris sa carrière.

« Mon parcours en comptabilité, c’est vraiment ce qui m’a outillée pour exercer une belle carrière en finances, explique Mme Bernier. Le titre professionnel m’a assurément ouvert la voie vers un poste de chef des finances. Et, de ce fait, j’ai pu me consacrer à bien plus que des chiffres, que ce soit les stratégies, les activités de communications ou les relations publiques. À n’en pas douter, ma désignation professionnelle a été fondamentale et m’a donné accès à une carrière riche en défis et gratifiante. »

« Le titre professionnel m’a assurément ouvert la voie vers un poste de chef des finances. »

La diversité et la résilience sont essentielles au succès, a rappelé Joy Thomas, présidente et chef de la direction de CPA Canada. « Les changements sont rapides dans l’économie actuelle, sur le plan technologique, social, géopolitique ou environnemental. Les chefs des finances savent privilégier la résilience, l’innovation et l’adaptation, afin de développer des stratégies pour prendre le changement à bras-le-corps et favoriser la réussite, a-t-elle ajouté. Félicitations à Nathalie et aux autres finalistes. Tous les trois ont montré avec brio la valeur qu’apporte un chef des finances, dans leur organisation respective. »

Nommée associée directeure des bureaux québécois de KPMG en 2006, Nathalie Bernier a reçu de nombreuses distinctions au fil des ans : prix Leadership de l’Association des femmes en finance du Québec (2014); prix Femme de mérite 2012 de la Fondation Y des femmes de Montréal, catégorie Affaires et profession; mention au palmarès des 100 femmes les plus influentes, « Canada’s Most Powerful Women, Top 100 » (2010); et Fellow de l’Ordre des comptables agréés du Québec (2009).

Mme Bernier raconte que son entrée en fonctions à PSP et la transformation qu’elle y a opérée sont parmi les hauts faits de sa carrière. « Nous savions que pour réussir, il fallait repenser l’organisation et la faire évoluer. J’ai senti que mes compétences et mon bagage étaient tout à fait à la hauteur de la tâche. »

Parrainé par FEI Canada, PwC Canada et Robert Half, le Prix du directeur financier canadien de l’année (décerné annuellement depuis 2002) vise à honorer un vrai leader dans le domaine des finances. Le comité de sélection, composé de professionnels reconnus du milieu des affaires, prend en considération plusieurs facteurs tels que les qualités de visionnaire, la performance, l’innovation et la responsabilité sociale.

Les deux autres finalistes étaient Russ Jones, CPA, qui était chef des finances de Shopify, ainsi que Carol Banducci, première vice-présidente et chef de la direction financière d’IAMGOLD.

Outre le trophée, Mme Bernier reçoit une somme de 5 000 $ à verser à l’œuvre de son choix; pour elle, il s’agit de Centraide du Grand Montréal.

« Ce qui m’a convaincue d’œuvrer pour Centraide, c’est cette statistique : une personne sur sept à Montréal a bénéficié du soutien d’une agence qu’appuie l’organisation », explique Mme Bernier, qui s’implique dans l’organisme depuis sept ans, notamment comme présidente du conseil d’administration. « Je savais que nous allions changer des vies, ouvrir des portes, et rompre le cycle de la pauvreté. »

« Cet organisme me tient à cœur : j’ai pu voir les retombées positives sur la collectivité. Pour moi, c’est prioritaire », de conclure Mme Bernier.