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9 façons de faire du tourisme au Canada tout en économisant

Vous voulez parcourir le pays d’un océan à l’autre, ou presque? Faites-le sans vous ruiner.

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Jeune femme portant un équipement de randonnée et un sac à dos debout près d'un lac surplombant la magnifique vue canadienne avec montagnes et arbresEn famille, en groupe, en couple ou en solo, vous trouverez sûrement une façon de voir du pays à votre goût. (Getty Images/Hero Images)

Le Canada, c’est le paradis des explorateurs; nous sommes bien placés pour le savoir! Et nous comptons bien en profiter : comme le montre le sondage de CPA Canada sur les dépenses de l’été 2019, 35 % des Canadiens prévoient prendre cette année des vacances dans leur province ou territoire, et 23 % pensent en sortir.

Et vous? Que votre évasion soit pour bientôt ou pour l’an prochain, nous avons dressé pour vous une liste des meilleurs moyens d’explorer cette vaste contrée sans vous ruiner. En famille, en groupe, en couple ou en solo, vous y trouverez sûrement une façon à votre goût de voir du pays. La fierté d’avoir vu un coin de notre grand territoire est un excellent souvenir à rapporter à la maison!

1. Avion : réserver très en avance, ou auprès d’une compagnie à bas prix

Exaspérés par le prix des billets, les Canadiens disent souvent qu’il en coûte moins cher pour aller en Europe qu’ailleurs dans leur propre pays. Ce n’est pas faux : nous n’avons que deux grandes compagnies aériennes, ce qui vient forcément limiter les possibilités (et la concurrence côté prix). Pour ceux qui tiennent absolument au mode avion, le voyagiste Flight Centre recommande de s’y prendre au moins 10 mois à l’avance, surtout si l’on veut voyager un long week-end ou pendant les fêtes de fin d’année. Comme le souligne Allison Wallace, vice-présidente (Amériques), Communications et responsabilité sociale, à Flight Centre Travel Group, « normalement, un vol de Toronto à Halifax devrait coûter 400 $, mais si on s’y prend trop tard, on pourrait devoir payer jusqu’à 1500 $ pour un billet en classe économique ».

Dans quelques villes, les voyageurs disposent d’un concurrent moins cher, Swoop, une compagnie régionale qui dessert certains aéroports (Abbotsford, Edmonton, Halifax, Hamilton, Kelowna, London et Winnipeg, ainsi que quelques villes aux États-Unis). Et si vous ne tenez pas à une date précise, vous pourriez trouver sur le site YUL Deals des vols à tout petits prix pour une destination canadienne ou étrangère.

2. Prendre la voiture pour y voir de plus près

Pour se déplacer à sa guise, rien ne vaut la voiture. « La beauté du Canada, ce sont les paysages et les spécialités des terroirs, fait observer Donna Lee Rosen, présidente et chef de la direction de Majic in Motion et professeure à l’École de gestion hôtelière et touristique du Collège George Brown. En optant pour la voiture, on se donne la souplesse pour s’arrêter quand on veut et goûter aux plaisirs du lieu. »

Mme Rosen donne l’exemple de quelques excursions qu’elle a faites avec ses enfants, notamment sur les côtes Ouest et Est, en partant de Toronto. En Colombie-Britannique, ils ont trouvé des palourdes au large de l’île de Vancouver et ramassé des oursins plats dans le sable. Une autre fois, la famille a mis le cap sur la baie de Fundy, qu’elle a explorée à marée basse. À l’autre bout du pont de la Confédération, à l’Île-du-Prince-Édouard, elle a trouvé de l’argile rouge et a pu acheter d’un agriculteur les fameuses pommes de terre de la région. « Ce sont d’excellentes occasions de parler aux enfants de leur pays », précise Mme Rosen.

3. Choisir la caravane, pour ne pas quitter sa maison

Pour ceux qui cherchent la liberté de rouler à leur rythme sans renoncer à un chez-soi, la caravane peut être une solution relativement abordable.

Bill Best, caravanier chevronné, garde d’excellents souvenirs de son périple dans les Rocheuses à bord d’un véhicule de type autobus (doté de grandes vitres qui ont permis aux voyageurs de ne rien rater de la splendeur des montagnes). Il recommande aussi vivement la piste Cabot. « Elle me fait penser à l’autoroute de la côte du Pacifique, en Californie, dit-il. C’est une belle voie sinueuse qui longe l’océan. Nous nous y sommes garés sur une falaise qui surplombait le grand bleu. »

4. Mener grand train… hors saison

Le voyage en train permet de profiter sans stress des paysages, surtout pendant la basse saison. Par exemple, on peut trouver, à partir de 1 785 $ par personne, un aller simple de novembre à mars dans une cabine pour deux à bord du Canadien, le grand parcours de VIA Rail qui mène de Vancouver à Toronto, en passant par les Rocheuses (quatre jours et trois nuits). De juin à octobre, le prix s’établit à 2 125 $ (en 2019).

À titre de comparaison, on peut réserver un voyage de deux jours à bord du Rocky Mountaineer, qui comprend une nuitée à l’hôtel, à partir de 1 579 $ plus les taxes par personne (occupation double) en avril et en octobre. Pour les voyages plus longs et certaines options, les prix peuvent dépasser les 15 000 $.

5. Pédaler pour moins dépenser

Les amateurs de cyclotourisme ont l’embarras du choix au Canada. Par exemple, sur de longs tronçons du Sentier Transcanadien (24 000 km!), on suit d’anciennes voies ferrées, parfaitement adaptées pour le vélo. Au Québec, il y a aussi la Route verte, un réseau de 5 300 km de pistes cyclables qui sillonnent villes et chemins de campagne et offrent de magnifiques paysages du fleuve.

En Ontario, le sentier qui longe les Grands Lacs (Great Lakes Waterfront Trail), de Cobourg à Niagara-on-the-Lake, permet aussi de parcourir la Ceinture de verdure d’Ottawa. Comme le signale Mme Rosen, « on peut se garer où l’on veut en bordure du sentier et parcourir le tronçon voulu, ou, bien évidemment, l’ensemble du sentier. C’est une excellente activité sportive pour la famille ». (Pour connaître tous les parcours imaginables, consultez la carte des pistes cyclables.)

6. Voyager en groupe : s’organiser pour économiser

Quelle que soit la destination, il serait difficile d’égaler les économies d’échelle que réalisent les grands groupes. Julia, étudiante de l’Université de Leeds, en Angleterre, a peaufiné l’art de voyager ainsi cette année, pendant son échange à l’Université de Waterloo. Elle a passé plusieurs week-ends à explorer différents endroits en compagnie d’une douzaine d’autres étudiants. Au parc Algonquin, elle a fait de la randonnée sur le très escarpé sentier Hemlock Bluff Trail. En général, la dizaine ou quinzaine de personnes louait des voitures ainsi qu’une maison ou un chalet sur Airbnb, et chacun contribuait à un repas. Chaque week-end de trois jours a ainsi coûté à l’étudiante de 100 $ à 200 $, tout compris.

« Comme beaucoup d’entre nous participions à un programme d’échange, c’était une excellente solution pour maximiser les découvertes sans sacrifier les études », résume-t-elle.

7. Avaler les kilomètres en autocar

Pour certaines personnes, l’autobus nolisé représente un moyen de transport très abordable. Par exemple, chaque fois qu’elle part avec Groupe Voyages Québec, Élise Boucher rapporte d’excellents souvenirs du périple, mais aussi des nombreux échanges qu’elle a eus en chemin. Elle a particulièrement aimé son voyage de Montréal à Terre-Neuve-et-Labrador. « Le voyage de 10 jours m’a coûté 4 000 $, mais ce prix comprend les hôtels et presque tous les repas », précise-t-elle.

8. Voir au-delà des hôtels

Que ce soit pour ménager sa bourse ou pour vivre une expérience inoubliable, il vaut la peine de chercher autre chose qu’un hôtel. Sur des sites comme Airbnb, on trouve de tout, d’une chambre toute simple à une cabane dans un arbre. Sans compter que certaines auberges rivalisent à bien des égards avec les hôtels. Ainsi, celle de Tofino est dotée d’un salon avec un foyer, d’une bibliothèque, d’une salle de jeu, d’une terrasse avec un barbecue et, bien sûr, d’une vue magnifique sur la baie Clayoquot.

9. Se loger gratuitement en échangeant sa maison

Si vous êtes prêt à confier votre maison à d’autres vacanciers, la plateforme Home Exchange pourrait vous plaire. Moyennant des frais annuels de 150 $ (ou de 15 $ la nuitée), on peut soit s’entendre directement avec un autre proprio sur l’échange des maisons, soit utiliser des « points » pour réserver un autre logis. Cet été, par exemple, la Montréalaise Delphine Coppé-de Lajartre et sa famille séjourneront sur l’île de Vancouver, dans la maison d’une petite famille qui partira, elle, à la découverte du Québec. « Non seulement est-ce presque gratuit, mais on vit dans une maison aménagée et très confortable, ce qui est beaucoup plus agréable qu’une location », explique la jeune femme.

Quel que soit votre choix pour explorer le Canada, une chose est sûre : il vous restera toujours des coins à découvrir. D’où la pertinence d’économiser pour les prochains voyages!

UN BUDGET POUR LES VACANCES : EN SAVOIR PLUS

Le sondage de CPA Canada sur les dépenses de l’été 2019 révèle que l’établissement d’un budget vacances est une cause de stress pour 19 % des Canadiens. Par ailleurs, près de la moitié des personnes sondées (47 %) affirment qu’une fois payées les dépenses du ménage, il leur en reste moins en poche qu’au même moment l’an dernier. Lisez nos conseils pour établir un budget vacances et pour concrétiser vos projets de vacances en famille.