homme et femme travaillant dans une boulangerie, debout devant l'ordinateur

Attirer et fidéliser les employés qualifiés est un vrai défi pour les petites entreprises. (Photo de rawpixel.com)

Canada | PME

Attirer les candidats compétents quand on est une petite entreprise

Les petites entreprises ont souvent du mal à trouver assez d’employés qualifiés pour passer à la vitesse supérieure et assurer leur croissance. Voici de quoi les aider.

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La PME, fait-on valoir, est le moteur de notre économie. Statistique Canada rapporte qu’en décembre 2015, les petites entreprises de moins de 100 employés représentaient à elles seules 97,9 % du 1,17 million d’employeurs au pays.

Pourtant, même si elles souhaitent se développer, ces entreprises ont souvent du mal à trouver assez d’employés qualifiés pour passer à la vitesse supérieure et assurer leur croissance, d’autant plus que, selon les dernières données sur la population active, le taux de chômage national se situe à 5,8 %.

Security Compass doit composer avec la pénurie de main-d’œuvre actuelle, explique son directeur financier, David Rea, CPA, CA. L’entreprise de logiciels de sécurité fournit des services professionnels, de la formation et une plate-forme qui automatise les exigences de sécurité tout au long du cycle de développement d’un logiciel. Et elle prend de l’expansion, ou du moins, elle s’y efforce!

En escomptant, poursuit M. Rea, que des candidats qualifiés se présentent, attendu la bonne douzaine de postes à pourvoir en ce moment.

« Je ne peux me prononcer sur une pénurie de main-d’œuvre généralisée au Canada, mais je sais que dans le secteur technologique et pour les postes à caractère technique, il devient de plus en plus difficile, et cher, d’abord d’attirer, puis de conserver des personnes compétentes. Pour les petites entreprises, en particulier, l’obstacle est de taille puisqu’elles ne bénéficient pas, normalement, des gros moyens financiers, de la notoriété, du cachet particulier ni d’autres atouts dont disposent les grandes entreprises. »

Mais il existe des ressources, malgré tout, précise David Rea, aussi bien internes qu’externes, pour aider les petites entreprises à mieux recruter et à retenir un personnel qualifié.

Le principe de base? Offrir un régime de rémunération, de primes et d’avantages sociaux concurrentiel, agrémenté de quelques mesures incitatives auxquelles l’employé sera sensible, notamment un grand nombre de congés et de longues vacances, des options d’achat d’actions, des primes au comptant, des programmes de formation et d’autres avantages indirects. Pour composer ses effectifs, M. Rea dit suivre le modèle d’une équipe sportive professionnelle limitée par un plafond salarial. Il combine ainsi des vétérans, des recrues et des employés qui ont acquis des compétences à l’interne. 

Les facteurs culturels—comme la table de billard et la machine à espresso, qu’on donne souvent en exemple, ou mieux encore, les relations entre les employés – sont tout aussi importants. « Tous ces éléments participent ensemble à créer la marque d’une entreprise, qui est ressentie à l’interne et qui, à l’externe, peut être mentionnée sur des sites tel Glassdoor, souligne M. Rea. De nos jours, une entreprise s’attirera la critique si elle se contente de promouvoir sa mission, sa vision et ses valeurs en vase clos, sans mettre sa culture en pratique, et cela risque de lui nuire. Une entreprise qui tient promesse, au contraire, est récompensée par le bien qu’on dira d’elle. »

L’État peut aussi peut jouer un rôle. Tant au fédéral qu’au provincial, des programmes répondent à ce double objectif de doter les travailleurs des compétences recherchées sur le marché et d’aider les petites entreprises à former les employés dont elles ont besoin pour croître. Par exemple, le Crédit d’impôt pour la création d’emplois d’apprentis est un crédit non remboursable pouvant atteindre 2 000 $ par an par apprenti admissible.

Dans le cas des entreprises de moins de 50 employés, le programme Emplois d’été Canada paie jusqu’à la moitié (ou la totalité dans le cas d’un OSBL) du salaire d’un étudiant admissible. La valeur de la subvention est fixée en fonction du salaire minimum établi dans la région concernée.

Le site financier canadien The Balance a publié récemment une liste des subventions accordées aux petites entreprises par le fédéral et les provinces. En outre, la formation pour tous, des étudiants aux anciens combattants, en passant par les personnes handicapées, fait l’objet du site des initiatives de formation du gouvernement du Canada.

Enfin, David Rea recommande aux petites entreprises de trouver conseil auprès du bureau de développement économique de leur province; de s’adresser à des cabinets comptables, qui pourront orienter leurs démarches; ou encore de s’associer à des établissements d’enseignement, qui les mettront en contact avec de nouveaux diplômés.