Femmes leaders en comptabilité : Barbara G. Stymiest

Barbara G. Stymiest, CPA, présente le cheminement de carrière qu’elle a suivi pour devenir leader dans le domaine comptable.

  • Poste : chef de groupe, Stratégie, trésorerie et services généraux
  • Organisation : RBC, Toronto
  • Nombre d’employés : 80 000
  • Diplôme universitaire : 1978, baccalauréat en administration des affaires, Université de Western Ontario (Richard Ivey School of Business)
  • Titre comptable : 1980, Ernst & Young, Toronto

À la fin de décembre 2009, Barbara Stymiest courait dans une rue de Brantford (Ontario) en portant la flamme olympique avec sa fille de 12 ans. Cette occasion unique s’inscrivait dans le cadre de la commandite de RBC concernant le relais de la flamme olympique, qui s’échelonnait sur 106 jours d’un bout à l’autre du pays.

« Cette année-là, j’ai dirigé l’équipe responsable de l’implication de RBC dans les Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver, raconte la chef de groupe, Stratégie, trésorerie et services généraux de la Banque. Le projet des Olympiques était incroyable à de nombreux égards. Ce fut tout un honneur de porter la flamme », se remémore-t-elle de son bureau du centre-ville de Toronto.

Une autre initiative de taille dont Barbara s’est chargée : la réponse de RBC dans le dossier de la réforme de la réglementation du secteur des services financiers. « C’est un dossier en constante évolution, qui se complexifie avec le temps, dit-elle. Quelle période fascinante pour être cadre dans le secteur des services financiers! »

Tout a commencé par un emploi d’été chez Clarkson Gordon quand elle était étudiante au baccalauréat à l’Université Western. Elle n’envisageait pas alors de devenir comptable, parce que la majeure partie de sa famille travaillait dans la vente et qu’elle pensait embrasser la même carrière.

« Cet emploi en comptabilité m’a permis de réfléchir à ce que je voulais vraiment faire, dit-elle. J’ai vite découvert que j’aimais le rythme rapide et les défis associés à ce travail. Je ne suis jamais revenue en arrière. Mon apprentissage du leadership s’est fait dans le cadre du travail, grâce aux relations de mentorat formelles et informelles et à mes activités dans le secteur sans but lucratif. »

En tant que responsable d’environ 1 300 employés dans la plus importante institution financière du pays, son rôle est d’assurer la gestion intégrée de divers dossiers. « En raison de la complexité et de l’interdépendance d’un grand nombre des questions dont s’occupe RBC, je dois communiquer une vue d’ensemble à toutes les parties prenantes. Il me faut ensuite m’assurer que mes équipes travaillent efficacement ensemble, et qu’elles interagissent de façon proactive avec nos partenaires à l’échelle de l’entreprise. »

Selon son expérience, trois éléments sont absolument nécessaires pour réussir à titre de leader : les connaissances, la confiance de l’équipe et la capacité d’écoute.

« Il faut écouter même si c’est un message qu’on ne veut pas entendre, souligne-t-elle. Il faut compter sur l’équipe pour maximiser les talents de chacun en vue d’atteindre un objectif commun, et élargir sans cesse nos connaissances. »

Il arrive qu’un leader soit parfaitement conscient de l’existence d’un problème complexe et qu’il sache quelle est la solution, mais qu’il ait de la difficulté à expliquer sa ligne de pensée. Barbara indique qu’elle a dû parfaire certaines compétences, telles que l’empathie et le sens de l’imagination, pour l’aider à transmettre clairement ses pensées et ses convictions.

« J’avais une vue d’ensemble et il me fallait deviner quel était l’état d’esprit des personnes présentes, prévoir leurs hésitations et prendre en compte leurs inquiétudes en me servant des faits et de la raison. Ce processus semble simple, mais il n’est pas facile de le mener à bien. »

Cette mère et épouse de 53 ans s’assure de réserver du temps pour sa famille le week-end. Elle entrevoit avec enthousiasme les prochaines années à son travail. « Je crois que les cinq prochaines années seront incroyablement intéressantes et stimulantes pour notre secteur, affirme-t-elle. Et il y a encore bien des choses que j’aimerais réaliser à RBC. »

Parcours professionnel

  • De 1978 à 1982 : vérificatrice adjointe, Ernst & Young, Toronto

  • De 1982 à 1983 : chef d’équipe, Vérification, Ernst & Young (premier rôle de leader)

  • De 1983 à 1987 : chef d’équipe, Services en matière d’insolvabilité, Ernst & Young

  • De 1987 à 1992 : associée, groupe Services financiers, Ernst & Young

  • De 1992 à 1999 : vice-présidente administrative et chef de la direction financière, BMO Nesbitt Burns

  • De 1999 à 2004 : chef de la direction, Groupe TSX inc.

  • Depuis 2004 : chef de groupe, Stratégie, trésorerie et services généraux, RBC

Mise à jour 2013

En 2011, Barbara a laissé son poste à RBC pour consacrer plus de temps à des œuvres caritatives et à divers conseils d’administration. En janvier 2012, elle a été nommée présidente du conseil de Research In Motion, maintenant appelée BlackBerry.

Elle siège aussi au conseil d’administration de George Weston limitée, de la Financière Sun Life, de l’Institut canadien de recherches avancées et du Réseau universitaire de santé.

En 2011, elle a reçu un doctorat honorifique de l’Université Western Ontario et, en 2012, un doctorat honorifique ès lettres de l’université canadienne de Dubaï.

Faits saillants

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