L’équilibre travail-vie personnelle selon un CPA : Rob Holley

Rob Holley, CPA, parle des défis que présente le maintien d’un bon équilibre travail-vie personnelle.

  • Organisation : Edge Training & Consulting, Vancouver
  • Entrée en fonction : 2005
  • Diplôme universitaire : 1979
  • Titre comptable : 1980
  • Nombre d’enfants : 2

Pour Rob Holley, la façon d’atteindre un juste équilibre entre le travail et la vie personnelle s’exprime simplement.

« Choisissez votre forme d’équilibre et soyez flexible dans les moyens de l’atteindre », conseille Rob, qui travaille chez Edge Consulting depuis trois ans. « Et ne laissez pas les normes des autres dicter votre vie. Le succès se mesure de bien des façons — déterminez les mesures qui comptent le plus pour vous. »

Pour répondre à sa propre définition du succès, ce père de deux filles s’efforce de concilier ses engagements et ses priorités selon une approche responsable et proactive.

« Quand je dois peser mes décisions et analyser les choix qui s’offrent à moi, j’essaie d’appliquer les principes du "triple résultat", explique-t-il. J’évalue les conséquences environnementales et sociales, ainsi que l’incidence financière. Par exemple, est-ce que c’est une priorité pour moi d’avoir une grande maison, un chalet d’été ou un condo près des pentes de ski? Ces évaluations m’aident à déterminer mon cheminement de carrière, l’incidence de mes déplacements et le temps et l’énergie que je peux consacrer à ma famille et à des activités sociales et environnementales. »

Le diplômé de l’Université de Waterloo, qui a travaillé de nombreuses années pour Arthur Andersen & Co. et Andersen Consulting à Vancouver, dit qu’en réduisant ses besoins financiers, il a trouvé un équilibre travail-vie personnelle qui maximise sa qualité de vie.

« On dit souvent qu’il y a deux moyens d’être riche : a) gagner plus ou b) avoir moins de besoins. C’est vrai, dit-il. Pendant que nous admirions le coucher de soleil sur une plage tranquille des îles Gulf, l’été dernier, ma femme Barb m’a dit : "Tu sais, nous n’avons pas besoin de posséder tout cela pour en profiter." Cela résume parfaitement notre philosophie de vie. »

La philosophie du couple laisse une large place à la famille. Pour jouer un rôle actif dans la vie de leurs enfants, Rob et sa femme travaillent à horaire réduit depuis que leurs deux filles, Kate, 16 ans, et Erin, 14 ans, sont toutes petites.

Rob Holley a négocié son premier horaire réduit alors qu’il occupait un poste de directeur principal au sein de la pratique de consultation d’un cabinet comptable national. À l’époque, les régimes de travail flexibles étaient rares et la conciliation travail-vie personnelle n’était pas un sujet qu’on abordait volontiers.

« Le succès de cette formule de travail reposait sur la flexibilité, dit-il. J’ai réduit mon horaire de 40 % sans que mes clients ou la majorité de mes collègues le sachent ou en souffrent. »

« Ma femme et moi avions un système de rotation à la maison [deux jours de "travail", deux jours de "congé" et un jour "partagé"]. Pendant les jours de "travail", nous devions accompagner les enfants à l’école, les ramener, rester avec eux l’après-midi — et préparer le souper, évidemment. Les jours de "congé", eux, étaient laissés au choix de la personne et étaient souvent consacrés au travail ou aux loisirs. Les jours "partagés", comme leur nom l’indique, nous nous partagions les tâches familiales. »

Les deux conjoints ont conservé cette formule au fil des ans, même quand ils ont tous les deux changé d’emploi. En tant que conseiller, Rob a encore un horaire variable, qu’il module en fonction des échéances.

« Ma femme et moi nous arrangeons encore pour qu’il y ait quelqu’un à la maison quand les filles rentrent de l’école », dit-il.

Ensemble, ils donnent à leurs filles une vision globale des choses.

« Souvent, nous choisissons de participer à des activités récréatives locales plutôt que de prendre des vacances dans des endroits lointains ou coûteux une fois par année, explique-t-il. De cette façon, nous partageons davantage d’activités dans une année et réduisons l’empreinte de carbone de notre famille. Cela vous montre qu’en trouvant un juste équilibre dans l’aspect financier de votre vie, vous pourrez atteindre l’équilibre ailleurs. »

Il attache aussi beaucoup d’importance à l’aspect environnemental de sa vie. Bénévole au sein du Bicycle Advisory Committee (comité consultatif sur le cyclisme) de la ville de Vancouver, il va travailler à bicyclette depuis de nombreuses années. Ce mode de transport lui permet de réduire son incidence sur l’environnement, tout en lui procurant un temps de réflexion très précieux.

« Le trajet entre la maison et le bureau, c’est mon petit moment à moi, explique-t-il. J’en profite pour ralentir le rythme et apprécier le parcours au lieu de penser seulement à me rendre à destination. »

Taj Haer, CA, directrice des Services-conseils, et Michelle McRae, rédactrice en chef

Rob Holley en 2014 : « L’une de nos filles a déjà terminé ses études et l’autre étudie en ingénierie à McGill. Barb et moi, nous revenons tout juste d’un voyage de vélo-camping  de deux mois en Europe et nous continuons à accepter du travail temporaire ou à temps partiel. Cela nous permet de poursuivre nos activités professionnelles et de ne pas perdre la main, de nous maintenir à flot et d’avoir tout de même du temps à consacrer à nos intérêts personnels et au bénévolat. »

La version originale du profil de Rob Holley figurait dans l’article intitulé « Making It Work: How Three CAs Approach the Work/Life Challenge », publié dans le numéro de novembre 2008 du magazine Beyond Numbers de l’Institute of Chartered Accountants of British Columbia. Elle est reproduite ici avec l’autorisation de l’ICABC.