L’équilibre travail-vie personnelle selon un CPA : Guy Marchessault

Guy Marchessault, CPA, décrit comment il arrive à maintenir un bon équilibre travail-vie personnelle.

  • Poste : associé
  • Organisation : BDO Dunwoody s.r.l./S.E.N.C.R.L., Montréal
  • Entrée en fonction : 1989 (cabinet Rooney Greig, Whitrod, Filion & Associés, qui a fusionné avec BDO Dunwoody en 2002)
  • Diplôme universitaire : 1989
  • Titre comptable : 1991
  • Nombre d’enfants : 4

« Discipline. Discipline. Discipline. » Voilà le mantra qui permet à Guy Marchessault de passer entre 45 et 50 heures par semaine au bureau sans négliger sa famille, qui compte trois garçons et une fille âgés de 4 à 8 ans. « L’essentiel, c’est de faire preuve de discipline pour rester fidèle à ses objectifs et respecter ses engagements, tant envers ses collègues que sa famille », explique l’associé en certification de 41 ans qui travaille pour le même cabinet depuis le début de sa carrière. En 1989, lorsqu’il s’est joint au cabinet Rooney Greig, Whitrod, Filion & Associés de Montréal, qui a fusionné avec BDO Dunwoody s.r.l./S.E.N.C.R.L. en 2002, l’équilibre travail-vie personnelle n’était pas une préoccupation. Maintenant, c’est une tout autre histoire.

« Lorsque je quitte le bureau, je me mets en mode vie personnelle, dit le diplômé de l’Université du Québec à Montréal. Je n’apporte pas de travail à la maison et je ne vais jamais au bureau les fins de semaine. »

Une fois à la maison, il devient le « directeur des activités sportives » et dirige la circulation familiale vers les cours de natation, de danse et de gymnastique, les réunions de scouts, les parties de soccer et les pentes de ski. À cela s’ajoutent l’aide aux devoirs, les emplettes et le ménage.

La semaine, Guy se lève à 6 h et aide les enfants à se préparer pour l’école; puis, il se rend à son travail, rue Sainte-Catherine Ouest, à une demi-heure de chez lui. Un ou deux soirs par semaine, il soupe à la maison et borde les enfants.

« J’accomplis tout mon travail durant la semaine entre 7 h 30 et 19 h. Le cabinet me permet de gérer mon horaire à ma convenance. Je le condense le plus possible, faisant tout mon travail au bureau et ne m’arrêtant que pour dîner. »

Il lui arrive de prendre part à des activités professionnelles en soirée; il essaie alors de rattraper le temps perdu avec sa famille à d’autres moments durant la semaine. Il voyage pour affaires deux ou trois fois par année. Il s’est notamment rendu à Mont-Tremblant à l’occasion du Colloque national de l’ICCA pour conseillers de PME, où il a fait une présentation portant sur… l’atteinte de l’équilibre travail-vie personnelle. En juillet et en août, il ne travaille que quatre jours par semaine.

La famille part en vacances chaque année. Récemment, tous les six sont allés nager avec les requins en République dominicaine. En vacances, Guy n’apporte pas son BlackBerry mais, s’il reste dans la région, il avoue consacrer parfois de une à trois heures par semaine pour lire ses courriels et y répondre.

Chaque année, Guy prend environ 25 jours de vacances répartis en deux périodes de deux semaines et une période d’une semaine. Il s’assure d’informer ses clients et ses collègues de son absence et prévoit des dispositions pour que le personnel puisse répondre aux questions. Il explique que c’est en faisant part de ses critères en matière de conciliation travail-vie personnelle à ses collègues et à ses clients qu’il réussit à maintenir l’équilibre. Il se dit également redevable à sa femme et à ses associés du cabinet pour leur soutien.

Selon Guy, dans cinq ans, cet équilibre sera plus facile à maintenir, puisqu’il sera bien implanté dans son quotidien et que sa clientèle sera alors bien établie. De plus, il compte se remettre au racquetball et en jouer au moins une fois par semaine.

« Rien ne m’est plus important que l’équilibre travail-vie personnelle. Le temps consacré à ma famille a une valeur inestimable », dit-il. À ceux qui entreprennent une carrière de CPA, il offre ce conseil : « Communiquez vos priorités et soyez assez discipliné pour rester fidèle à vos objectifs. »

— Lorie Murdoch

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