L’équilibre travail-vie personnelle selon une CPA : CoraLee Baerg

CoraLee Baerg, CPA, parle de son cheminement de carrière et des défis de la conciliation travail-vie personnelle.

  • Poste : associée chez Continuity, Saskatoon; copropriétaire de Booster Juice, Saskatoon
  • Nombre d’employés : Continuity : 3; Booster Juice : 12
  • Diplôme universitaire : 2007, baccalauréat en commerce (grande distinction), Université de la Saskatchewan
  • Titre comptable : 2010, KPMG, Saskatoon

À 18 ans, CoraLee Baerg était chef d’équipe dans un restaurant McDonald. « Ce poste me semblait banal à l’époque », dit-elle depuis son bureau de Continuity, à Saskastoon, un cabinet spécialisé en planification successorale où elle est associée. « Je me rends compte maintenant que c’était vraisemblablement la première fois que j’étais responsable de plusieurs employés, dont beaucoup étaient plus âgés que moi, et que je devais déterminer comment diriger des personnes différentes de manière efficace. »

À son avis, sa formation qui lui a ouvert des portes, son travail acharné dans l’ombre et ses relations harmonieuses avec les gens l’ont amenée où elle est aujourd’hui. « Lorsque les patrons sont sûrs qu’un employé fera le travail, il va de soi qu’ils lui donnent des mandats plus importants, ce qui lui permet de progresser », explique-t-elle.

Après avoir terminé l’université en 2007, CoraLee s’est jointe à KPMG, où elle a obtenu son titre de comptable après avoir suivi le programme de la CASB. « La période où je devais faire les exercices de la CASB en plus de travailler des heures supplémentaires a probablement été la plus difficile de ma carrière jusqu’à maintenant, dit-elle. C’était difficile de voir la lumière au bout du tunnel. »

En juin 2010, elle a saisi l’occasion de se joindre à Continuity, un petit cabinet où elle pourrait être son propre patron, avoir un horaire flexible et ainsi bénéficier d’un meilleur équilibre travail-vie personnelle. Cet équilibre est important pour elle, car elle aime bien voyager : elle a gravi le mont Kilimandjaro en 2011 et a exploré le Machu Picchu et la forêt amazonienne en 2012.

« J’ai pris le risque de renoncer à un revenu stable et de choisir un travail où mon revenu dépend des activités générées par mon associé et moi, dit-elle. Cette autonomie me permet de saisir différentes occasions. » Elle est notamment copropriétaire, avec son mari, qui est également CPA, et les deux frères de celui-ci, d’une franchise de Booster Juice. « Je supervise les activités avec un de mes beaux-frères », explique la jeune entrepreneure qui a grandi à Winkler (Manitoba) et à Saskatoon.

Pour elle, le succès ne correspond plus à l’atteinte d’un certain statut professionnel, mais plutôt au plaisir quotidien que lui offre sa carrière, à l’équilibre travail-vie personnelle et aux efforts qu’elle fait pour devenir une meilleure leader. Elle est membre du Leader Impact Group, qui tient des petits-déjeuners rencontres toutes les semaines. Elle a récemment lu les ouvrages The 21 Irrefutable Laws of Leadership, de John C. Maxwell, et Integrity: The Courage to Meet the Demands of Reality, du Dr Henry Cloud. « Pour bien faire mon travail et avancer, je crois qu’il est tout aussi important pour moi d’être intègre, patiente et aimable que d’avoir des connaissances techniques », dit-elle.

Son travail quotidien comprend des réunions avec des clients, de la recherche, des activités de marketing et de la gestion des opérations, comme la paie et les transactions bancaires. Le plus difficile est de s’acquitter de toutes ces tâches et de rester au fait des règles fiscales et des modifications législatives. Elle aime beaucoup rassurer ses clients en leur expliquant comment les activités de leur entreprise se poursuivront sans problème après leur départ. Les défis et les réussites de ses clients sont souvent pour elle une source d’inspiration.

Elle prévoit que dans cinq ans, elle essaiera « de toutes ses forces » de maintenir un équilibre travail-vie personnelle tout en ayant une jeune famille et en continuant de faire du bénévolat. Au Kenya, il y a deux ans, son mari et elle ont aidé à creuser un puits pour un orphelinat; ils ont également préparé des repas pour les enfants de l’établissement et ont fait une randonnée jusqu’à un marché local avec un membre du personnel pour acheter des poulets. « Je ne suis pas habituée à tenir des poulets vivants au bout de mes bras », dit-elle en riant. Mais il s’agit d’une expérience qu’elle répéterait.