L’équilibre travail-vie personnelle selon une CPA : Cheryl Hooper

Cheryl Hooper, CPA, parle de son cheminement de carrière et de l’importance de la conciliation travail-vie personnelle dans le domaine de la comptabilité.

  • Poste : inspectrice principale
  • Organisation : Conseil canadien sur la reddition de comptes (CCRC), Toronto
  • Diplômes universitaires : B.A.A., 1971, Université Bishop’s; MBA en administration des arts, 1975, Université York
  • Titre comptable : 1974

« Profitez de chaque instant », affirme Cheryl Hooper, qui prêche par l’exemple, puisqu’elle a parcouru la Grande Muraille de Chine et campé dans le désert de Gobi, et qu’elle partage maintenant son temps entre ses deux chez-soi, Toronto et Mushaboom en Nouvelle-Écosse. Passée maître dans l’art de gérer son temps, cette inspectrice principale au Conseil canadien sur la reddition de comptes (CCRC) a préparé son mode de vie pendant un certain temps.

Diplômée de l’Université Bishop’s en 1971, elle a commencé sa carrière à Montréal chez Clarkson Gordon et obtenu son titre en 1974. Après avoir obtenu un MBA en administration des arts à l’Université York en 1975, elle a travaillé au Festival Shaw pendant deux années. Par la suite, après avoir enseigné quelques années à l’Université Bishop’s et travaillé trois ans chez Clarkson Gordon à Toronto, Cheryl s’est fixée à Olympia & York (O&Y) en 1983. Treize ans plus tard, ses priorités prenaient un nouveau tournant.

« J’ai décidé que j’avais besoin de plus de temps pour moi », nous dit-elle au téléphone, de sa résidence de Mushaboom. Elle a quitté son poste de chef de l’exploitation chez O&Y pour la société de gestion Organix où, en sa qualité de présidente, elle a pris des dispositions pour ne travailler que 1 000 heures par année auprès de différentes entreprises à différents endroits. Le télétravail lui permettait de profiter grandement de sa maison avec vue sur l’océan de juin à octobre. Cependant, après sept ans, elle s’est lassée des déplacements et a arrêté de travailler pendant neuf mois.

À la fin de l’année 2004, une ancienne camarade de classe l’a mise en contact avec le CCRC où elle s’est négocié des conditions lui permettant de poursuivre ses objectifs de conciliation travail-vie personnelle, c’est-à-dire cinq semaines de vacances payées et deux mois de congé sans solde. Elle a ensuite vendu sa maison centenaire, qu’elle avait achetée sur la côte en 1988, et a fait construire sa maison actuelle tout près.

À titre d’inspectrice principale au CCRC, elle travaille neuf heures par jour, commençant sa journée à 8 h après un trajet de 35 minutes en transport en commun. Elle travaille rarement la fin de semaine. Elle dirige les équipes qui examinent les dossiers de travail des missions d’audit auprès de sociétés ouvertes et les systèmes de contrôle de la qualité des cabinets. Ses tâches l’amènent à se déplacer aux quatre coins du pays et, lorsqu’elle se trouve dans l’Est, elle en profite pour passer la fin de semaine à sa résidence secondaire.

Elle passe ses congés à sa résidence de Mushaboom durant la saison de la pêche au homard et aussi en août et en septembre, et y retourne parfois pour « une occasion spéciale ou pour jouir d’un peu de tranquillité ». Cheryl s’assied tout de même une heure à son bureau le matin, mais se consacre ensuite à diverses activités comme la randonnée, le jardinage, la cuisine, la lecture et la natation — sans parler des nombreux dîners entre amis. Tant ses amis de Mushaboom que ceux de Toronto lui rendent visite. « Ma famille et mes amis sont ma grande priorité, explique-t-elle. C’est pour avoir plus de temps pour eux que j’ai apporté des changements à ma vie. »

Originaire de Montréal, elle a toujours trouvé le temps de siéger à des conseils dans le milieu des arts. Elle a été pendant dix ans administratrice et trésorière à la Fondation Camargo, un centre résidentiel et culturel du sud de la France destiné à des artistes et universitaires. Elle travaille maintenant surtout à des projets philanthropiques ponctuels de plus petite envergure.

Bien qu’elle compte prendre sa retraite dans cinq ans, Cheryl prévoit toutefois rester active dans le monde des affaires, de l’enseignement ou de la philanthropie.

Elle suggère à tous les jeunes professionnels de réserver du temps à leur vie sociale. « S’il est vrai qu’il est important d’être stimulé intellectuellement au travail et de créer de la valeur pour l’entreprise, n’attendez pas trop tard pour donner un sens à votre vie personnelle, dit-elle. Ne coupez pas les ponts. Votre passé vous ouvrira souvent de nouvelles portes. »

— Lorie Murdoch

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