L’équilibre travail-vie personnelle selon un CPA : Bill Bakk

Bill Bakk, CPA, présente son point de vue sur la conciliation travail-vie personnelle.

  • Organisation : Deloitte & Touche (associé à la retraite)
  • Lieu : Vancouver
  • Entrée en fonction : 1968
  • Diplôme universitaire : 1968
  • Titre comptable : 1972

Concentration et forme physique : telle a été l’approche privilégiée par Bill Bakk, de Vancouver, pour concilier travail et vie personnelle tout au long d’une carrière de 40 ans chez Deloitte & Touche. Pour cet ex-associé aujourd’hui à la retraite, l’activité physique est un facteur déterminant de succès dans la sphère tant professionnelle que privée. Bill fait du jogging et de la musculation, et il pratique le ski, la planche à voile, le tennis, le golf et le basketball.

Pendant dix ans, à titre d’associé directeur responsable de l’équipe Conseils financiers de Deloitte Canada, il a dû faire régulièrement la navette entre les bureaux de Vancouver et de Toronto du cabinet. Il en a retiré une expérience concrète de la difficulté d’harmoniser les aspirations d’un père de famille et celles d’un comptable professionnel ambitieux.

À cette époque (de 1992 à 2001), il devait aussi se rendre périodiquement dans une douzaine d’autres bureaux importants. Après l’éclatement de la crise financière en Asie (1997), il a dû ajouter à ses déplacements des voyages à l’étranger — en Europe, au Mexique, au Brésil, en Chine (Hong Kong), en Thaïlande, en Indonésie et à Singapour — dans le cadre de son travail pour le cabinet en tant que responsable international des services-conseils en restructuration d’institutions financières.

Comment, dans des conditions l’amenant à travailler fréquemment loin de son lieu de résidence, a-t-il pu concilier ses responsabilités professionnelles et familiales? « Quand je devais être à Toronto le lundi matin pour une réunion, je prenais le vol de nuit de Vancouver. »

« Maintenir un équilibre dans un tel contexte exige des efforts, un engagement personnel et une attitude compréhensive de la part des membres de sa famille. Si j’ai pu préserver un équilibre, c’est aussi parce que l’activité physique est constamment demeurée une priorité incontournable dans ma vie, où que je sois dans le monde. »

Ce diplômé de l’Université de la Colombie-Britannique parle de la concentration comme d’un facteur déterminant dans sa vie. « Avant toute chose, il faut savoir se centrer entièrement sur la tâche à accomplir. Lorsque je jouais au basketball le samedi matin, ou que j’accompagnais mes enfants à leurs activités sportives, je devais me lever à 4 h pour travailler. Avec un tel horaire, il faut surtout prendre garde de ne pas laisser la fatigue s’installer à la longue. Et on doit rester dans le moment présent — garder son attention sur les enfants qu’on est en train d’encourager à faire du sport — plutôt que se mettre à penser au travail. »

En plus de travailler de 50 à 60 heures par semaine, Bill faisait du bénévolat pour le YMCA et d’autres organismes de bienfaisance.

Le défi a été particulièrement ardu dans les premières années de sa carrière, à l’époque où il s’employait à gravir les échelons. Il reconnaît qu’il était souvent préoccupé par son travail quand ses deux aînés étaient jeunes. Lorsque son troisième enfant est né, en 2001, Bill avait franchi un cap et pouvait désormais se consacrer davantage à sa vie familiale.

« Passé un certain stade dans ma carrière, je me préoccupais moins de gravir les échelons et j’ai pu me rendre plus disponible physiquement et psychologiquement pour ma famille. Cependant, pendant toute ma carrière, je me suis vraiment efforcé d’être présent pour le souper en famille et le coucher des enfants, même si parfois cela voulait dire me lever à l’heure des poules ou travailler jusqu’à une heure avancée. » Bill a toujours planifié ses vacances de façon à pouvoir faire du ski et des sports nautiques avec sa famille.

Bill continue de jouer un rôle actif dans le milieu de l’entreprise ainsi que dans sa profession, et continue d’apprendre. Tôt le matin, il consulte les dernières données concernant les marchés et s’informe sur ses réseaux professionnels. Comme il songe à faire partie de conseils d’administration, il a suivi le cours « Making Corporate Boards More Effective » offert par l’Université Harvard. Divers projets éventuels retiennent l’attention de Bill, qui réfléchit également à la possibilité de jouer un rôle de conseiller financier.

Sur la question de la conciliation travail-vie personnelle, il donne le conseil suivant : « Si vous êtes un leader dans une organisation qui préconise l’équilibre à ce chapitre, et si vous voyez les choses comme moi, vous devez expliquer votre vision à vos employés. Vous leur permettrez ainsi de réfléchir à l’approche qui pourrait leur convenir, et aussi, je l’espère, de se rendre compte que vous mettez vos principes en pratique même si ce n’est pas toujours évident pour les gens qui vous entourent. »

À ceux qui ont récemment réussi l’Examen final commun, Bill fait la recommandation suivante : « Déterminez vos priorités et respectez-les. Si, à vos yeux, les dimensions personnelle et professionnelle de la vie sont tout aussi importantes l’une que l’autre, soyez prêt à déployer deux fois plus d’efforts pour réaliser vos aspirations. »

— Lorie Murdoch


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