Maîtriser ses finances personnelles pour dormir sur ses deux oreilles

Le bien-être financier est plus tributaire de la manière dont vous gérez votre argent que de vos revenus eux-mêmes.

Nous aimerions tous réaliser une foule de projets, mais un obstacle vient inévitablement freiner nos élans : l’argent ne pousse pas dans les arbres.

Pour la plupart d’entre nous, les finances personnelles sont un sujet tabou. Il s’agit pourtant d’une préoccupation qui en empêche plus d’un de dormir la nuit. En effet, selon les résultats d’un sondage mené en 2009 par Desjardins Sécurité financière, l’argent est l’aspect de la vie qui inquiète le plus 29 % des travailleurs canadiens.

Essayer de comprendre le b.a.-ba de la gestion financière peut être déroutant, surtout lorsque des soucis d’argent nous causent de l’anxiété. Pour retrouver la sérénité, vous devez comprendre d’abord et avant tout que l’acquisition et l’exercice d’un sens aiguisé de la gestion financière peuvent avoir un effet bénéfique sur votre santé.

Dans ce billet, je vous explique ce que sont le bien-être financier et la littératie financière et quel est le lien qui unit ces deux notions.

Au fil de mes recherches, la meilleure définition du bien-être financier que j’ai trouvée est celle du Consumer Financial Protection Bureau des États‑Unis, qui le décrit comme le fait d’avoir la sécurité et la liberté financières à l’heure actuelle et à l’avenir.

Pour ce qui est de la littératie financière, l’Agence de la consommation en matière financière du Canada en donne la définition suivante : « La littératie financière, c’est le fait de posséder les connaissances, les compétences et la confiance en soi requises pour prendre des décisions financières responsables. » « Une population instruite sur le plan financier contribue à bâtir une économie forte et, par ricochet, à améliorer notre vie à tous », ajoute-t-on sur le site de l’Agence.

Fait intéressant à noter : aucune des deux définitions ne fait référence au niveau de revenu. Le bien-être financier, donc, ne dépend pas à tout prix de l’atteinte d’un certain seuil de richesse. De même, littératie financière ne rime pas nécessairement avec gros portefeuille. Bien évidemment, il est avantageux d’avoir un bon salaire, mais une personne bien nantie ne jouit pas automatiquement du bien-être financier et n’est pas forcément une experte des affaires d’argent. 

Prenons un exemple : Samuel gagne 4 000 $ par mois, mais en dépense 4 500 $, et Isabelle a des gains mensuels de 2 500 $ et des dépenses de 1 500 $. Lequel des deux est selon vous dans une meilleure situation financière à la fin du mois?

La réponse semble évidente en théorie (après tout, Samuel fait plus d’argent), mais ne l’est sans doute pas dans la pratique. Un article de LaPresse.ca rapportait d’ailleurs récemment que les ménages canadiens doivent 1,68 $ pour chaque dollar de revenu disponible et que ce ratio augmente continuellement. 

Comme vous pouvez le constater à la lecture des deux définitions ci-dessus, afin d’atteindre le bien-être financier, il faut apprendre à bien gérer son argent, tant au quotidien qu’à long terme. Et pour ce faire, il faut acquérir et appliquer des notions de gestion financière. 

En résumé, faire preuve d’un jugement éclairé lorsqu’il est question d’argent peut accroître votre bien-être financier. Et n’oubliez pas : l’aspect le plus fondamental n’est pas le revenu que vous gagnez, mais la gestion que vous en faites.

Ne manquez pas mon prochain billet, dans lequel je vous offrirai des conseils pour améliorer votre bien-être financier.

Poursuivons la conversation

Et vous, vous souciez-vous davantage de votre niveau de revenu que de la gestion que vous faites de votre argent? Faites-nous part de vos commentaires ci-dessous.

Avertissement

Les opinions et les points de vue exprimés dans cet article sont ceux de l’auteure et ne représentent pas nécessairement ceux de CPA Canada.

À propos de l’auteur

Sarah Bartal, CPA, CA

Comptable professionnelle agréée, Sarah Bartal est spécialisée en gestion d’entreprise et en gestion financière. Dans ses temps libres, elle est rédactrice indépendante et grande amatrice de sports d’aventure.