Achats accidentels en ligne : Protéger les enfants d’eux-mêmes

Les nouvelles technologies sont tellement intuitives que même de jeunes enfants peuvent les utiliser. Le hic, c’est que les enfants ne sont pas toujours conscients du coût de leurs actions.

«Alexa… peux-tu me donner une maison de poupée?», a simplement dit tout haut Brooke Neitzel, une fillette texane de six ans. Il n’en fallut pas plus pour qu’une magnifique maison de poupée Sparkle Mansion de KidKraft, d’une valeur de 170 $ US, soit portée sur la carte de crédit de ses parents et livrée à sa porte.

Or, Alexa n’est pas la tante gâteau de la petite Brooke. C’est l’assistant à commande vocale de l’appareil Echo d’Amazon. Echo, dont la version canadienne devrait être lancée cette année, ressemble à un haut-parleur sauf qu’il est toujours à l’écoute. Un peu comme l’assistant Siri d’Apple, Echo est activé dès qu’il entend «Alexa» et peut exécuter une foule de commandes pour vous simplifier la vie : régler le thermostat de votre maison, faire jouer de la musique, lancer une recherche sur un produit ou passer une commande. (Google Home, un appareil similaire lancé l’an dernier aux États-Unis, devrait arriver sur le marché canadien en 2017.)

C’est bien beau, toute cette technologie… jusqu’à ce que votre fillette de six ans l’utilise à votre insu et achète un jouet hors de prix sans même s’en rendre compte. La mésaventure de Brooke a fait les manchettes partout dans le monde, mais c’est loin d’être un cas isolé. À peine quelques semaines plus tôt, Ashlynd Howell, une autre fillette de six ans, de Little Rock, en Arkansas, a acheté sur Amazon un jouet Pokémon de 250 $ US au moyen du téléphone de sa mère – qu’elle a déverrouillé en utilisant le pouce de sa maman endormie!

Dans les deux cas, les achats involontaires auraient pu être évités grâce à certaines mesures de sécurité supplémentaires. Echo, par exemple, est doté d’un mécanisme de contrôle parental : un mot de passe à quatre chiffres requis pour valider les achats. Les parents de jeunes enfants seraient également bien avisés de ne pas enregistrer leur numéro de carte de crédit sur leurs comptes en ligne, même s’il est agaçant de devoir inscrire le numéro à chaque achat.

Mais, outre ces mesures de sécurité, il est important de parler d’argent avec vos enfants. Il faut leur expliquer que l’argent est le fruit du labeur, et qu’il sert à payer tout ce dont la famille a besoin comme le logement, la nourriture, les vêtements, en plus de petits plaisirs comme des jouets. Expliquez-leur que ce qu’ils voient en ligne n’est généralement pas gratuit et que, même s’ils ne s’en rendent pas compte, ils dépensent de l’argent pour obtenir l’objet convoité. Ils doivent donc toujours discuter avec vous avant de commander quoi que ce soit en ligne.

Rappelez-vous que Brooke et Ashlynd n’avaient que six ans. Alors, ne tardez pas à discuter avec vos enfants. Le plus tôt sera le mieux.

Poursuivons la conversation

Est-ce que vous ou vos enfants avez déjà fait des achats accidentels en ligne? Comment cela s’est-il produit et comment avez-vous réagi? Publiez vos commentaires ci-dessous.

Avertissement

Les vues et opinions exprimées par l’auteure dans le présent article ne représentent pas nécessairement celles de Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada).

À propos de l’auteur

Tamar Satov

Directrice de la rédaction, CPA magazine
Tamar Satov, directrice de la rédaction à CPA Magazine, est journaliste spécialisée dans les questions liées aux affaires, à l’éducation des enfants et aux finances personnelles. Elle propose régulièrement des conseils et des anecdotes dans le cadre de ce blogue, où elle fait part de ses efforts pour faire l’éducation financière de son enfant. (@TamarSatov)