Ne vous laissez pas berner : Soyez vigilant!

Un inconnu vous demande quelque chose par courriel ou au téléphone? Prenez le temps de réfléchir. Posez des questions avant d’agir. Et n’acceptez jamais, au grand jamais de divulguer votre numéro de carte de crédit au téléphone ou sur un site Web douteux.

Fort de 40 années d’expérience en tant que comptable et conseiller, je peux vous l’affirmer : si vous avez la vague impression d’avoir été victime d’un escroc, il y a de fortes chances que vous soyez effectivement tombé dans un piège. Et cela ne m’étonne pas.

Pourquoi? Parce que les arnaqueurs savent profiter de nos faiblesses, de notre naïveté, de notre propension à vouloir secourir un proche dans le pétrin… sans compter l’appât du gain. Et puis, bien des gens se laissent duper par un courriel piégé ou une page Web trompeuse.

Voici quelques exemples de fraudes courantes. Si ce n’est vous, c’est peut-être l’une de vos connaissances qui tombera dans le panneau :

  1. Un soi-disant représentant de l’ARC vous appelle pour exiger le remboursement d’un solde d’impôt. Il vous dit d’acheter des cartes-cadeaux iTunes, puis de le rappeler pour lui donner les numéros des cartes. Vous vous demandez probablement ce que l’ARC peut bien vouloir faire de tous ces numéros. En fait, les fraudeurs peuvent les revendre ou s’en servir pour conclure des achats sur iTunes. Vous recevez un appel de ce genre? Mieux vaut communiquer avec l’ARC pour vérifier que l’on n’essaie pas de vous passer un sapin.
  2. Votre banque (vraiment?) vous informe par courriel que votre compte a été piraté. Vous devez ouvrir une session en ligne pour changer de mot de passe. Sur la page qui s’affiche lorsque vous cliquez sur le lien fourni, on vous demande d’entrer votre code d’utilisateur et votre mot de passe. Méfiez-vous et commencez par appeler la banque! Et gardez-vous de composer le numéro indiqué dans le courriel en question.
  3. Vous a-t-on déjà offert de procéder à l’inscription ou au renouvellement de l’inscription de votre entreprise à un répertoire spécialisé? Une occasion en or! À condition bien sûr que le répertoire existe. Il serait sage de vous en assurer. Ce type d’offre est souvent traité par les comptes fournisseurs, sans que l’on se pose trop de questions. D’autant plus que les sommes en cause sont généralement modiques. Sensibilisez le personnel : vous pourriez même afficher des exemples d’offres douteuses sur votre babillard, si vous en avez déjà reçu.
  4. Enfin, il n’est pas rare de voir circuler de fausses factures indiquant un solde impayé pour des fournitures de bureau. La dernière que j’ai vue provenait d’une entreprise fictive, pourtant dotée d’un site Web et d’un numéro de TVH/TPS. Une petite vérification auprès de l’ARC m’a permis de découvrir qu’il s’agissait d’un numéro bidon.

Voilà donc quelques exemples de fraudes mineures dont j’ai eu connaissance. Je publierai bientôt un autre billet sur des manœuvres plus insidieuses, plus lourdes de conséquences aussi.

Poursuivons la conversation…

Alors, de quelles fraudes avez-vous entendu parler récemment? Si certaines semblent ridicules, d’autres sont particulièrement ingénieuses. À nous de les dénoncer. N’hésitez pas à laisser vos commentaires ci-dessous.

Avertissement

Les vues et opinions exprimées par l’auteur dans le présent article ne représentent pas nécessairement celles de Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada).

À propos de l’auteur

Stan Swartz, CPA, CMA, CFP, CMC

Avant de devenir président de la société Infomoney Solutions, Stan Swartz a travaillé en cabinet, en entreprise et dans le secteur public. Aujourd’hui, il aide les propriétaires d’entreprise et les particuliers à améliorer leurs connaissances financières et à gérer leurs finances de façon éclairée. Il a pour devise : « savoir + solutions = plus que la somme des parties ». Pour communiquer avec M. Swartz, écrivez-lui à stan@infomoney.ca ou suivez-le sur LinkedIn, Infomoney.ca ou Facebook.