Prendre soin d’un proche vieillissant

Apprenez-en plus sur la situation des aidants naturels canadiens et sur les facteurs financiers à prendre en compte lorsqu’on doit s’occuper d’un proche vieillissant.

Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit lorsque vous vous imaginez devoir prendre soin d’un proche vieillissant?

  • le bien-être physique et émotionnel de votre proche
  • les répercussions sur vous et votre famille
  • les coûts rattachés aux soins nécessaires (que ces soins soient prodigués par vous-même, par quelqu’un que vous engagez ou par un établissement de soins de longue durée)
  • la gestion des finances du proche en question

Lorsque vous devez vous occuper d’un proche qui avance en âge, vous devez prendre en considération chacun de ces facteurs. Ne négligez surtout pas les questions financières, car elles ne tarderont pas à devenir pressantes.

Aidants naturels canadiens

Tout d’abord, analysons les chiffres. Selon une étude réalisée par l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) en 2014, 19 % des Canadiens âgés de 55 ans et plus s’occupent d’une personne aux prises avec un problème lié à l’âge. Parmi eux :

  • 47 % dispensent des soins pendant au moins dix heures par semaine
  • 76 % sont des membres de la famille
  • 34 % éprouvent de la détresse, de la colère ou des symptômes de dépression

Dans l’ensemble, 28 % des Canadiens âgés de 14 ans et plus sont des aidants familiaux, selon les résultats d’une étude de Statistique Canada de 2012. Il est fort probable que ce pourcentage a augmenté depuis et qu’il continuera d’augmenter compte tenu du vieillissement croissant de la population et de l’allongement de l’espérance de vie. Cette hausse du nombre des aidants familiaux posera un défi à la société canadienne sur le plan financier.

Soins à un proche et coûts connexes

L’étude de Statistique Canada de 2012 a aussi révélé que seulement 5 % des personnes s’occupant de parents âgés reçoivent une aide publique et que, parmi elles, 28 % aimeraient qu’elle soit plus généreuse. Il est donc important d’évaluer les coûts directement liés aux soins apportés à un proche pour évaluer les répercussions financières sur vous et votre famille.

Les frais qu’il peut falloir engager lorsqu’on s’occupe d’un proche concernent par exemple :

  •  le transport
  • la préparation des repas
  • l’épicerie
  • l’hygiène
  • les actes ou traitements médicaux
  • les médicaments vendus sur et sans ordonnance
  • les appareils médicaux
  • les soins à domicile ou l’hébergement en maison de soins infirmiers, en logement avec assistance ou en établissement de soins de longue durée

N’oubliez pas les coûts cachés tels que :

  • la perte ou la réduction du revenu d’emploi
  • la perte de productivité
  • les effets psychologiques (détresse, colère, dépression)

Ne sous-estimez pas ces coûts cachés.

Le gouvernement offre certaines ressources, mais les aides financières sont maigres, ce qui peut occasionner du stress chez les aidants. Voici les aides fédérales disponibles :

  • le montant pour aidants familiaux (crédit d’impôt non remboursable)
  • les prestations de compassion de l’assurance-emploi
  • le montant pour aidants naturels (crédit d’impôt non remboursable)
  • le crédit d’impôt non remboursable pour frais médicaux admissibles

En outre, chaque province offre ses propres programmes d’aide, tels que des congés de compassion de plusieurs semaines, avec protection de l’emploi, ainsi que des services de relève subventionnés et des crédits d’impôt pour aidants naturels.

Gestion des finances du proche

Prendre soin d’un proche, c’est aussi s’occuper de ses finances. Une liste de contrôle dans laquelle sont indiqués les tâches importantes, le moment où elles doivent être réalisées et les personnes responsables peut constituer un aide-mémoire utile. Voici un exemple pouvant servir de modèle pour créer votre propre liste.

En conclusion, s’occuper d’un proche âgé est une expérience comportant de multiples facettes, qui apporte son lot de récompenses, mais aussi de défis, notamment en ce qui a trait aux affaires financières. N’hésitez surtout pas à solliciter les conseils de personnes compétentes et expérimentées en la matière, par exemple un CPA. Rien ne vous oblige à gérer cela tout seul.

Poursuivons la conversation

Comment s’est passée votre expérience d’aidant naturel auprès d’un proche vieillissant? Publiez vos commentaires ci-dessous.

Avertissement

Les vues et opinions exprimées par l’auteure dans le présent article ne représentent pas nécessairement celles des Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada).

À propos de l’auteur

Kathy Lempert, CPA, CGA

Kathy Lempert, CPA, CGA, a fondé son propre cabinet de services-conseils en stratégie et gestion d’entreprises. Elle possède une vaste expérience dans les secteurs aérospatial, médical, immobilier, pharmaceutique, des télécommunications et de la fabrication, notamment en gestion de développement de logiciels, en gestion des opérations de trésorerie, en élaboration de politiques, de processus et de procédures, en amélioration des processus d’affaires, et en élaboration de plans d’affaires et de budgets. En 2014, Mme Lempert a cofondé un organisme de bienfaisance, les Programmes résidentiels Kehilla Montréal, dont la mission est de fournir diverses solutions de logement abordables visant à briser le cycle de la pauvreté. Elle a également siégé à plusieurs conseils d’administration d’organismes de bienfaisance, et a été la trésorière d’une importante association caritative de Montréal.