Pourquoi nouveauté ne rime pas toujours avec qualité

Il est parfois irrésistible d’acheter les derniers produits en vogue, mais cela peut s’avérer très coûteux – et pas seulement sur le plan monétaire.

En mars dernier, Nintendo lançait sa dernière console de jeux vidéo, la Switch. C’est le sujet de conversation de l’heure pour mon fils de onze ans et ses amis. Et même si aucun des garçons (à ma connaissance) ne connaissait quelqu’un qui avait acheté cet appareil à 400 $, ils avaient tous leur opinion sur ses avantages et ses inconvénients, notamment sur un problème très médiatisé concernant des «pixels morts» sur l’écran LCD, que certains ont qualifié de défaut. (Pour sa part, Nintendo indique que les pixels morts sont «normaux» sur les écrans LCD et ne considère pas que son produit est défectueux.)

Cette histoire m’a donné une belle occasion d’enseigner à mon fils pourquoi il n’est jamais bon de se précipiter pour acheter une nouveauté à la mode. Mais elle souligne aussi une évidence de plus en plus criante quant aux mises en marché hâtives : être parmi les premiers acheteurs d’un nouveau produit comporte son lot de risques. Non seulement on paie le prix fort pour le «privilège» de faire la file dès minuit afin de pouvoir acheter le produit convoité, mais on doit aussi accepter la possibilité que celui-ci soit de mauvaise qualité ou que tous les bogues n’aient pas encore été réparés – sans oublier que ce nouvel appareil fait parfois courir au consommateur des risques graves pour sa santé et sa sécurité.

L’exemple récent le plus fameux est, bien sûr, les déboires de Samsung avec son téléphone Galaxy Note 7, rapidement rappelé après son lancement en fanfare l’année dernière à cause de la fâcheuse tendance de sa batterie à prendre feu. Les premiers acheteurs de l’appareil ont, au pire, subi des lésions corporelles et, au mieux, dû faire d’exaspérantes démarches pour obtenir un nouvel appareil.

Et ces risques ne se limitent pas aux produits technologiques. Jetez un coup d’œil à la page Web du Gouvernement du Canada sur les rappels et avis de sécurité, et vous découvrirez tout un éventail de produits de consommation qui, pour une raison ou une autre, ne sont pas considérés comme sécuritaires : véhicules, produits alimentaires, cosmétiques, etc. Évidemment, il ne s’agit pas uniquement de nouveaux produits; certains sont sur le marché pendant des années avant que le problème ne se manifeste. Mais la logique veut que ceux qui sont parmi les premiers à acheter et à essayer un produit – qu’il s’agisse d’une mise à niveau informatique (Windows 10, ça vous dit quelque chose?), d’un vêtement (les pantalons de yoga trop transparents de Lululemon) ou d’une innovation alimentaire (vous souvenez-vous du cronut burger?) – soient ceux qui s’exposent le plus aux risques.

Moralité : faites preuve de prudence avant de céder au «tout nouveau, tout beau». Vous économiserez de l’argent, et vous vous épargnerez peut-être aussi des pertes de temps, de la frustration et des problèmes de santé. 

Poursuivons la conversation

Avez-vous déjà été parmi les premiers acheteurs d’un produit, pour découvrir ensuite qu’il comportait des défauts majeurs? Publiez un commentaire ci-dessous pour nous raconter votre expérience.

Avertissement

Les vues et opinions exprimées par l’auteure dans le présent article ne représentent pas nécessairement celles de Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada).

À propos de l’auteur

Tamar Satov

Directrice de la rédaction, CPA magazine
Tamar Satov, directrice de la rédaction à CPA Magazine, est journaliste spécialisée dans les questions liées aux affaires, à l’éducation des enfants et aux finances personnelles. Elle propose régulièrement des conseils et des anecdotes dans le cadre de ce blogue, où elle fait part de ses efforts pour faire l’éducation financière de son enfant. (@TamarSatov)