Savoir dire non pendant les Fêtes

La pression de dépenser somptueusement est très forte en cette période de l’année. Nous y cédons avec l’espoir de créer de bons souvenirs pour notre famille, mais ne faisons-nous pas plus de mal que de bien?

Quand j’étais enfant, rien ne me rendait aussi fébrile que l’arrivée du nouveau catalogue de Distribution aux Consommateurs avant les Fêtes de fin d’année. Mon frère et moi étudiions attentivement les pages des jouets et finissions chacun par entourer celui que nous voulions pour Hanoukka : des Legos, une Barbie ou encore un jeu de société. C’était en quelque sorte notre version de la lettre écrite au père Noël. 

Et même si ce n’était pas une surprise, la magie opérait quand même lorsque nous ouvrions notre cadeau plusieurs semaines plus tard (après avoir allumé les bougies lors de la première nuit de Hanoukka) et que nous découvrions que nos parents avaient vraiment respecté notre souhait.

Maintenant, en tant que parent, je me rends compte que nous fêtions cette période de l’année de façon assez modeste. Un cadeau par enfant. Bien que beaucoup d’entre nous trouveraient aujourd’hui que ce scénario a un goût de trop peu, ce n’était certainement pas notre ressenti à l’époque. Pour tout dire, ces moments comptent parmi les souvenirs les plus chers de mon enfance : tout le monde autour de moi souriait, était heureux et avait les yeux qui brillaient. Et pourtant, en cette période de l’année aujourd’hui, je me sens comme forcée d’en faire plus et de mettre le paquet côté dépenses. 

«Que l’on ait une appartenance religieuse ou pas, on ne peut éviter la tornade commerciale et émotionnelle qui s’abat pendant les Fêtes», dit Chris White, un conseiller en placement américain qui étudie comment les émotions, les expériences de vie et les antécédents familiaux conditionnent les décisions financières. «Chaque année, nous nous démenons et nous nous mettons une pression folle, si bien que le temps des Fêtes est une période stressante et pleine d’enjeux, qui peut presque nous conduire à détester Noël. Personne ne prône le «moins, c’est mieux» à la fin de l’année». 

Je suis d’accord : l’argent, les émotions et la culpabilité semblent se lier ensemble pendant les Fêtes pour former un nuage toxique de consommation ostentatoire auquel il est très difficile d’échapper. Nos enfants risquent alors de se mettre à croire que l’amour se mesure par des choses matérielles, qu’ils peuvent obtenir tout ce qu’ils veulent sans avoir à travailler, et que les Fêtes sont synonymes d’argent dépensé plutôt que de temps passé ensemble. 

Quelle est la solution? À mon avis, il faut poser des limites et apprendre à dire non plus souvent. Facile à dire, mais d’expérience, je sais que ça ne l’est pas. 

«Inhalez profondément, expirez, et gardez à l’esprit que le meilleur cadeau est parfois le plus simple, conseille M. White. Soyez généreux, soyez gentil et soyez bienveillant, et d’abord envers vous-mêmes. C’est seulement après que vous pourrez l’être envers les autres».

Poursuivons la conversation

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Avertissement

Les vues et opinions exprimées par l’auteure dans le présent article ne représentent pas nécessairement celles de Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada).

À propos de l’auteur

Tamar Satov

Directrice de la rédaction, CPA magazine
Tamar Satov, directrice de la rédaction à CPA Magazine, est journaliste spécialisée dans les questions liées aux affaires, à l’éducation des enfants et aux finances personnelles. Elle propose régulièrement des conseils et des anecdotes dans le cadre de ce blogue, où elle fait part de ses efforts pour faire l’éducation financière de son enfant. (@TamarSatov)