Moira Burke : Favoriser l’accompagnement des élèves autochtones

Moira Burke travaille ardemment pour encourager les élèves autochtones à poursuivre leurs études secondaires. Découvrez comment son travail bénévole au Programme de mentorat Martin / CPA Canada s’inscrit dans l’idéal canadien d’une saine gestion.

Passionnée de bénévolat tout au long de sa carrière chez Ernst & Young, Moira Burke a continué de plus belle pendant sa retraite. Elle s’est notamment investie dans le programme de mentorat pour les élèves autochtones du secondaire, un projet coparrainé par l’Initiative de la Famille Martin et par CPA Canada.

Les programmes chapeautés par l’Initiative de la Famille Martin sont en grande partie consacrés à l’apprentissage des élèves autochtones.
« Au secondaire, par exemple, précise Moira Burke, le taux de diplomation chez les jeunes autochtones est très inférieur à la moyenne nationale. Cet état de fait se répercute sur les taux d’inscription à l’université et les perspectives de réussite à long terme. »  

UN VRAI PARTENARIAT

Dans le cadre du programme de mentorat Martin / CPA Canada, des jeunes autochtones sont jumelés à des mentors provenant de cabinets comptables qui les soutiennent tout au long de leurs études secondaires. « Au départ, nous nous sommes demandé ce qui arriverait si l’on jumelait des mentors à des étudiants du secondaire présentant un fort potentiel de réussite scolaire? Pourrait-ce avoir une influence positive sur leurs résultats? Pourrait-ce amener les jeunes autochtones à s’intéresser au monde des affaires, voire à des carrières en comptabilité? », explique-t-elle.  

Lancé en 2008, le programme est actuellement offert dans 29 écoles réparties au Canada et ne cesse de prendre de l’ampleur. « À l’origine, le programme se résumait à une idée, un bénévole, une école et un cabinet. Petit à petit, il a pris de l’expansion », indique Moira Burke. En tant que coordonnatrice régionale bénévole pour la province de l’Ontario, elle assure un service de liaison. « J’essaie de me rendre dans chaque école au moins une fois par an pour pouvoir rencontrer tous les participants au programme, dit-elle. Mais c’est vraiment les équipes individuelles qui décident de ce qui convient aux élèves, souvent en collaboration avec eux. »  

Le programme cible les élèves du secondaire, car ils se trouvent à un moment charnière. « Beaucoup d’entre nous entrons au secondaire sans savoir vraiment ce que nous attendons de l’avenir, ni où se situent nos talents, dit Moira Burke. C’est une période d’exploration qui n’est pas particulièrement facile. Et certains jeunes autochtones qui doivent partir loin de leurs communautés pour entrer au secondaire font face aux difficultés supplémentaires que cet éloignement entraîne. » 

Pour illustrer les avantages du programme, Mme Burke donne l’exemple d’un élève intéressé par le domaine technique qui a eu l’occasion de visiter une usine de fabrication dans le cadre du programme. Il n’avait pas réalisé que « l’usine avait tout un service logistique employant des informaticiens et des spécialistes de la vidéosurveillance. Cette expérience lui a montré qu’il ne fallait pas avoir une vision trop étroite de la nature de son futur travail. »

FAIRE SORTIR LE MENTORAT DU BUREAU

Comme le fait remarquer Mme Burke, le mentorat n’est pas un concept nouveau pour les cabinets comptables; Ils en font régulièrement bénéficier leurs employés. Mais ce programme fait sortir le concept de l’enceinte du bureau. « Ce type de mentorat a ceci d’unique qu’il fait s’investir les jeunes membres du personnel dans une activité d’action éducative au sein de la collectivité, et ce, pendant plusieurs années, dit-elle. Ils ont l’occasion de changer vraiment la vie de quelqu’un. »

Mme Burke peut mesurer la réussite du programme en se rendant tout simplement dans les écoles. « Pour de nombreux enfants, l’idée que quelqu’un de plus expérimenté qu’eux veuille leur consacrer du temps, juste pour les aider à réussir, rehausse fortement leur confiance en eux. »

Du fait de son travail au sein du programme de mentorat et de sa propre expérience de bénévole, Mme Burke sait précisément ce que la notion de saine gestion signifie pour elle. « Ce n’est pas simplement une question de profits à court terme et d’efficience. C’est prendre sa place comme partie Intégrante d’une large collectivité et reconnaître que nous avons la responsabilité de contribuer au bien-être de l’ensemble de cette collectivité. Il s’agit notamment, selon elle, de faire en sorte que nos concitoyens aient la possibilité de développer leurs compétences, d’apprendre de nouvelles choses et de rechercher des occasions qui correspondent à leurs qualifications. En parvenant à créer une société où existent ces possibilités, nous en ferons un environnement plus sain et plus propice à la réussite pour tous. »

Pour en savoir plus sur la façon dont le travail bénévole de Moira Burke illustre l’idéal canadien d’une saine gestion, vous êtes invité à regarder la vidéo.