Le Canada encore perçu comme moins concurrentiel

Selon un sondage mené auprès de dirigeants d’entreprise du Canada par Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada), le Canada continue d’être considéré comme moins concurrentiel que les États-Unis, et la comparaison des régimes fiscaux des deux pays y est pour beaucoup dans cette perception.

Toronto, le 17 juillet 2018 – Selon un sondage mené auprès de dirigeants d’entreprise du Canada par Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada), le Canada continue d’être considéré comme moins concurrentiel que les États-Unis, et la comparaison des régimes fiscaux des deux pays y est pour beaucoup dans cette perception.

De l’avis de 68 % des comptables professionnels interrogés dans le cadre du sondage CPA Canada Tendances conjoncturelles (T2 2018) occupant des postes de direction, le Canada est moins concurrentiel qu’il y a un an par rapport aux États-Unis, en tant que pays où investir et faire des affaires. Ce chiffre est semblable à celui du trimestre précédent.

La principale raison invoquée pour expliquer la compétitivité moindre de l’économie canadienne est le fardeau fiscal global au Canada (29 % des répondants). La réforme du système fiscal des États-Unis, citée par 14 % des répondants, se classe deuxième.

« Le régime fiscal du Canada est un élément essentiel à la création d’un environnement économique favorable, explique Joy Thomas, présidente et chef de la direction de CPA Canada. Les résultats du sondage confirment la nécessité de procéder à un examen exhaustif du système fiscal canadien, mené par un groupe d’experts indépendants, dans le but d’en réduire la complexité et l’inefficience ainsi que d’en rehausser l’équité et la compétitivité. »

Le nombre de répondants se disant optimistes à l’égard des perspectives de l’économie canadienne pour les 12 prochains mois s’établit à 32 %, soit essentiellement la même proportion qu’au premier trimestre. Toutefois, il s’agit d’une forte baisse comparativement au deuxième trimestre de 2017, où 50 % des répondants s’étaient montrés optimistes quant aux perspectives de l’économie.
De l’avis des répondants, les deux principaux obstacles à la croissance de l’économie canadienne sont le protectionnisme aux États-Unis (39 %) et l’incertitude qui plane sur l’économie canadienne (14 %).

Constatations sur l’entreprise des répondants

Au total, 53 % des comptables professionnels interrogés se montrent optimistes à l’égard des perspectives de leur entreprise pour les 12 prochains mois.

Environ les deux tiers (68 %) des répondants s’attendent à une augmentation du chiffre d’affaires de leur entreprise dans la prochaine année, et 60 %, à une hausse du bénéfice.

Près de 6 dirigeants d’entreprise du Canada sur 10 (58 %) font état de difficultés à embaucher suffisamment de professionnels et de travailleurs qualifiés pour pourvoir certains postes. Les postes d’ouvriers qualifiés (37 %), de travailleurs qualifiés ou dans les TI (22 %) et de cadres intermédiaires (17 %) comptent parmi ceux que les entreprises ont eu le plus de difficulté à pourvoir au cours des deux dernières années.

Endettement personnel

La vaste majorité des dirigeants d’entreprise du Canada (83 %) estiment que le gouvernement fédéral devrait continuer de prévenir les Canadiens qu’ils doivent réduire leur niveau d’endettement personnel. Quatre répondants sur dix (41 %) considèrent que le niveau d’endettement des Canadiens constitue une menace pour la demande future de produits et services offerts par leur entreprise.

Méthodologie

Le rapport trimestriel CPA Canada Tendances conjoncturelles est fondé sur un sondage commandé par CPA Canada et mené par Nielsen. Il fait état des points de vue qu’ont, sur divers aspects du monde des affaires, les comptables professionnels occupant des postes de direction dans des sociétés à capital ouvert ou fermé.

Le rapport du deuxième trimestre de 2018 est le fruit d’un sondage effectué par courriel, auquel ont répondu 466 personnes sur les 5 922 qui, selon les dossiers de CPA Canada, occupent des postes de haut niveau (tels que chef des finances, chef de la direction, chef de l’exploitation et autres postes de dirigeants). Le taux de réponse a été de 9,7 %. La marge d’erreur associée à ce type d’enquête est de ± 4,4 %, au niveau de confiance de 95 %. Plus d’informations sur le calcul du taux de réponse sont disponibles dans la fiche d’information du sondage. Le sondage a été mené du 31 mai au 17 juin 2018.

Une fiche d’information est disponible en ligne à cpacanada.ca/tendancesconjoncturelles.