Portrait de bénévole : Joan Dunne

Pour bon nombre de CPA, le bénévolat s’inscrit dans une volonté de s’accomplir et de contribuer au rayonnement de la profession. C’est d’ailleurs ce qui motive Joan Dunne.

Joan Dunne, présidente sortante du Conseil canadien de l’information sur la performance (CCIP), nous parle de son expérience de bénévolat et de sa contribution pour façonner l’avenir de la profession.

Au printemps 2009, Spotlight Magazine, la publication de l’Institute of Chartered Accountants of Alberta (aujourd’hui CPA Alberta), consacrait sa une à Joan Dunne, CA. Après avoir obtenu son titre en 1983, Mme Dunne a amorcé sa carrière auprès de sociétés à faible et moyenne capitalisation du secteur pétrogazier, à Calgary, avant de devenir vice-présidente et chef des finances de Painted Pony Petroleum.

Mme Dunne le sait, il est impératif de savoir prendre les bonnes décisions au bon moment. Elle a donc voulu partager son savoir-faire et son expérience en tant que femme d’affaires en donnant de son temps à la profession, notamment comme ambassadrice et mentor pour CPA Alberta, membre et présidente du Groupe consultatif sur les petites sociétés de CPA Canada et, jusqu’à la fin de son mandat en janvier 2020, membre et présidente du CCIP.

Le CCIP a vu le jour peu de temps après le passage aux IFRS au Canada. Mme Dunne, qui s’est jointe au Conseil en 2012, garde un souvenir précis de ce tournant. « L’exigence de présentation selon les IFRS a pris effet le 1er janvier 2011 au Canada. À l’époque, les renseignements se faisaient rares et n’étaient pas largement diffusés. Et quel casse-tête pour les CPA travaillant dans les petites organisations! Pour corriger la situation, CPA Canada a mis sur pied le CCIP, une initiative chaudement saluée à laquelle j’étais heureuse de prendre part. »

En plus de redonner à sa profession et d’apporter sa contribution, Mme Dunne a pu participer au dialogue et entendre des opinions qui lui ont servi dans ses fonctions. « J’étais au courant des plus récents développements, mais surtout, je pouvais agir en amont des tendances. Je savais ce qui se profilait, j’étais au fait des préoccupations, j’avais conscience des enjeux dans les autres secteurs d’activité et les autres pays, et je connaissais le leadership intellectuel, explique Mme Dunne. Ce savoir, je l’ai transmis au personnel de mon organisation, et je le transmets maintenant au conseil en tant qu’administratrice. J’arrive ainsi à cerner les mesures qui pourraient aider mon organisation à demeurer à l’avant-garde. »

Les récentes percées technologiques viennent bouleverser nos vies, notre travail et les modèles d’affaires. Le CCIP demeure donc tourné vers l’avenir et s’emploie à réfléchir aux besoins de demain des CPA qui occupent des fonctions liées à l’information financière et à la performance. « De nos jours, l’intérêt grandissant pour les questions environnementales, sociales et de gouvernance, combiné à la communication d’informations liées aux changements climatiques, font naître des occasions et des défis inédits. Dans quelques années, les priorités seront tout autres, de dire Mme Dunne. Les professionnels de la finance doivent impérativement faire appel à leur expertise et à leur compréhension du monde des affaires pour s’assurer que les règles comptables et les informations y afférentes demeurent pertinentes dans un contexte d’affaires élargi. En d’autres mots, il faut cerner les risques propres à l’organisation, les évaluer et s’y attaquer de façon proactive. Les parties prenantes veulent non seulement voir les entreprises prendre ce virage, mais également être mises au courant des réflexions en cours. »

Au sujet de son passage au CCIP, Mme Dunne croit que l’expérience acquise dans le milieu des PME a bien servi son mandat. « Quiconque devient bénévole auprès de CPA Canada contribue à façonner le futur de l’organisation et influe sur les décisions prises. J’ai beaucoup aimé mon travail au CCIP. Je tiens en haute estime le rôle que joue le Conseil et je suis convaincue qu’il pourra, dans l’avenir, continuer de le jouer. »