Planification des placements de retraite

Évaluer correctement l’aspect émotionnel de la tolérance au risque ainsi que les autres facteurs influençant le bien-être de l’épargnant peut améliorer considérablement la gestion de son portefeuille de retraite.

Le bien-être de l’épargnant est un élément déterminant de la planification des placements. Comment évaluer le plus précisément possible la tolérance au risque d’une personne tout en aidant celle-ci à synchroniser ses actifs et ses revenus avec ses dépenses?

Évaluer la véritable tolérance au risque

Selon Thomas J. Trainor, CPA, CA et chef de la direction du cabinet Hanover Private Client Corporation établi à Toronto (Ontario), la tolérance au risque comporte deux facettes :

  • la capacité financière 
  • la capacité émotionnelle
«Déterminer la capacité financière d’un client à l’égard du risque se résume à un exercice mathématique basé sur les actifs et le revenu dont il a besoin, et la valeur et la nature de ces actifs, précise-t-il. La capacité émotionnelle, elle, est beaucoup plus difficile à évaluer : on a recours à des questionnaires et au jugement professionnel pour la cerner, mais elle fluctue selon les conditions du marché.»

Si la capacité financière est fixée par les données financières du client, la capacité émotionnelle peut s’améliorer à long terme grâce à de l’information régulière visant à développer progressivement la tolérance au risque.

Synchroniser les actifs

Les actifs devraient être répartis en fonction de leur volatilité au cours de la période pendant laquelle ils doivent générer un revenu et en fonction des prestations de retraite ou autres types de rentes dont dispose le client.

«Considérez les dépenses par tranche de 5 ans; et, pour la tranche de 10 à 15 ans, introduisez des actions dans le portefeuille, indique M. Trainor. Le risque d’obtenir un rendement négatif est réduit au minimum lorsque le portefeuille d’actions est détenu aussi longtemps. Au fil du temps, rééquilibrez le portefeuille et considérez les actifs de chacune des tranches de cinq ans pour déterminer la composition globale du portefeuille.»

Facteurs liés au capital humain

Un autre facteur à considérer est la valeur globale du revenu qu’un client peut générer au cours de sa vie, ainsi que la stabilité et la constance du revenu.

«Le revenu d’un chirurgien ou d’un professeur permanent est très stable, peu importe la conjoncture économique, tandis que le revenu et les perspectives d’emploi d’un vendeur rémunéré à la commission varient grandement. La stabilité du revenu a une incidence directe sur le niveau de risque que le client peut assumer dans son portefeuille.»

Que le client soit travailleur autonome ou salarié d’une grande société, pour évaluer le revenu global qu’il générera au cours de sa vie, il faut aussi tenir compte des facteurs morbidité et mortalité.

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