Sexe, mensonges et réputation des entreprises

Les recherches montrent que les entreprises perdent des sommes considérables à court et à long terme lorsque des arrestations, des tromperies ou des liaisons extraconjugales de PDG et d’autres cadres supérieurs sont rendues publiques.

Les chercheurs ont analysé 219 cas d’actes condamnables commis par des cadres pour mieux comprendre l’incidence sur l’entreprise de cette inconduite dans leur vie personnelle.

PRINCIPALES CONCLUSIONS

  • Dans les trois jours suivant la divulgation de l’inconduite d’un cadre, les actionnaires de l’entreprise subissent des pertes moyennes de 226 millions de dollars.
  • Durant les 12 mois subséquents, le cours des actions des sociétés employant les cadres accusés se replie de 11 à 14 %.
  • Les entreprises des cadres ayant commis des écarts de conduite affichent des performances médiocres au cours de l’année de la divulgation de ces incartades. Ces entreprises sont également plus susceptibles :
    • de manipuler les résultats;
    • d’être poursuivies en justice par les actionnaires;
    • d’être accusées de fraude par les autorités publiques.
  • Les écarts de nature sexuelle, bien qu’ils soient nombreux, ne sont pas les plus préjudiciables pour les sociétés. Les actionnaires réagissent plus négativement à la malhonnêteté et se préoccupent davantage de la capacité du cadre à assumer ses fonctions.
  • Les recherches indiquent que les sociétés peuvent prévenir les écarts de conduite de leurs cadres en améliorant leurs structures de gouvernance. En effet, ces incartades sont moins fréquentes dans les entreprises dont le conseil d’administration a plus de pouvoir et exerce un contrôle plus rigoureux.