Sondage de CPA Canada et de DFI Canada auprès des dirigeants financiers : On peut en faire plus pour détecter les risques et les gérer

Selon une étude de Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada) et de Dirigeants financiers internationaux du Canada (DFI Canada), même si de nombreuses organisations canadiennes sont préoccupées par les risques et détiennent un plan de gestion écrit, bon nombre d’entre elles (soit une sur cinq) ne se sont pas dotées d’un tel plan.

TORONTO, le 11 février 2016 – Selon une étude de Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada) et de Dirigeants financiers internationaux du Canada (DFI Canada), même si de nombreuses organisations canadiennes sont préoccupées par les risques et détiennent un plan de gestion écrit, bon nombre d’entre elles (soit une sur cinq) ne se sont pas dotées d’un tel plan.

Plus de 320 dirigeants financiers de partout au pays ont répondu au sondage en ligne de l’étude L’état actuel de la gestion des risques d’entreprise au Canada. On y apprend que les programmes de gestion du risque d’entreprise robustes et institutionnalisés sont courants chez les grandes sociétés ouvertes; en effet, près de la moitié d’entre elles disposent d’un tel programme. Les pourcentages diminuent pour les entreprises de plus petite taille et les entreprises à capital fermé.

La majorité des répondants (66 %) se sont seulement dits plutôt confiants en la capacité de leur organisation de gérer le risque. L’étude laisse également entendre que les organisations auraient besoin d’augmenter la surveillance et les responsabilités opérationnelles liées aux risques.

« Se munir d’un programme de gestion des risques ne suffit pas, soutient Carol Raven, directrice de projets à CPA Canada, division Recherche, orientation et soutien. Il faut mettre en œuvre le programme et s’assurer d’en confier la surveillance aux bonnes personnes. »

La crise financière de 2008 a fait ressortir la nécessité de bien gérer les risques ainsi que la menace que posent les événements imprévus. Plus récemment, des cas très médiatisés de cyberattaques qui ont touché de grandes sociétés ont sensibilisé encore davantage le public à cette question.

« Étant donné la vitesse à laquelle les changements se produisent dans le contexte économique d’aujourd’hui, une organisation doit, pour réussir, détecter les risques, les comprendre et y répondre rapidement, affirme Laura Pacheco, vice-présidente, Recherche, DFI Canada. Communiquer ces risques aux employés est également primordial. Les résultats de l’étude indiquent qu’il y a un manque de communication dans les organisations en matière de risques. Selon DFI Canada, il est de plus en plus clair que cette communication doit relever du chef des finances. »

Voici quelques-uns des points saillants de l’étude :

  • Près du tiers des cadres supérieurs en finances disent que les employés comprennent parfaitement ou comprennent bien les risques auxquels leur organisation est exposée. Toutefois, la majorité des répondants affirment que le conseil d’administration et l’équipe de la haute direction comprennent parfaitement ou comprennent bien ces risques (respectivement dans une proportion de 72 % et de 80 %).
  • La plupart des répondants considèrent que la stratégie de leur organisation est soit très adaptée, soit tout à fait adaptée à son appétence au risque. Or, pour 24 % des répondants, la stratégie de l’organisation et son appétence au risque sont seulement assez adaptées l’une à l’autre, et 4 % des répondants disent qu’elles ne sont pas assez adaptées l’une à l’autre.

Pour de plus amples informations sur l’étude et la méthodologie du sondage, visitez cpacanada.ca/risquedentreprise.