Q&R : Mes collègues me confient leurs problèmes

Que faire si vous êtes devenu l’oreille compatissante du bureau?

Q : Mes collègues me confient leurs problèmes. Cela me stresse. Que faire?

R : Il peut s’avérer difficile et même pénible d’être le confident vers qui les collègues se tournent immanquablement pour demander conseil ou exprimer leurs doléances. Si certains raffolent de ce rôle, la plupart d’entre nous trouvent plutôt encombrant d’être le dépositaire des problèmes des autres. Selon la Montréalaise Nancy Kosik, conseillère agréée en étiquette et en protocole, c’est souvent quelqu’un qui se distingue par son entregent et son sens de la communication que ses pairs sélectionnent pour s’épancher. « Accessible et bienveillant, il met chacun à l’aise, sait écouter et ne porte pas de jugement », explique-t-elle. Ce sont là de nobles qualités, mais si vous êtes devenu l’oreille compatissante du bureau et que c’est pour vous un fardeau, il est possible de dissuader poliment vos collègues de vous livrer leurs encombrantes confidences. D’abord, conseille Mme Kosik, « évitez de donner l’impression que vous laisserez toujours tout tomber illico pour écouter des propos parfois négatifs ou déprimants ». Si vous êtes en plein travail et qu’une personne commence à vous raconter en long et en large combien le patron lui déplaît, vous pourriez lui répondre : « Je comprends tes sentiments et j’aimerais pouvoir t’écouter, mais je suis bousculé, et j’aurai l’esprit plus libre pour te prêter attention quand j’aurai terminé ce rapport. » C’est une manière de reporter la discussion à un moment où vous serez mieux disposé, pour un échange fructueux, qui conviendra aux deux parties. Le bavard finira bien par saisir l’idée générale.