Boîte aux lettres — septembre 2016

Les lecteurs de CPA Magazine réagissent au numéro de juin-juillet 2016 par courrier et Twitter.

DU POUR ET DU CONTRE

J’ai beaucoup apprécié les articles (juin-juillet) sur les obstacles que doivent surmonter les immigrants qui souhaitent exercer leur profession au Canada, et sur la réussite de ceux qui ont persévéré. Immigrant Access Fund (IAF) Canada est un organisme qui aide les immigrants à s’intégrer de façon équitable au marché du travail, à contribuer à la société par leur expertise, et à connaître la réussite économique et sociale. Le fonds accorde des microprêts d’un maximum de 10 000 $ aux immigrants formés à l’étranger afin de les aider à obtenir le droit d’exercer dans leur domaine. Le prêt peut servir pour des examens, des cours, des évaluations de qualifications, des cotisations, des allocations de subsistance, etc. Novateur, le modèle d’IAF a démontré que chaque candidat retenu est rentable pour les contribuables canadiens. Le prêt produit en effet des avantages à long terme, soit les impôts sur le revenu que paient les participants qui ont trouvé un emploi. Depuis 2005, IAF a accordé un total de plus de 13 M$ de prêts à plus de 2 000 immigrants. Un sondage récent d’IAF mené auprès de ceux qui ont suivi le programme a révélé que 88 % travaillent dans leur domaine à un niveau égal ou supérieur à celui précédant leur immigration. Les participants du domaine des a aires, de la finance et de l’administration ont reçu 21 % des prêts. Les Canadiens peuvent être fiers de l’histoire d’IAF Canada.

Tracy Beairsto, Calgary

J’ai été choqué par la version anglaise du numéro sur l’immigration. Sur la couverture, on peut lire : « Yes, we are a nation of immigrants. But is this good or bad? » Voilà une phrase digne d’un tabloïd. Vous n’écririez pas « Nous sommes une nation de femmes (ou une nation d’aînés), est-ce bon ou mauvais? ». Laisser entendre qu’une nation d’immigrants pourrait être une mauvaise chose est offensant. En parlant de gens comme s’ils pouvaient être d’une catégorie inférieure, et en vous basant uniquement sur des facteurs économiques pour juger de leur valeur, vous illustrez la raison pour laquelle les CPA et les professionnels de la finance ont des problèmes d’image.

Dans l’article Dr. Cab Driver [sic : il s’agit de l’article Boon or Bust], vous dites que les services canadiens de l’immigration fonctionnent encore comme si les nouveaux venus étaient anglophones et venaient de pays que le Canada connaît bien, comme les É.-U. et le R.-U. Et vous parlez du « syndrome du chauffeur de taxi ». J’avais l’impression de lire un discours de Donald Trump. Oui, le magazine nous rapporte des histoires d’immigrants ayant relevé des défis, mais elles sont occultées par la couverture et l’article connexe.

Je m’attends à mieux de mon organisation professionnelle.

Jason Louie, Ottawa

Karen Wensley [Éthique et réalités] traite toujours avec réalisme de choix éthiques difficiles, mais j’ai été surpris qu’elle recommande dans sa chronique de juin-juillet de retenir au moins un immigrant récent lorsqu’on  sélectionne des candidats à un poste. Les nouveaux immigrants voient souvent leur candidature rejetée faute de satisfaire aux exigences : maîtrise de l’anglais ou du français, expérience canadienne du secteur d’activité en cause, titre professionnel reconnu au Canada, etc. Ces exigences existent parce qu’elles constituent des compétences nécessaires pour le poste en question et sont des indicateurs de la capacité du candidat à fournir les résultats escomptés. La solution est plus complexe que de simplement sélectionner des candidats immigrants sans leur demander de répondre nécessairement aux mêmes critères que les candidats non immigrants. Ce qu’il faut, c’est une aide accrue de l’État : cours de langues, reconnaissance plus efficace des compétences acquises à l’étranger, mise à niveau des compétences propres au marché canadien, programmes d’apprentissage visant l’acquisition d’une expérience canadienne, etc. Voilà ce qui permettrait aux immigrants de concourir à armes égales.

Jack Noodelman, Montréal

COMMENTAIRES EN LIGNE

Proposez une politique

(Tous à la planche à billets! / juin-juillet)

Bien que nous ne soyons pas complètement en récession, l’État devrait, selon le modèle macroéconomique keynésien, engager des dépenses pour stimuler l’économie, atteindre le plein emploi ou la pleine capacité de production, et arriver à un taux de chômage frictionnel maximal entre 4 et 6 %. La plupart des économistes considèrent la reprise actuelle (l’après-2008) comme très fragile en raison de la surcapacité de production et des taux de croissance sous la normale. Les politiques budgétaire et monétaire ont notamment pour fonction de favoriser la stabilité des prix de la main-d’œuvre et des produits et services, et de favoriser une croissance durable de la production en phase avec les gains de productivité et l’augmentation de la main-d’œuvre.

Au lieu de critiquer la politique actuelle, pourquoi ne pas en proposer une autre qui réponde aux besoins de l’heure et compense les coûts à long terme des emprunts publics? Si votre autre solution est l’équilibre budgétaire, ou l’excédent budgétaire pour réduire la dette, quelles en seront les répercussions sur les plus pauvres, et sur les jeunes qui recherchent un emploi? Quels impôts augmenterez-vous pour générer plus de recettes et quels services supprimerez- vous pour réduire les dépenses?

Tall Paul

Pas un mot...

(Pour le meilleur et pour le pire / juin-juillet)

Et pas un mot sur la flambée des prix de l’immobilier, la congestion, la perte de terres agricoles, l’étalement urbain, la prolifération des ghettos ethniques, la hausse des déficits publics pour couvrir le coût de l’immigration.

Mohdanga
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