Le globe-trotteur : nouvelles d’ailleurs dans le monde – octobre 2016

De plus en plus de célébrités investissent du capital-risque, tandis que les musées américains s’associent maintenant à de grands restaurants et leur font une place dans leurs murs.

L’ARGENT DES STARS

Le nouveau capital-risque

De plus en plus de célébrités, selon The Fiscal Times, utilisent leur argent pour autre chose que faire la fête ou s’acheter une villa à Bel Air : elles investissent du capital-risque. Le basketteur Kobe Bryant a annoncé récemment qu’il lancerait avec Jeff Stibel, l’ancien PDG de Web.com, un fonds d’investissement de 100 M$ US destiné à des entreprises des secteurs des technologies, des médias et des données. Dans la même optique, Robert Downey Jr. et Lupe Fiasco se disent en quête du nouveau Facebook ou du nouvel Uber. Qu’une star investisse dans une entreprise, est-ce un plus pour cette dernière? D’après Cortney Harding, conseillère en stratégie numérique, « au bout d’un an, l’investisseur discret sera toujours là et vous aidera beaucoup plus que celui que vous aviez présenté à la presse ».

MUSÉES

Un petit goût d’art

San Francisco Museum of Modern Art

« Une expérience complète au musée devrait faire appel à tous les sens », selon Adam Weinberg, directeur du Whitney Museum de New York, cité récemment dans The Art Newspaper. Voilà qui expliquerait le fait que le goût, au sens culinaire du terme, soit de plus en plus sollicité par l’expérience artistique.

De fait, les musées s’associent maintenant à de grands restaurants et leur font une place dans leurs murs. Par exemple, le restaurant In Situ au San Francisco Museum of Modern Art se définit comme un resto-exposition, dont le menu est inspiré de plats créés par des chefs de partout dans le monde.

Le Museum of Contemporary Art Chicago ira encore plus loin en juin 2017 lorsqu’il ouvrira un restaurant qui s’approvisionnera au marché fermier déjà sur place. Selon Madeleine Grynsztejn, directrice du musée, le menu sera « accessible, créatif, et axé sur les légumes ».

L’IMMOBILIER AUX ÉTATS-UNIS

Home, Sweet Home

Combien gagner pour posséder une maison dans une ville américaine? Le site hypothécaire HSH.com a calculé le salaire nécessaire pour pouvoir payer le capital, les intérêts, les taxes et les assurances relatifs à une maison de prix médian dans plusieurs villes des États-Unis (prêt à taux fixe, sur 30 ans). Au second trimestre de 2016, le prix médian des maisons à San Francisco était de 885 600 $. Il fallait donc y gagner presque 162 000 $ par an pour pouvoir verser les mensualités hypothécaires de 3 779 $. À Pittsburgh, le prix médian était de 140 500 $, et les mensualités de 756 $; un salaire de 32 390 $ était donc requis.

PRÉDATEURS MARINS

L’eau froide conserve

Requin du Groenland

Le requin du Groenland, l’un des plus grands carnivores du monde, sillonne les océans nordiques. « C’est incroyable que nous ne sachions pas si son espérance de vie est de 20 ou de 1 000 ans », a déclaré Steven Campana, de l’Université d’Islande, à Science News. Mais l’examen de 28 requins du Groenland (attrapés accidentellement lors d’études menées sur les pêches) a permis de trouver un spécimen femelle vieux de 392 ans. La méthode de calcul de l’âge comportait une marge d’erreur de plus ou moins 120 ans, mais le résultat indiquait tout de même un âge minimal de 272 ans, assez pour battre le record de 211 ans jusque-là détenu par une baleine boréale.