Arnaques en tous genres – octobre 2016

L’acteur oscarisé Christoph Waltz est soupçonné d’évasion fiscale, tandis qu’un figurant de la BBC a été trouvé coupable d’avoir menti en réclamant une rente d’invalidité et de retraite.

Un acteur soupçonné de fraude

Des procureurs berlinois enquêtent sur la vedette hollywoodienne Christoph Waltz. Selon le journal allemand Bild, l’acteur austro-allemand de 59 ans, oscarisé pour ses rôles dans les films Le Commando des bâtards (2010) et Django déchaîné (2013) de Quentin Tarantino, aurait discrètement viré des fonds à l’étranger pour les soustraire au fisc et éviter plus de 100 000 € (140 000 $) d’impôts. M. Waltz n’a pas commenté ces allégations, mais son avocat, qui a rappelé les principes du secret fiscal et de la confidentialité, a affirmé que son client avait droit à la présomption d’innocence.

JEU DE VILAIN

Un figurant de Sherlock emprisonné pour fraude

John Lewis boitant

Pas besoin d’être Sherlock Holmes pour déduire que John Lewis, 65 ans, a menti quand il a réclamé une rente d’invalidité et de retraite aux autorités britanniques sous prétexte qu’il ne pouvait ni marcher ni travailler. Le Gallois, qui a reçu près de 72 000 £ (121 000 $) en prestations, était figurant dans des séries de la BBC comme Sherlock et Torchwood. On l’a même vu traverser une route dans l’émission The Cafe sur la chaîne britannique Sky. M. Lewis, qui a plaidé coupable, a été condamné à 20 semaines de prison.

AUTOFINANCEMENT

Fin du voyage

La police d’Edmonton enquête sur une fraude de 8,2 M$. Pendant trois ans, Jim Gladden, VP des TI de l’Alberta Motor Association (AMA), aurait produit de fausses factures et procédé à des virements illicites vers des comptes américains et chinois pour soutirer des millions à l’OSBL, qui l’a licencié et poursuivi. Dans un communiqué, l’AMA a déclaré qu’« un examen des contrôles financiers avait révélé les irrégularités alléguées ». Un juge a saisi les biens immobiliers et autres actifs de Jim Gladden, dont une propriété de 1,6 M$ à Edmonton, un bateau et trois voitures de luxe.

VENTES SUSPECTES

Un mensonge gros comme une maison

Un ancien agent immobilier de St. John’s (T.-N.-L.) a été reconnu coupable de fraude et de contrefaçon pour avoir simulé huit ventes entre 2009 et 2011. Cecil Burke, 53 ans, a dressé de faux actes d’acquisition et de cession pour des propriétés inscrites, contrefait la signature d’acheteurs et forgé des approbations hypothécaires. Il faisait croire à des prêteurs sur salaire qu’on lui devait des commissions de vente afin d’obtenir des prêts personnels. Condamné à un an de prison et à deux ans de probation, M. Burke devra rembourser plus de 65 000 $. « C’est un abus grave et délibéré dans un secteur qui repose largement sur la confiance et la droiture », déplore le juge William Goodridge de la Cour suprême de Terre-Neuve-et-Labrador dans sa décision.

À propos de l’auteur

Tamar Satov


Tamar Satov est directrice de la rédaction à CPA Magazine.

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