Banque intelligente

Les institutions financières se mettent enfin à l’heure de l’intelligence artificielle.

Il en aura fallu, du temps, mais l’intelligence artificielle (IA) fait peu à peu son entrée dans le secteur bancaire, rapporte Euromoney.

Moins promptes que les Microsoft, Google et Facebook de ce monde à adopter l’IA, les institutions financières progressent avec prudence dans leurs efforts pour mettre la main sur des talents et des entreprises ici et là. Le fonds spéculatif Bridgewater Associates a embauché l’ancien ingénieur en chef d’IBM et concepteur du superordinateur Watson de la société. BlackRock, le géant de la gestion de fonds, a fondé une coentreprise avec Google, et Goldman Sachs a investi dans de jeunes entreprises d’IA prometteuses, dont Kensho, une plateforme de recherche financière.

Un virage incontournable, selon beaucoup d’observateurs. « Pour simplement rester dans la course, la compétence technologique est absolument essentielle, affirme à Euromoney Neil Dwane, stratège mondial chez Allianz Global Investors. Sans elle, aucune chance de gagner. »

À la différence de l’IA générale, qu’on retrouve dans les machines dotées de capacités surhumaines de traitement de l’information, le type d’IA susceptible d’être utilisée dans les services financiers est ce qu’on appelle l’intelligence artificielle faible. Elle permet d’accomplir des tâches précises faisant appel à la résolution de problèmes, à la déduction, au raisonnement et au traitement du langage naturel. Certains programmes utilisent le traitement du langage naturel pour gérer les demandes des clients; d’autres servent à faire des recherches en finances ou à repérer des occasions commerciales.

Les principaux secteurs d’application de l’IA sont l’évaluation des risques, la gestion de portefeuille, la négociation, l’analyse financière et les TI.

Les pertes d’emploi sont presque inévitables. Comme l’explique Sean Park, fondateur de la société de capital-risque en technologie financière Anthemis, « ce qui fait peur dans l’IA et l’apprentissage automatique, c’est que la transition vers l’automatisation technologique ne se fait pas nécessairement de façon lente et linéaire. Pour certains services bancaires où l’IA trouve une application évidente et immédiate, on pourrait remplacer les 100 personnes qui géraient ce service par seulement dix ou cinq personnes, voire les remplacer toutes dans certains cas. » 

À propos de l’auteur

Yan Barcelo


Yan Barcelo est journaliste dans la région de Montréal.

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