Surveillance au quotidien

Pour connaître le taux de participation du personnel aux réunions, certaines entreprises canadiennes fournissent à leurs employés des cordons d’identification (style pendentif) munis de puces électroniques.

13 : Nombre d’employés municipaux de Saanich (C.-B.) dont l’ordinateur était, en 2014, surveillé par un logiciel espion qui enregistrait des données toutes les 30 secondes. On a jugé que cette pratique violait le droit à la vie privée.

De 5 à 10 : Pourcentage de cabinets canadiens qui, en 1996, avaient une politique permettant l’accès aux courriels des employés. En 2003, ce taux était de 60 %.

45 : Pourcentage de grands cabinets états-uniens qui épient les communications et la navigation Internet de leurs employés, selon un sondage de l’American Management Association mené en 1999. « Travailler est plus stressant que jamais », affirmait un dirigeant du Congrès du travail du Canada.

64 : Pourcentage de Canadiens qui étaient d’accord en 2000 pour que les employeurs surveillent les courriels et la navigation Internet. En 1999, un employé de Montréal avait été congédié pour avoir regardé, au travail, de la pornographie en ligne.

Environ 200 : Nombre d’employés d’un cabinet d’avocats de Toronto qui avait, en 2012, imposé aux secrétaires d’enregistrer leur présence en donnant leurs empreintes digitales. Les employés ont créé un blogue : Which finger to give to Bay Street.

1982 : Année où le Groupe de travail sur la microélectronique et l’emploi (Ottawa) a recommandé de bannir la surveillance électronique au travail. Suggestion non retenue.

1994 : Année où le commissaire à la protection de la vie privée, Bruce Phillips, a condamné une décision judiciaire donnant le droit à la Banque TD d’imposer un test de dépistage de drogues aux candidats à un emploi.

500 000 : Somme, en dollars américains, réclamée par une Californienne congédiée pour avoir désactivé sur son téléphone une application GPS qui permettait à son employeur de la localiser 24 heures sur 24.