Souffrez-vous du syndrome de l’imposteur?

Nous avons tous des aptitudes et des attentes différentes en matière de technologie. Inutile, donc, de se comparer aux autres.

« Je suis un imposteur. Que se passera-t-il quand je serai démasqué? » Cette pensée réflexe me hante dès que je m’attelle à l’écriture. Récemment, j’ai appris qu’il s’agissait en fait d’un sentiment courant chez les professionnels et qu’il portait même un nom : le syndrome de l’imposteur. Profonde et persistante, parfois paralysante, cette crainte que l’on découvre votre incompétence peut mener à une baisse de productivité, voire à des retards dans votre travail, et même entraîner la réalisation de son objet. Je constate régulièrement ce genre d’appréhension au sein de nos cabinets membres. Par exemple, on me dit : « Je ne suis pas doué en informatique » ou « Je ne peux pas faire ce travail à l’écran », ou encore « Untel sait tellement mieux que moi comment utiliser ce logiciel ».

Ça vous dit quelque chose? Ces derniers mois, nous avons exploré dans ces pages des concepts qui permettent de mettre de tels sentiments en contexte.

Dans « Des technologies pour gérer la surabondance » (septembre 2015), nous évoquions la théorie de la longue traîne, selon laquelle l’offre des produits à notre disposition ne cesse de croître et de se spécialiser. Et, parallèlement, le nombre de personnes souffrant du syndrome de l’imposteur augmente. Or, on ne peut maîtriser toutes les applications; il suffit de connaître à fond celles dont on se sert pour ses tâches au travail. 

Heureusement, la technologie peut nous aider. Grâce aux cours en ligne ouverts à tous (voir « La formation à l’ère de YouTube et de Facebook », octobre 2015), l’apprentissage s’est affranchi des contraintes. Ces cours en ligne, que vous pouvez suivre à votre rythme et où bon vous semble, sont souvent offerts gratuitement ou presque.

Puis, nous nous sommes penchés sur les divers degrés d’adaptation aux innovations dans « Profil technologique : êtes-vous précoce, hâtif, tardif ou réticent? » (novembre 2015). En définitive, si vous n’êtes pas à l’avant-garde de la technologie, il ne faut pas que vous vous sentiez dépassé pour autant.

Dans « Résistez à votre cerveau reptilien! » (décembre 2015), nous nous sommes intéressés à la partie du cerveau à l’origine du mécanisme de survie appelé « réaction de fuite ou de lutte ». Ce qu’il faut retenir, c’est que la peur est naturelle; ne lui accordez pas trop d’attention! Fixez-vous plutôt des objectifs et foncez. Dans « Trouver sa voix dans un monde technologique » (janvier-février 2016) et « Sésame, ouvre-toi! » (mars 2016), nous avons vu qu’on pouvait désormais accéder plus facilement à nos outils grâce à la reconnaissance vocale et à la biométrie. Enfin, dans « L’entraînement volontaire » (avril 2016), j’ai donné ce conseil ennuyeux : pour maîtriser un nouvel outil, entraînez-vous! Vous apprendrez ainsi à votre cerveau à répéter les mêmes étapes de façon spontanée. On n’apprend pas à utiliser un outil de la même façon qu’on assimile un concept.

En somme, comment vaincre le syndrome de l’imposteur? En cessant de se comparer aux autres. Nous avons tous des aptitudes et des attentes différentes en matière de technologie. Faites preuve de transparence. Montrez que vous souhaitez apprendre à effectuer une tâche dans une application précise. Cela n’a rien d’un aveu d’échec; bien au contraire, ce sera vu comme un exemple d’apprentissage collaboratif. Enfin, n’oubliez pas que nous sommes tous des professionnels de la finance. Nos connaissances et notre valeur ne reposent pas sur nos compétences informatiques, mais bien sur les précieuses indications dont nous faisons bénéficier nos clients. La prochaine fois que vous vous heurterez à un obstacle technologique, ne cédez pas au syndrome de l’imposteur. Dites simplement à votre ordinateur : « À nous deux, mon vieux! »

À propos de l’auteur

Dwayne Bragonier


Dwayne Bragonier, CPA, CA, CA•Ti, est président de BAI Bragonier & Associates inc. et le créateur de la méthode. On peut le joindre à dwayne.bragonier@bragonier.com.

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