Les speculateurs jouent gros

Selon Charlie Munger, bras droit de Warren Buffett, le chaos règne sur les marchés financiers américains, et les paris les plus fou ne se jouent pas au casino, mais à la Bourse.

Selon Charlie Munger, bras droit de Warren Buffett, le chaos règne sur les marchés financiers américains et l’orage gronde.

Aux États-Unis, la culture du jeu, profondément ancrée, est considérée comme respectable, affirme Charlie Munger, homme de confiance du célèbre investisseur Warren Buffett.

Munger a déclaré au site britannique Business Insider que les plus retentissants paris ne se jouent pas au casino, mais à la Bourse, la plus vaste des salles de jeux, où bien des spéculateurs cherchent en vain la richesse instantanée. Selon lui, une trop grande part de la richesse repose entre les mains de ces joueurs invétérés. Munger reconnaît qu’il s’intègre lui-même à cette culture, dans une certaine mesure.

« J’ai parfois peur, avoue-t-il, de donner le mauvais exemple à quelques jeunes qui rêvent de s’enrichir sans bâtir quoi que soit, et qui souhaitent devenir d’habiles spéculateurs. Même quand ces activités se déroulent dans le strict respect des règles, on peut s’interroger sur leur bien-fondé. »

Bien qu’il se définisse comme un républicain, le milliardaire abonde dans le sens du candidat démocrate à la présidentielle, Bernie Sanders : les places boursières sont sens dessus dessous. Boursicoteurs portés aux nues, comptabilité douteuse, spéculation outrancière… Selon Sanders, les citoyens assistent en spectateurs impuissants à ce déchaînement nuisible des marchés.

Dans son analyse des cycles d’emballement et d’effondrement qui caractérisent les fluctuations boursières, Munger considère que les coûts d’une déroute catastrophique sont supérieurs aux avantages d’une reprise euphorique.