Trouver sa voix dans un monde technologique

Bienvenue dans l’ère de la reconnaissance vocale – la technologie qui permet à des appareils de comprendre et d’exécuter des commandes verbales.

« Alexa, allume la lumière s’il te plaît, et mets de la musique. Quelque chose de relaxant... Van Morrison. À quelle heure dois-je être au restaurant? » Le salon s’éclaire, Van Morrison se fait entendre, et une voix me dit « le rendez-vous au restaurant est à 19 h ».

Bienvenue en 2016, l’année de la reconnaissance vocale – la technologie qui permet à des appareils de comprendre et d’exécuter des commandes verbales. Alexa est le service infonuagique d’assistance vocale d’Amazon. Il fonctionne de pair avec l’appareil sans fil Echo d’Amazon, qui est équipé de sept micros (conçus pour réagir à votre voix) et de haut-parleurs. Alexa peut vous faire la lecture, vous renseigner en temps réel sur la circulation ou contrôler vos appareils connectés à l’IdO (l’Internet des objets), tels que des lampes et des interrupteurs.

Alexa entre dans la catégorie des assistants vocaux personnels comme Cortana (Windows 10), Siri (Apple), Google Now et autres dispositifs du genre développés par de jeunes entreprises œuvrant dans le nouveau monde des appareils sociaux. Toutes ces créations reposent en partie sur la miniaturisation des processeurs et des circuits Wi-Fi, qui permet d’intégrer la technologie numérique à des objets courants comme des thermostats, des caméras vidéo, des serrures et même des jouets, notamment la poupée Hello Barbie. Et comme on peut difficilement ajouter un clavier ou un écran tactile à de tels objets, la voix est la méthode d’activation privilégiée. Bien sûr, la technologie n’est pas encore parfaite, mais elle est de plus en plus efficace pour discerner les particularités de l’élocution. Par conséquent, je dicte toujours mes textos, c’est bien plus rapide et précis que quand je les tape. Je parle aussi à ma voiture et j’utiliserais volontiers cette technologie à la maison.

Si j’avais une petite-fille, je lui offrirais une poupée Hello Barbie, avec laquelle elle pourrait converser. Aussi fou que cela puisse paraître, cette poupée représente la prochaine étape du développement de notre relation avec la technologie. Une fois activée, Hello Barbie transmet tout ce que l’enfant lui dit à un nuage informatique aux fins de traitement. Ainsi, avec le temps, la poupée apprend ce que l’enfant aime ou n’aime pas, et peut bavarder de façon plus éclairée. Nous voilà donc encore plus profondément enfoncés dans le monde inévitable de la transparence informatique, que cela nous plaise ou non.

Les appareils comme Echo, Hello Barbie ou Jibo (un robot de compagnie) comportent tous des micros – autrement dit des oreilles – pour nous écouter. Marc Rotenberg, directeur de l’organisme Electronic Privacy Information Center, souligne que la plupart des gens ne réalisent pas que le contenu audio de ces assistants vocaux est transmis en ligne aux fins de traitement. Ils pensent que leur appareil perçoit par lui-même le sens de ce qu’ils disent. Il y a un écart important entre ce que les gens croient et la réalité.

Pour qu’un dispositif activé par la voix détecte qu’on lui parle, il doit entendre un « mot d’activation ». Donc, il est toujours à l’écoute, en attente de ce mot. Eh oui, qui aurait cru qu’un four à micro-ondes pouvait divulguer des secrets à Google? Pour le moment, ne laissez pas ces informations vous empêcher de profiter d’un assistant vocal.

Au contraire, commencez doucement à vous l’approprier. Dictez-lui vos textos. Laissez Cortana fixer vos rendez-vous, ou faire des calculs et des recherches rapides pour vous. Vos assistants vocaux s’adapteront à votre élocution et vous deviendrez de plus en plus à l’aise de leur parler à voix haute.

N’oubliez pas que vous aurez besoin d’un micro pour parler à votre poste de travail. Et comme tout le monde devrait bientôt s’y mettre, il serait sage de vous procurer également un bon casque antibruit. Vous serez ainsi moins distrait par toutes ces voix autour de vous... et moins tenté de les écouter!

À propos de l’auteur

Dwayne Bragonier


Dwayne Bragonier, CPA, CA, CA•Ti, est président de BAI Bragonier & Associates inc. et le créateur de la méthode. On peut le joindre à dwayne.bragonier@bragonier.com.

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