Arnaques en tous genres – janvier/février 2016

Aux États-Unis, un filou de 62 ans a été condamné pour avoir utilisé les médias sociaux en vue de manipuler les cours boursiers.

ASSIGNÉ À RÉSIDENCE

Un maire déchu évite la prison

Stéphane Harbour, maire d’Outremont (un arrondissement cossu de Montréal) de 2001 à 2007, a plaidé coupable à des accusations de fraude. Il avait recouru à un prête-nom afin de contourner les règles lui interdisant, comme élu, de se faire rembourser 2 000 $ pour des cours d’anglais. M. Harbour s’est rabattu sur un emploi de concierge. Il a dû rembourser les fonds et a écopé de trois mois d’assignation à résidence suivis de trois mois de probation.

GAZOUILLIS ET FAUSSES NOTES

Des investisseurs crédules plumés

Aux États-Unis, un filou de 62 ans a été condamné pour avoir utilisé les médias sociaux en vue de manipuler les cours boursiers. James Alan Craig, de Dunragit (Écosse), diffusait, grâce à des comptes Twitter qu’il avait ouverts et qui étaient semblables à ceux de cabinets d’étude de marché, de la désinformation sur certaines sociétés. Quand les titres chutaient, il les rachetait à bon compte pour les revendre au prix fort. Selon le département américain de la Justice, l’arnaque aurait coûté plus de 1,6 M$ US aux actionnaires.

PRÊTE-NOM ET PRESTATIONS

Un travailleur social derrière les barreaux

Wesley Rampersad, un travailleur social de 38 ans de Peel (Ontario), a plaidé coupable à des accusations de fraude pour avoir détourné plus de 189 000 $ en prestations. Chargé d’évaluer les demandes d’aide sociale, il réactivait des dossiers fermés, puis faisait virer les prestations maximales dans pas moins de sept comptes. Condamné à deux ans de prison, l’escroc devra verser des dédommagements.

DES CONSEILS DOUTEUX

Sous les verrous pour évasion fiscale

Raymond Clifford Osborne, comptable de Sydney (Australie), qui avait conseillé à un client de dissimuler ses revenus par des transferts à l’étranger, a été condamné à deux ans de prison pour avoir contribué au détournement de 4,3 M$. C’est un coup de semonce pour les professionnels de confiance qui aident leur clientèle à frauder le fisc, souligne le commissaire adjoint du bureau des services fiscaux australiens.

SAVOIR SE RETENIR

La main au collet

À la suite du signalement d’un individu qui urinait contre un arbre, les policiers de Halifax ont mis la main au collet de fraudeurs en fuite. Quand l’homme est monté en voiture, ils l’ont suivi, puis interpellé. Le véhicule a été saisi, et les passagers, arrêtés, l’un pour entrave au travail d’un policier et les deux autres pour violation des conditions d’une ordonnance. L’enquête a mené les agents à une maison où ils auraient trouvé du matériel de fabrication de fausses cartes de crédit. Les trois Québécois dans la vingtaine devront répondre à plusieurs accusations.

À propos de l’auteur

Tamar Satov


Tamar Satov est directrice de la rédaction à CPA Magazine.

Faits saillants

Mettez vos connaissances à jour et élargissez votre réseau grâce à ce colloque à ne pas manquer (en anglais), qui porte sur les questions et tendances essentielles pour les membres des comités d’audit.

Dans votre entourage se tapit sûrement une personne surendettée. Si vous êtes observateur, vous reconnaîtrez l’un ou plusieurs de ces symptômes.