Collectionneuse d’œuvres d’art

L’art compte énormément pour Tia Walsh, au moins autant que les chiffres qui tiennent cette CPA très occupée.

Dans sa jeunesse, Tia Walsh ne s’intéressait pas particulièrement à l’art. C’est dans la vingtaine  qu’elle a eu une révélation. Et pas n’importe où : à Florence, devant le David de Michel-Ange! « J’ai été sidérée par la perfection et la beauté de l’œuvre! » Elle a poursuivi son voyage tout en visitant d’autres galeries en Europe, puis s’est inscrite à des cours d’histoire de l’art à Vancouver. Après avoir songé à faire carrière dans les arts, elle a plutôt décidé de suivre les traces de son père, Ron Walsh, fondateur de Walsh King LLP, où elle est maintenant associée.

Au fil des ans, Mme Walsh a acquis une quarantaine d’œuvres contemporaines, dont une trentaine ornent les murs de son appartement dans un décor épuré et minimaliste. « Souvent, les gens commencent par organiser l’espace, puis cherchent une toile qui va bien avec le canapé. Je fais la démarche inverse : l’art est l’élément central. »

Mme Walsh a été pendant de nombreuses années membre du conseil d’administration de la Contemporary Art Gallery de Vancouver, où elle a rencontré des artistes et des collectionneurs. Depuis la naissance de ses jumelles, aujourd’hui âgées de six ans, elle assiste à beaucoup moins de vernissages. « Heureusement, mes filles s’intéressent de plus en plus à l’art. J’ai bon espoir que nous aurons cette passion en commun. »

Selon Mme Walsh, l’art ajoute une dimension essentielle à son travail de CPA. « Beaucoup voient les comptables comme des techniciens sans originalité, dit-elle. Or, les entrepreneurs avec qui je traite sont engagés dans leur milieu et veulent se faire conseiller par des gens dynamiques et ouverts sur le monde. Mon intérêt pour l’art dément les stéréotypes et m’aide à me distinguer comme observatrice et conseillère. »

Si la beauté compte dans son appréciation de l’art, Mme Walsh privilégie le sens de l’œuvre. Certaines compositions ont un attrait purement esthétique, d’autres vous touchent profondément. « J’ai acquis récemment un autoportrait de l’artiste Holly Marie Armishaw. Elle se tient, en robe blanche, devant une surface transparente, et on peut lire (en caractères inversés) ce qu’elle y a écrit au vernis à ongles mauve : [TRADUCTION] “Le plus dur est de pardonner à ceux qui ne demandent jamais pardon.” J’ai tout de suite aimé cette œuvre pour maintes raisons et j’ai voulu qu’elle fasse partie de ma vie. »

À propos de l’auteur

Yan Barcelo


Yan Barcelo est journaliste dans la région de Montréal.

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