Résultats du sondage de CPA Magazine sur le nuage

Le soleil brille pour les comptables qui ont adopté l’infonuagique.

Si l’on en croit le premier Sondage sur le nuage de CPA Magazine, les CPA sont à l’aise avec l’infonuagique. Près de 40 % utilisent déjà cette technologie et les autres prévoient le faire d’ici un an ou deux.

Le sondage, réalisé en décembre 2015 et accompagné d’une introduction sur l’infonuagique, visait à prendre le pouls de la profession comptable sur le sujet. Nous voulions connaître votre niveau de familiarité avec cette technologie, les applications que vous utilisez en entreprise et votre degré de satisfaction.

Nous avons reçu près de 100 réponses provenant de CPA travaillant dans divers secteurs d’activité, dont environ 30 % fournissent des services professionnels et 90 % exercent dans des PME.

APPLICATIONS

Le sondage portait notamment sur les logiciels suivants utilisés en infonuagique : système comptable et PGI; temps et facturation, gestion de la relation client, informatique décisionnelle, ressources humaines, paie, gestion de documents, suite bureautique. Les applications en nuages relatives à la paie, utilisées par 50 % des répondants, se sont révélées les plus populaires, suivies de près par les catégories système comptable et PGI et suite bureautique. L’informatique décisionnelle arrivait au dernier rang, peut-être en raison de craintes persistantes liées à la sécurité.

NUAGES PUBLICS OU PRIVÉS

En entreprise, on utilise majoritairement les nuages privés, où une plateforme est réservée à une seule organisation. Ainsi, pour le PGI, 56 % des déploiements se font en nuages privés, 32 % en nuages publics et 12 % sur des systèmes hybrides. Les pourcentages devraient s’équilibrer au cours des deux prochaines années, les taux prévus de déploiement étant de 42 % en nuages publics et 46 % en nuages privés.

En ce qui concerne les applications temps et facturation, on prévoit un virage encore plus marqué. Actuellement, 57 % des déploiements se font en nuages privés contre 40 % en nuages publics. Toutefois, d’ici quelques années, on s’attend à ce que 55 % des déploiements soient publics contre 27 % privés. Probablement parce qu’on prévoit que l’éventail des solutions en nuages publics sera supérieur à celui des nuages privés. Pour le moment, beaucoup de fournisseurs sont incapables d’offrir des déploiements publics en raison des importants changements qu’ils devraient apporter à leurs systèmes. Mais à mesure que les nuages publics gagneront en popularité, les fournisseurs verront l’intérêt de modifier leurs systèmes. Les nuages publics sont nettement moins coûteux car les fournisseurs réalisent des économies d’échelle en partageant l’infrastructure entre plusieurs clients. 

SÉCURITÉ 

La plupart des répondants sont satisfaits à l’égard de l’infonuagique. Sur une échelle de 1 à 5 (où 5 signifie très satisfait et 1, très insatisfait), la moyenne quant aux divers aspects évalués est de 4, plus ou moins.

Rentabilité : Cette catégorie a obtenu la plus basse note. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce résultat, dont les coûts imprévus de mise en œuvre. Mais le taux de satisfaction est tout de même élevé.

Sécurité : Bien qu’un répondant ait déclaré que le nuage n’était pas une option envisageable pour des raisons de sécurité/confidentialité des données client, la plupart des CPA n’y voient pas de problème. De fait, le nuage peut offrir une protection aux PME qui n’ont pas l’expertise interne pour déployer des systèmes informatiques sécuritaires. C’est différent pour les grandes organisations dont les données confidentielles (par exemple, les cartes de crédit) peuvent rapporter beaucoup d’argent aux pirates. Pas étonnant qu’Ebay, Home Depot et Target aient été victimes d’importantes atteintes à la sécurité depuis quelques années. Les pirates utilisent parfois ces renseignements pour faire du chantage, comme dans le cas d’Ashley Madison. Toutefois, on n’entend pas parler de petites entreprises victimes d’atteintes à la sécurité, peut-être parce qu’il y a moins de profit à tirer de leurs informations. Ou parce que les médias ne s’y intéressent pas ou que l’entreprise préfère ne pas l’ébruiter. Nous prévoyons publier un article sur les risques liés à la sécurité de l’infonuagique pour les PME.

COÛTS

Un répondant a indiqué : « Nous avons pu avoir accès à des fonctionnalités [avec le nuage] que nous n’avions pas les moyens de nous offrir en vertu d’un accord de licence standard. Il est plus facile de budgéter des droits de licence annuels qu’un coût initial exorbitant. » Le nuage présente de nombreux avantages. Vous n’avez pas à faire ce qui suit :

  • investir dans une infrastructure informatique ou de réseau;
  • affecter du personnel au soutien de l’infrastructure;
  • mettre à jour le logiciel, car la version du nuage sera toujours la plus récente;
  • installer le logiciel sur votre PC, car il suffit d’avoir un navigateur et une connexion haute vitesse;
  • prévoir des ressources informatiques supplémentaires pour les périodes plus occupées, car la capacité de traitement dont vous avez besoin est toujours accessible;
  • trouver du financement pour l’acquisition du logiciel.

Alors même que les clients commencent à voir les avantages de l’infonuagique, les fournisseurs en récoltent les bénéfices. Le Business Insider rapportait récemment qu’entre le T4 2014 et le T4 2015, les revenus des services Web d’Amazon ont grimpé de 69 % et leurs bénéfices ont presque triplé, passant de 240 M$ à 687 M$. L’article soulignait également que le revenu du nuage Microsoft augmente encore plus vite que celui d’Amazon.

Les nuages sont là pour rester. Et, comme le montre notre sondage, les CPA sont prêts à les suivre.

À propos des auteurs

Michael Burns


Michael Burns, MBA, CPA, CA, est président de 180 Systems (180systems.com), cabinet-conseil indépendant dont les services comprennent notamment l’analyse des processus, la sélection de systèmes, la constitution de dossiers justificatifs et la gestion de projet.

Margaret Craig-Bourdin


Margaret Craig-Bourdin, M.A., DEA, DESS, est rédactrice en chef, édition Internet, pour CPA Magazine.

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