Dans l'oeil du drone

Conçus par l’armée à des fins militaires, les drones ont une portée croissante dans notre paysage économique. Tour d’horizon d’une industrie en plein décollage.

L'été dernier, un drôle d’oiseau a survolé une bleuetière du Saguenay-Lac-Saint-Jean, la plus importante région productrice de bleuets sauvages au Québec. Son ombre était celle d’un drone venu capter des images aériennes d’un champ de bleuets.

Le projet de recherche a été piloté en collaboration avec l’entreprise Hovercam-Media, dont le drone a survolé la Bleuetière Des Blanc (située dans la municipalité de L’Ascension-de-Notre-Seigneur) à quatre étapes de la production : lors du bourgeonnement des plants, au début et à la fin de la floraison, puis au moment de la récolte. « Nous avons pris de nombreuses photos qui nous permettront de faire des analyses de sol et de rendement de la production », explique François Tremblay, biologiste et chargé de projet recherche et innovation à Agrinova, un centre de recherche et de développement en agriculture affilié au Collège d’Alma. « Le drone pourrait nous permettre de faire des diagnostics sans avoir à nous rendre à pied dans les champs. »

Les résultats de l’étude, qui seront dévoilés au printemps, intéresseront sûrement les producteurs de la région, qui fournissent plus de 80 % des bleuets sauvages du Québec. Toutefois, d’autres entreprises agricoles partout au pays auraient aussi avantage à tirer profit des drones pour sonder leurs grandes cultures et évaluer, par exemple, les risques de gel ou de sécheresse. « Les agriculteurs se servent déjà d’images satellitaires pour évaluer l’état de santé de leurs productions. Si les drones peuvent fournir des données encore plus précises, et à moindre coût, on en verra de plus en plus au-dessus des champs », estime M. Tremblay.

Bardés de capteurs, de caméras thermiques et de systèmes d’intelligence embarquée, les drones sont aussi en mesure de cibler plus précisément des parcelles de terre qui auraient davantage besoin d’être traitées ou irriguées. L’épandage pourrait même être réalisé par des drones plus puissants munis de l’équipement nécessaire. « Les drones présentent un énorme potentiel de développement non seulement dans le domaine agricole, mais aussi dans une foule d’autres secteurs », affirme Marc Moffatt, directeur général du Centre d’excellence sur les drones, à Alma.

À LA VITESSE GRAND V

De la cartographie pour les agriculteurs jusqu’à l’inspection de bâtiments, de lignes électriques et de voies ferrées, en passant par la livraison de colis, l’utilisation des drones à des fins commerciales se développe à la vitesse grand V. Le secteur des drones va d’ailleurs connaître un essor fulgurant au cours des dix prochaines années, indique une récente étude de Teal Group, un organisme américain d’analyse du secteur de l’aéronautique et de la défense. Le marché de la production annuelle mondiale de drones devrait en effet bondir de 4 G$ US à 14 G$ US, pour générer un total de 93 G$ US pendant cette période.

L’industrie militaire accapare 72 % du marché des drones, comparativement à 23 % pour le secteur récréatif et 5 % pour le domaine commercial. Or, selon l’enquête du Teal Group, c’est le secteur civil qui représente le plus fort potentiel de croissance pour les prochaines années. Au Canada, la valeur du marché de l’approvisionnement et de l’exploitation des drones varierait entre 100 et 260 M$ sur dix ans, selon une étude réalisée en 2014 par Systèmes télécommandés Canada. « C’est une industrie en émergence dont les applications dans le secteur commercial sont infinies », constate Charles Vidal, membre du conseil d’administration de cette association qui, avec ses quelque 500 membres, vise à faciliter la croissance et l’intégration des drones dans l’économie canadienne.

Le nombre d’entreprises canadiennes exploitant des véhicules aériens sans pilote (UAV) a plus que triplé depuis 2008, indique l’étude de Systèmes télécommandés Canada. Transports Canada, qui gère la réglementation entourant l’utilisation commerciale des drones (voir encadré à la fin de ce texte), a d’ailleurs vu la demande de certificats d’opérations aériennes spécialisées (COAS) se multiplier ces dernières années. En 2014, le Ministère a délivré 1 672 COAS à des pilotes de drones, comparativement à 945 en 2013 et à 345 en 2012. Une augmentation de 485 % en deux ans! Et ce, dans une vaste gamme d’applications et de secteurs économiques, comme les inspections agricoles, la cinématographie et les enquêtes policières, qui représentent les utilisations les plus importantes et les plus anciennes au pays. Les secteurs de la météorologie, de la planification urbaine, de la sécurité civile, de l’inspection en bâtiment ou encore de la surveillance des incendies ont également besoin d’un accès plus important à l’espace aérien – et de changements dans la réglementation – pour poursuivre leur croissance. « La technologie évolue plus rapidement que la réglementation », constate Robert Parker, un associé de la firme new-yorkaise Risk Masters International Inc., et un spécialiste en gestion des risques informatiques, sécurité et contrôle.

La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) souhaiterait bien se servir de drones pour capter des images qui lui permettraient, entre autres, de déterminer s’il reste des points de chaleur après des incendies, ce qui s’avérerait un précieux atout pour la prévention et la lutte contre les feux de forêt. En effet, « un drone peut détecter des feux naissants – après que le foudre est tombée – jusqu’à quatre jours avant l’incendie », affirme Marc Moffatt. Cependant, « la réglementation est trop contraignante. Il faut demander à l’avance des permis, alors que nous devons agir très rapidement, de jour comme de nuit », souligne Éloïse Richard, agente à l’information à la SOPFEU.

Michael Cohen, président de l’opérateur de drones ontarien Industrial SkyWorks, fait écho à ces propos. « La réglementation est à la traîne et freine souvent l’utilisation des drones », dit-il. Lancée en 2013, la firme torontoise déploie au-dessus des bâtiments ses six véhicules aériens télépilotés munis de caméras vidéo et thermographiques (infrarouges) qui permettent d’inspecter les toits et façades. Grâce aux images et données recueillies, on peut détecter les points de fuite d’énergie, par la toiture ou la façade, de même que l’humidité présente dans l’isolation. « Les drones évitent l’utilisation d’échafaudages ou de chariots élévateurs, ou encore l’envoi de techniciens sur les toitures, la nuit, pour effectuer des lectures infrarouges. Maintenant, un opérateur de drone peut simplement s’installer dans le stationnement du bâtiment pour faire voler son véhicule aérien. C’est moins coûteux et plus sécuritaire », affirme M. Cohen.

La jeune pousse québécoise Elipto, créée il y a deux ans à peine, fournit aussi, entre autres, des solutions d’imagerie aérienne à l’aide de drones pour l’inspection de bâtiments. « Il y a de plus en plus de demandes », constate Benjamin Jébrak, PDG de cette entreprise montréalaise qui exploite une dizaine de modèles différents de drones et dont la clientèle compte des architectes, des arpenteurs, des gestionnaires de parcs immobiliers et des compagnies d’assurance. L’inspection de bâtiments génère pour l’instant 50 % de ses revenus. « Nous travaillons aussi sur des projets dans le domaine de l’énergie, notamment pour l’inspection des structures d’éoliennes », souligne M. Jébrak, en précisant que les drones suscitent encore de la méfiance, particulièrement en zone urbaine.

Autre nouvelle venue, l’entreprise québécoise TerraScan 3D offre pour sa part des services d’arpentage à l’aide de drones pour les mines, carrières et sablières. Les images captées par les drones permettent de faire une carte du site en trois dimensions. Les informations ainsi obtenues servent, entre autres, à planifier des travaux de forage et à faire des inventaires ou encore des schémas d’évacuation. « C’est beaucoup plus rapide et sécuritaire. L’arpenteur n’a plus à se promener avec un GPS ou un scanner, en plus d’être moins exposé aux risques d’éboulement ou d’accident causé par la machinerie lourde », fait valoir Michel Drolet, cofondateur de cette firme qui a amorcé ses activités en 2012.

« Les drones pourraient prendre une partie des marchés qui sont actuellement dévolus aux satellites, aux avions, aux hélicoptères et éventuellement aux services de livraison de courrier », affirme M. Parker. Au Japon, le géant de la construction Komatsu a recours à ces petits engins volants pour cartographier en 3D et analyser ses chantiers. Malgré l’explosion du marché des drones commerciaux, le Canada semble toujours hésitant dans l’utilisation de ceux-ci. « Il y a encore du chemin à faire avant de convaincre des entreprises d’ici que l’utilisation des drones représente une solution intéressante », constate Marc Moffatt, du Centre d’excellence sur les drones qui travaille depuis 2011 au développement d’une expertise et à l’élaboration d’une gamme de services dans le secteur des drones. « Beaucoup d’entreprises en sont encore à l’analyse et à la réflexion quant aux possibilités offertes par les drones », renchérit Charles Vidal.

Il en est ainsi de Gaz Métro, le principal distributeur de gaz naturel au Québec, qui n’entend pas s’en remettre à court terme aux drones pour la surveillance de ses conduites. « Il n’y a rien de prévu pour l’instant. Nous suivons l’évolution de la technologie », dit le porte-parole Bernard More, précisant que l’entreprise a été contactée par des exploitants de drones. Le producteur d’électricité Hydro-Québec affirme lui aussi ne pas avoir encore recours à ces petits engins volants et suivre « de près les développements technologiques et le potentiel d’utilisation des drones », indique le porte-parole Marc-Antoine Pouliot.

Manitoba Hydro n’a pas non plus adopté la technologie des drones dans le cadre de ses activités d’entretien et d’inspection. L’entreprise souligne s’être penchée sur l’utilisation de ces véhicules aériens, « mais le dossier est encore à l’étape exploratoire. On attend plus de renseignements de la part des organismes de réglementation concernant les permis nécessaires », indique la conseillère en langue française, Lynne Champagne. Comme les drones ne peuvent voler qu’en visibilité directe, « on s’y intéresserait davantage s’ils pouvaient être télécommandés à partir d’un bureau », précise-t-elle.

DES MILLIERS DE KILOMÈTRES DE RÉSEAUX

En France, cependant, le fournisseur d’énergie EDF utilise des drones depuis près de trois ans pour la surveillance de son réseau électrique et des postes de transformation. La SNCF suit avec attention les avancées en matière de drones depuis 2005 et s’est dotée de son premier drone en 2013. Depuis, l’entreprise ferroviaire française a réalisé plusieurs expérimentations et missions de repérage afin d’améliorer la performance et la sécurité de son réseau. Les deux sociétés ont aussi signé des contrats avec de petits exploitants de drones, dont la société parisienne Azur Drones, pour faciliter l’inspection de leurs réseaux.

« Ça nous donne un grand coup de pouce », se réjouit Stéphane Morelli, un ancien commandant du régiment de drones de l’armée de Terre française, qui a créé Azur Drones en 2012. L’entreprise, qui fait aussi des travaux d’inspection de bâtiments dans le secteur immobilier, compte dix employés et une flotte de quatre drones. Signe des temps : Azur Drones prévoit enregistrer des revenus de un million d’euros (1,5 M$ CA) en 2016, comparativement à 700 000 euros (1,1 M$ CA) l’an dernier et 140 000 euros (218 000 $ CA) en 2014.

Environ 2 200 sociétés françaises sont enregistrées à la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) et autorisées à faire voler des drones à des fins professionnelles. « La filière drone a explosé », constate M. Morelli, qui préside la Fédération professionnelle du drone civil, née pendant l’été 2013 sous l’impulsion d’Azur Drones et de Redbird, deux opérateurs de drones civils, et des constructeurs Infotron et Delair-Tech. L’appui des grandes sociétés EDF et SNCF n’est pas étranger à cet essor. Les deux sociétés ainsi que plusieurs autres donneurs d’ordres (Engie, Aéroports de Paris, RTE, GRTgaz, ERDF) participent en effet, dans le cadre du Conseil pour les Drones Civils, à un groupe de travail, en collaboration avec la Direction générale de l’Aviation civile et des fabricants et opérateurs français de drones, pour « déterminer leurs besoins, mais aussi travailler ensemble au développement de la filière drone », souligne Stéphane Morelli.

LA LIVRAISON DE COLIS: UTOPIE OU RÉALITÉ?

Et qu’en est-il de la livraison de colis ou du courrier? Amazon, le géant américain de la vente en ligne, a fait grand bruit avec l’annonce en 2013 de son projet d’utilisation de drones pour la livraison de ses colis. Les drones n’assureront toutefois pas la livraison à domicile de livres, de courrier, de pizzas ou de tout autre paquet avant encore un certain temps. Pour l’heure, « c’est un projet grandement médiatisé qui ne deviendra pas réalité avant un certain nombre d’années », dit Charles Vidal. Même son de cloche de la part de Stéphane Morelli. « C’était un excellent coup de pub juste avant la période des achats de Noël. Mais ça ne marchera pas avant cinq ou six ans », pense-t-il, précisant que les initiatives d’Amazon ont le mérite de mieux faire connaître le potentiel d’applications des drones.

N’empêche. La question n’est donc plus de savoir si des consommateurs pourront un jour recevoir des colis transportés par des drones, mais plutôt quand. En effet, Amazon, qui s’est fixé comme objectif de livrer un colis à l’aide de drones en 30 minutes ou moins après la commande en ligne, poursuit son expérimentation et a déjà réalisé des tests dans des zones rurales de la Colombie-Britannique.

Ce détaillant en ligne n’est d’ailleurs pas la seule entreprise à tenter le coup. Google travaille depuis 2012 sur un projet de drone-livreur baptisé Wing. Le géant du Web, qui a réalisé de premiers essais en Australie en 2014, croit même que sa flotte commencera à voler en 2017. Le prototype testé par Google peut rester en vol stationnaire le temps de déposer au sol, à l’aide d’un treuil, un colis pesant jusqu’à 1,5 kg. Et l’automne dernier, le géant américain de la distribution Walmart annonçait lui aussi son intention d’utiliser des drones pour mieux servir ses clients.

Des entreprises de livraison de courrier et de colis, comme UPS et FedEx, réfléchissent également à la possibilité d’utiliser des drones. À Postes Canada, « nous étudions la question, comme toute compagnie de livraison », indique la porte-parole Anick Losier, sans vouloir en dévoiler davantage. Pour sa part, Matternet, une société émergente californienne fondée en 2011, a effectué des séries de tests en Haïti et en République dominicaine pour alimenter en médicaments et matériel médical des zones inaccessibles ou dangereuses.

Mais, au-delà du développement de la technologie, se posent aussi les problèmes liés à la réglementation (voir encadré ci-dessous). Amazon a proposé une série de mesures pour réguler la circulation des drones de livraison, notamment la création d’un couloir aérien qui serait réservé aux déplacements à basse altitude de ces véhicules aériens sans pilote.

D’ici là, il n’en demeure pas moins que les drones sont de plus en plus nombreux à survoler les terres agricoles, les forêts, les mines, les immeubles ainsi que les réseaux électriques et ferroviaires, aux quatre coins de la planète, pour ouvrir la voie vers de nouveaux horizons.

LES DRONES DANS L'HISTOIRE

D’origine anglaise, le nom drone signifie bourdon ou bourdonnement. Aussi appelé Unmanned Aerial Vehicle (UAV), un drone est un véhicule aérien sans pilote à bord qui est dirigé à distance ou qui peut même être entièrement autonome. Les lourdes pertes subies par l’aviation pendant la Seconde Guerre mondiale ont mené à la création d’un engin d’observation militaire sans équipage. Pendant la guerre du Vietnam, les Américains ont utilisé des drones (Firebee) pour localiser les rampes de lancement des missiles sol-air soviétiques. Plus tard, en 1991, lors de la guerre du Golfe, ils ont fait appel au drone (Pioneer) pour la surveillance jour/nuit et les réglages de l’artillerie. Dans ce même conflit, les Britanniques et les Français ont commencé à se servir de drones. Mais les capacités opérationnelles d’observation aérienne (renseignement) des drones ont été véritablement démontrées au cours des récents conflits en ex-Yougoslavie, en Irak et en Afghanistan. Aujourd’hui, l’utilisation sans relâche de drones Predators par la CIA pour tirer des missiles Hellfire sur ce qu’elle pense être des ennemis dans des pays avec lesquels les États-Unis sont en guerre (comme le Pakistan ou le Yémen), attire l’attention des médias et du cinéma.

NE VOLE PAS QUI VEUT

L’utilisation d’un véhicule aérien non habité est régie par Transports Canada, qui peut imposer des amendes allant jusqu’à 25 000 $ si les utilisateurs de drones enfreignent les lois. « La réglementation est stricte, même si elle demeure encore complexe et peu connue », souligne Marc Moffatt, directeur général du Centre d'excellence sur les drones.

Dans le cadre de la réglementation en vigueur, Transports Canada fait la distinction entre l’utilisation de drones à des fins récréatives et celle à des fins commerciales. Ainsi, faire voler un véhicule aérien sans pilote à des fins de loisirs ne nécessite pas de permis si le drone pèse moins de 35 kg. Les drones doivent toutefois être utilisés loin des foules et des édifices, et dans le respect des lois régissant les intrusions et la protection de la vie privée, et en aucun cas « À proximité de véhicules en mouvement, d’autoroutes, de ponts, de rues achalandées ou de tout autre endroit où vous pourriez mettre les conducteurs en danger ou les distraire ». Ils ne doivent pas non plus présenter un risque pour la sécurité aérienne. Si le drone sert à filmer ou à prendre des photographies, aucune autorisation n’est requise tant que les images ne sont pas utilisées à des fins commerciales.

Par ailleurs, les exploitants de drones commerciaux doivent acquérir un certificat d’opérations aériennes spécialisées (COAS) émis par Transports Canada. Ce certificat autorise un pilote à exploiter un drone et précise les paramètres du vol comme le moment, le lieu et la manière. Le traitement d’une demande de vol à Transports Canada varie. « Généralement, nous obtenons les autorisations nécessaires dans un délai de 48 heures », indique Michel Drolet, cofondateur de l’entreprise québécoise TerraScan 3D, qui offre des services d’arpentage à l’aide de drones pour les mines, carrières et sablières.

Transports Canada a toutefois prévu des exceptions à la règle. Une personne effectuant des opérations aériennes avec un drone ayant une masse maximale au décollage ne dépassant pas 2 kg, et exploité en visibilité directe, n'est pas tenue d’obtenir un COAS. Celle utilisant un drone ayant une masse maximale au décollage dépassant 2 kg, mais inférieure à 25 kg, volant à une vitesse maximale de 87 nœuds ou moins et exploité en visibilité directe est aussi exemptée. Bref, « les exploitants de drones commerciaux doivent faire une demande de certificat dans la majorité des cas », indique Marc Moffatt.

Transports Canada s’intéresse aux drones depuis 2006. Un groupe de travail conjoint, composé de représentants du gouvernement et du secteur, avait alors examiné les lois en vigueur et formulé des recommandations sur la réglementation. L’exercice a été répété en 2010, et le groupe de travail a formulé l’an dernier de nouvelles recommandations qui amèneront Transports Canada à préciser la réglementation pour concilier à la fois sécurité et innovation dans un secteur ô combien dynamique.