Chaud devant!

Brian Vallis, propriétaire de plusieurs pizzerias, a mis la main à la pâte et trouvé la bonne formule.

Il y a une dizaine d’années, Brian Vallis, un Terre-Neuvien de 63 ans, rêvait d’ouvrir Piatto Pizzeria, un lieu décontracté qui évoquerait la dolce vita, où le client dirait « Un espresso, per favore! » et s’attablerait devant une appétissante pizza napoletana, accompagnée d’une fiasque de chianti.

Après des recherches sur la pizza napolitaine, dont la tradition remonte à deux siècles, Brian Vallis a appris à la préparer lui-même, puis a dressé un dossier de financement. C’est là que sa formation en comptabilité l’a servi : « La plupart des banques refusent d’avancer des fonds aux restaurateurs, mais mon plan d’entreprise montrait que je maîtrisais le volet financier. »

M. Vallis savait que la pizza napolitaine avait la cote aux États-Unis et voulait reproduire ce succès au Canada. Il a conçu un plan d’exploitation intégré qui détaillait même le chiffre d’affaires quotidien projeté et l’addition moyenne par table. Quand les banques, précautionneuses, lui ont demandé de retrancher 200 000 $ à ses prévisions, il était fin prêt. « Il m’a suffi d’une minute pour corriger les données et ramener le chiffre d’affaires au niveau demandé », lance-t-il fièrement.

Une fois son financement en poche, l’entrepreneur est passé à l’action. La salle était bondée le soir de l’ouverture, et bien vite, le restaurant a eu ses habitués. Séduite par ce succès éclatant, la banque n’a pas tardé à rappeler M. Vallis : « Le conseiller savait que je projetais d’ouvrir d’autres établissements. Vu la tournure des événements et ma relation de confiance avec lui, il m’a indiqué que la banque était prête à financer l’expansion. C’est rare qu’on vous appelle pour vous prêter de l’argent! », s’exclame l’entrepreneur.

Aujourd’hui, la chaîne compte cinq pizzerias dans les provinces de l’Atlantique et prévoit d’en ouvrir d’autres, mais M. Vallis reste aussi prudent qu’à l’époque où il faisait ses premiers pas : « Je pourrais vous énumérer nos objectifs de vente, par repas, pour chaque restaurant. J’ai tous les chiffres en tête! Certains membres de mon équipe, moqueurs, prétendent que je projette de leur offrir des feuilles Excel pour Noël. »

À propos de l’auteur

Dexter Brown


Dexter Brown est rédacteur indépendant à Whitby, Ont.

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