À l’ère du bitcoin

Certaines banques centrales s’intéressent de plus en plus aux monnaies virtuelles.

La banque centrale de la Barbade a récemment fait le saut dans l’univers et du bitcoin et de la chaîne de blocs (en anglais, blockchain). Elle est la première institution bancaire à autoriser l’émission de représentations numériques du dollar barbadien équivalentes à un dollar mis en circulation par la banque, rapporte le magazine American Banker. D’autres banques centrales pourraient lui emboîter le pas.

La monnaie virtuelle suscite le plus grand intérêt, comme en témoigne la récente conférence sur la technologie financière organisée conjointement par la Réserve fédérale américaine, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Dans son allocution d’ouverture, la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen, a invité les banques centrales à explorer les technologies novatrices des chaînes de blocs et des bitcoins.

Le premier avantage de la technologie de la chaîne de blocs est sa sécurité. La chaîne de blocs des bitcoins a atteint une capitalisation de 9 G$ US, ce qui devrait attirer les pirates informatiques. Toutefois, après sept ans d’existence dans la « zone de guerre » d’Internet, elle n’a encore été victime d’aucune attaque réussie.

Outre l’argument de la sécurité, une monnaie fondée sur une chaîne de blocs pourrait représenter un avantage concurrentiel pour une banque centrale. D’abord, son système financier national deviendrait soudainement transnational et transparent, ce qui favoriserait l’afflux de capitaux et supprimerait les retards, les coûts et l’opacité associés aux transferts de fonds effectués par les entreprises à l’échelle mondiale.  Et elle pourrait même en venir à dominer les paiements commerciaux mondiaux.

Dans la foulée de la Barbade, la Chine, le Royaume-Uni et les Pays-Bas envisagent d’émettre des monnaies fiduciaires utilisant la technologie de la chaîne de blocs. Comme l’affirmait un haut dirigeant de la Banque d’Angleterre lors d’un forum en avril dernier à Londres : « Les banques centrales, comme tout autre secteur d’activité, ne peuvent pas risquer de se faire « ubériser ».  

À propos de l’auteur

Yan Barcelo


Yan Barcelo est journaliste dans la région de Montréal.

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