Pas de miracle technologique

Étude de l’OCDE : un bulletin moyen pour les ordinateurs à l’école.

Les pays qui investissent le plus dans les technologies de l’information et de la communication à l’école ne voient pas les résultats de leurs élèves s’améliorer en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences. Tel est le bilan d’un récent rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) faisant état des conclusions de l’enquête du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA).

Selon le rapport intitulé Students, Computers and Learning: Making the Connection, si le recours aux ordinateurs en classe s’avère fructueux, le contraire peut se produire à partir d’un certain seuil. Il est vrai que les élèves utilisant l’ordinateur à l’école de façon modérée obtiennent de meilleurs résultats que ceux dont l’accès à la technologie est limité. Par contre, ceux qui utilisent très souvent les ordinateurs s’en tirent le moins bien, quelle que soit leur origine sociale.

La comparaison des élèves chinois (ville de Shanghai) et norvégiens est particulièrement révélatrice. La Norvège dispose d’un ordinateur pour 1,7 élève, et 91,9 % des enfants en utilisent un à l’école (une des proportions les plus élevées observées dans l’étude). Pourtant, le pays n’obtient qu’un score de 489 en mathématiques. À l’opposé, le taux d’élèves par ordinateur est moins favorable à Shanghai (2,9), et seulement 38,3 % des enfants utilisent un ordinateur à l’école, mais la métropole se trouve en tête des 64 pays et économies évalués. Sa moyenne en mathématiques : 613.

Du côté des pays occidentaux, le Canada obtient un score de 518 en mathématiques, se classant ainsi parmi les meilleurs du PISA. Les puissances asiatiques dominent cependant le palmarès : le Japon obtient 536, la Corée, 554 et Singapour, 573. Dans ces trois pays, tout comme à Shanghai, l’accès aux ordinateurs est pourtant inférieur à la moyenne. L’OCDE conclut que nombre des compétences utiles à la navigation en ligne peuvent être enseignées et acquises par des techniques de lecture analogiques classiques.