Our Turn par Kirstine Stewart

Dans sa nouvelle autobiographie, Kirstine Stewart transmet plusieurs leçons tirées de son expérience de femme d’affaires dans un milieu dominé par les hommes.

Kirstine Stewart aspirait à faire carrière dans l’édition, mais c’est plutôt dans les médias qu’elle s’est distinguée, dans une ascension fulgurante, là où se conjuguent affaires, arts et créativité.

Depuis l’automne 2014, Mme Stewart (voir « Évangéliste en chef », janvier-février 2014, CPA Magazine) occupe les fonctions de vice-présidente aux partenariats médias, marché nord-américain, au siège social de Twitter aux États-Unis. Elle y couvre les nouvelles, les sports, le divertissement, les affaires gouvernementales et les relations avec les partenaires.

Dans une autobiographie sans complaisance, cette femme d’affaires chevronnée affirme n’avoir jamais hésité à faire preuve d’initiative et à prendre des risques. D’abord simple commis de bureau, elle a atteint les sommets, sans réseau de contacts ni appui financier. Son message s’adresse aux femmes : la révolution technologique et la pyramide démographique leur offrent une occasion en or de se démarquer dans une nouvelle économie. Citant de nombreuses études canadiennes et américaines, Mme Stewart incite les femmes à agir et évoque les forces « centrifuges » qui les empêchent souvent de réaliser leurs objectifs.

L’auteure brosse un portrait sans fard du monde du travail, et relate ses erreurs et ses victoires. Elle a travaillé pour Paragon Entertainment, Trio/Newsworld International (société américaine autrefois détenue par la puissante famille Desmarais, propriétaire de La Presse), Hallmark Entertainment à Denver, Alliance Atlantis, puis CBC, avant de faire le saut chez Twitter. Elle a dû surmonter maints obstacles : sexisme, pression exercée sur les femmes pour qu’elles obtiennent des résultats, résistance au changement, critiques à l’égard de ses décisions, sentiment de culpabilité comme mère lorsqu’elle devait s’absenter, divorce...

Kirstine Stewart pose un regard neuf sur d’anciennes croyances. Elle définit l’intelligence émotionnelle comme la capacité de déceler les connaissances, les valeurs et les objectifs d’autrui, pour exercer une influence véritable. Cette nouvelle forme du pouvoir a remplacé le contrôle. L’auteure transmet certaines leçons tirées de son expérience : la réussite repose sur un alliage de confiance en soi et de compétence; vous pouvez être chef de file sans être patronne; une brillante carrière ne se mesure pas aux titres récoltés, mais plutôt à l’expérience acquise; le travail de la mère ne nuit pas nécessairement à ses enfants; et le mythe de la « super-femme » est « superdestructeur ».

En conclusion, Mme Stewart souligne une grande constante pour toute femme qui travaille : elle doit vivre en accord avec elle-même.

À propos de l’auteur

Marie-Josée Boucher


Marie-Josée Boucher est rédactrice indépendante à Montréal.

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