Le globe-trotteur : nouvelles d’ailleurs dans le monde – mai 2015

Pendant plus de 30 ans, le faussaire Mark Landis a fait don de ses tableaux aux galeries et musées américains. De plus, une étude récente démontre que les jeunes préfèrent les livres papier aux liseuses.

MÉCÉNAT

Un généreux faussaire

Durant plus de 30 ans, Mark Landis s'est présenté comme un riche collectionneur, faisant don de ses tableaux aux galeries et musées américains. Seul problème? Les œuvres étaient des faux de sa main. Mais comme il s’agissait de dons, il n’a jamais été poursuivi, rapporte la BBC.

Beaucoup d’établissements sont gênés d’avoir accepté ces contrefaçons signées de maîtres tels que Paul Signac. M. Landis s’est fait prendre après avoir « donné » des copies de la même œuvre à plusieurs d’entre eux.

M. Landis, qui a reçu un diagnostic de schizophrénie à l’adolescence, s’est découvert un talent pour la copie lors de séances d’art-thérapie. Il lui fallait à peine quelques heures pour exécuter un tableau. Il y a deux ans, l’Université de Cincinnati organisait une exposition des faux de M. Landis, avec l’imposteur pour invité d’honneur, inaugurée… le 1er avril.

 

Lectrice 

LECTURES

Les nouveaux rats de bibliothèque

Branchés sur l’iPhone, YouTube et Facebook, les jeunes préfèrent encore lire sur du bon vieux papier, révèle le rapport Prédictions TMT 2015 de Deloitte.

Dix ans après le lancement des liseuses, les ventes de livres numériques ont ralenti, voire plafonné tandis qu’en décembre 2014, celles des livres imprimés avaient augmenté de 2 % par année. Aux États-Unis, 92 % des 18-29 ans ont lu des livres imprimés en 2013. Dans un autre sondage, près de la moitié des 16-34 ans ont déclaré que pour eux, les livres numériques ne remplaceraient jamais les vrais livres. Selon une enquête britannique, 62 % des 16-34 ans préfèrent les livres imprimés aux numériques. Ils en « aiment l’odeur » et veulent « des bibliothèques garnies ».

TOILETTES, SOURCE D’ÉLECTRICITÉ

Rien ne se perd…

Un projet de recherche britannique financé par la Fondation Bill et Melinda Gates travaille à la fabrication d'une toilette qui transforme les déjections en eau propre. L’électricité produite par ces déchets actionne la toilette et peut même recharger un téléphone cellulaire, rapporte News.com.

Destinée aux pays en développement, la toilette comprend une nanomembrane qui bloque les déchets et les pathogènes, ne laissant passer que les molécules d’eau. Assez propre pour le lavage ou l’irrigation des champs, l’eau recueillie, si on la filtre davantage, peut même être potable.

 

Banque

BANQUES

Bâle IV

Selon les nouvelles règles proposées, appelées par certains « Bâle IV », les banques devront limiter l’utilisation des modèles internes pour déterminer le risque et calculer leurs besoins en capital, indique Euromoney. Le recours aux notations de crédit externes sera aussi restreint.

Des banques souhaitant garder l’anonymat ont qualifié ces mesures d’« exagérées et [de] malavisées ». Selon Euromoney, ces propositions, « menacent les vaches sacrées des systèmes bancaires nationaux, des petites institutions allemandes jusqu’aux grands prêteurs hypothécaires ». Pour beaucoup de banques, déjà mécontentes de Bâle III qui leur imposait des taux supérieurs de capital de réserve, la frustration monte d'un cran. Reste à voir quelles propositions seront retenues.

À propos de l’auteur

Yan Barcelo


Yan Barcelo est journaliste dans la région de Montréal.

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