Boîte aux lettres – juin-juillet 2015

Les lecteurs de CPA Magazine réagissent au numéro d’avril par courrier et par Twitter.

Le système est efficace

La chronique « Réformer l’agriculture » de David Descôteaux (numéro d'avril) contient plusieurs informations qui sont trompeuses.

D’abord, la gestion de l’offre veille à l’adéquation entre la production et la demande. La production agricole est fréquemment ajustée pour que les transformateurs disposent du lait nécessaire pour les produits de consommation.

Le lait fourni par les producteurs doit être frais et de bonne qualité. Et comme il n’est pas possible de le stocker à long terme, la production doit absolument correspondre à la demande. La gestion de l’offre est également bénéfique pour l’économie canadienne. Aux États-Unis, les producteurs laitiers reçoivent des subventions de 4 G$ US, et en Europe, de 55 G$. Les producteurs canadiens sont pour leur part payés à même le marché et ne dépendent pas de l’argent des contribuables.

Les droits de douane, pour de nombreux fromages importés, ne représentent que quelques sous du prix de détail. Par exemple, les droits pour le parmesan vendu entre 18 $ et 35 $ le kilogramme sont de 0,03 $/kg, soit moins de 0,2 % du prix de vente.

Le Canada, ouvert aux importations de produits laitiers, importe plus que les États-Unis ou l’Union européenne. M. Descôteaux souligne aussi que le Coca-Cola est moins cher que le lait. Certes, 250 ml de boisson gazeuse coûtent 0,23 $ par rapport à 0,36 $ pour la même quantité de lait, mais les bienfaits pour la santé ne sont pas comparables.

Les Canadiens dépensent environ 10 % de leur revenu en nourriture, et la proportion allouée aux produits laitiers est passée de 1,2 % en 1990 à 1,07 % en 2010.

En Nouvelle-Zélande, le pays de la déréglementation de l’industrie laitière, les consommateurs paient leur lait plus cher, et la situation des agriculteurs est précaire.

Il m'est donc difficile de comprendre en quoi ce démantèlement serait bénéfique pour les consommateurs, les transformateurs, les producteurs de même que pour l’économie, d'autant plus que le système actuel ne coûte rien aux contribuables.

Scott Gilson, producteur laitier, Narcisse (Manitoba)

Musique pour l’âme

J’ai beaucoup aimé l’article vedette du numéro d’avril (« Vive le rock! »). En 1965, deux jours après avoir déménagé à Saskatoon pour un poste dans un cabinet comptable, j’y ai rencontré un musicien connu. Il a dû dire aux musiciens locaux qu’un nouveau pianiste était à Saskatoon, car j’ai rapidement été invité à jouer le vendredi et le samedi soir au cabaret de la ville. La musique a toujours occupé une grande place dans ma vie, et ce, encore aujourd’hui à 76 ans.

J’ai joué au cabaret et au célèbre hôtel Bessborough pendant huit ans et participé notamment à des concerts jazz. Avec la croissance de mon cabinet, j’ai dû cesser mes deux prestations hebdomadaires, mais j’ai depuis pris part à des spectacles, à l’occasion.

Durant ma carrière (j’ai vécu deux fusions et j’ai été nommé associé de Deloitte Haskins & Sells), on m’a souvent demandé pourquoi jouer du piano était essentiel pour moi.

C’est la raison pour laquelle j'ai tant aimé l’article d’avril et j’ai été heureux d’y lire que Deloitte encourage son personnel à participer à des spectacles. La musique nourrit l’âme. Le talent artistique des CPA et des autres employés devrait être reconnu au même titre que les exploits sportifs ou les initiatives communautaires.

Fred Ballantyne, Saskatoon (Saskatchewan)

Une solution gagnante pour tous

Je suis surpris qu’en 2015, certains doutent encore des avantages du travail à domicile (« Travailler de chez soi », numéro d'avril).

Je fais du télétravail depuis l’an 2000. Les bureaux de Nortel, mon employeur, étaient alors pleins à craquer, et l’entreprise encourageait cette pratique, en fournissant du soutien technique et financier. Travailler à domicile est une solution gagnante pour les employés (réduction du stress et pas de frais de transport), les employeurs (augmentation de la satisfaction et de la productivité des employés) et la société (moins de bouchons et de pollution).

Le principal obstacle n’est pas technique, mais humain. Beaucoup de gestionnaires pensent qu’ils ne pourront pas vérifier ce que font leurs employés. Ils doivent apprendre la gestion par résultats, et non se fier à la présence.

Mike Kinrys Toronto (Ontario)

Errata

Notre article de mai « L’écart salarial hommes-femmes chez les CPA » laissait entendre que Mme Taub savait au début de sa carrière qu’il y avait un écart entre son salaire et celui de ses collègues masculins de même niveau. Elle n’avait aucun moyen de savoir cela. Nous nous excusons pour tout désagrément que cette erreur a pu lui causer.

Dans le même article, les couleurs dans la légende des graphiques étaient inversées. La courbe rouge correspond aux « Femmes » et la courbe verte, au « Total  ». Nous avons corrigé la version numérique.