TransCanada : échos canadiens – décembre 2015

Une équipe de l’Université Laval participe au projet “ScanPyamids” en Égypte, tandis que les dépenses en R-D au Canada affichent à la fois une hausse et une baisse.

DÉCOUVERTES

Au cœur des pyramides

Une équipe de l’Université Laval, de Québec, participera avec des représentants d’autres universités et de sociétés privées à un ambitieux projet international, ScanPyramids, mis sur pied par le ministère égyptien des Antiquités nationales.

L’objectif est d’étudier quatre grandes pyramides d’Égypte, dont celle de Khéops, afin de mieux comprendre comment des blocs de pierre de plusieurs tonnes ont pu être hissés, il y a 4 500 ans, à des hauteurs atteignant 146 mètres.

Les équipes utiliseront des techniques de pointe, dont la thermographie infrarouge, la photogrammétrie, le téléguidage de drones, l’imagerie par scanneur et la reconstruction 3D, pour percer le mystère des pyramides sans y faire le moindre trou.

RÉMUNÉRATION

PDG : salaires et ratios

Dans les années 1960, la rémunération moyenne d’un PDG représentait 25 fois le salaire moyen d’un employé de production, selon le journal Les Affaires. En 2010, ce ratio était d’environ 150 au Canada et 200 aux États-Unis.

À partir de janvier 2017, la plupart des sociétés ouvertes américaines devront, en vertu d’un nouveau règlement de la SEC, divulguer le ratio du salaire du PDG par rapport à celui des employés (les sociétés canadiennes cotées aux États-Unis n’auront pas à le faire).

Mais le règlement de 294 pages devra être interprété avec prudence, toujours selon Les Affaires. Ainsi, dans une banque d’investissement comme Goldman Sachs, le ratio entre le salaire du PDG (disons 10 M$) et celui de l’employé moyen (200 000 $) ne serait que de 50, tandis que dans une entreprise de distribution, il pourrait être de 300 (6 M$ par rapport à 20 000 $).

SOCIÉTÉS OUVERTES

L’avantage familial

Depuis 10 ans, les entreprises publiques canadiennes à contrôle familial ont généré un rendement de 120 % supérieur à celui de l’indice composé S&P/TSX, selon une étude de la Banque Nationale du Canada.

L’étude, intitulée L’avantage familial, porte sur un indice regroupant 30 grandes entreprises à contrôle familial qui ont toutes surpassé l’indice composé. « Les entreprises familiales sont le point d’ancrage de l’économie canadienne », affirme Vincent Joli-Cœur, vice-président du conseil, Marchés financiers, à la Banque Nationale. Pierre Fournier, auteur principal du rapport, souligne que ces entreprises représentent près du cinquième des sociétés du classement Fortune Global 500 et qu’elles « ont continué à se développer malgré la croissance des firmes publiques dirigées par des gestionnaires professionnels ».

Leur réussite repose entre autres sur une grande capacité à prendre des décisions et à mettre en œuvre des stratégies à long terme, sans subir la pression des marchés boursiers pour l’obtention de résultats à court terme.

RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT

Des hauts... et des bas

Research Infosource constate à la fois une hausse et une baisse des dépenses en R-D au Canada.

Au cours de l’exercice 2014, les plus grandes sociétés ont diminué leurs dépenses de R-D de 1,6 % (elles les avaient augmentées de 4,1 % en 2013), alors que les petits acteurs ont, collectivement, haussé les leurs de 8,2 %.

Vu le poids des grandes sociétés, les dépenses globales au chapitre de la R-D s’avèrent négatives pour 2014, explique Ron Freedman, chef de la direction de Research Infosource.

À propos de l’auteur

Yan Barcelo


Yan Barcelo est journaliste dans la région de Montréal.

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