Naît-on comptable?

Les avancées en neuro-imagerie nous permettent de mieux comprendre quelle part de nos capacités est innée et jusqu’à quel point il existe un « cerveau du comptable ».

Paul Foster, CPA, a beaucoup réfléchi sur le fonctionnement du cerveau, sur le conscient et l’inconscient, et sur ses propres capacités cognitives. Il s’intéresse aux neurosciences depuis qu’il a suivi en 2007, pour les besoins de son cabinet, un cours sur les principes de la prestation des services-conseils.

Dans sa jeunesse, l’école l’avait étiqueté comme individu doté d’une pensée analytique (associée à l’hémisphère gauche du cerveau), à qui conviendrait parfaitement une carrière en comptabilité. Pendant près de 20 ans, il a donc effectué des déclarations fiscales et des états financiers pour des propriétaires de petites entreprises et des fermiers d’Essex en Ontario, sa ville natale.

Tout a changé lorsqu’il a passé le test HBDI (Herrmann Brain Dominance Instrument) portant sur les modes de pensée. Ce test a été élaboré par le physicien Ned Herrmann, ancien directeur de la formation des cadres chez General Electric (Crotonville, N.Y.) et pionnier de l’étude du cerveau dans le domaine des affaires. Selon M. Herrmann, le cerveau est divisé en quadrants, soit en quatre parties représentant chacune un mode spécialisé d’activités mentales. Même si nous avons tous une préférence pour un mode spécifique, nous pouvons aussi tirer parti des autres quadrants pour accroître notre efficacité.

« J’ai été éduqué en fonction de mon cerveau gauche, mais à la mi-quarantaine, j’ai découvert que j’avais plutôt une mentalité créatrice, associée au côté droit du cerveau, raconte M. Foster. J’ai alors compris pourquoi je détestais les travaux de comptabilité, et pourquoi j’aimais tant conseiller mes clients au sujet de leurs finances. Le test m’a fait voir que je n’étais pas naturellement porté vers le côté analytique de la profession. » En 2011, il a donc délaissé les « chiffres » et fondé un cabinet de services-conseils appelé The Business Therapist, où il apprend aux entrepreneurs à lancer et à faire croître leur entreprise, décision qu’il ne regrette nullement.

VIEUX DÉBAT, NOUVEL HABIT

Les comptables ont-ils un cerveau particulier? Et les médecins? Et les autres spécialistes? Certaines personnes ont-elles des voies neuronales mieux adaptées à une fonction spécifique? Ou l’expérience et l’environnement ont-ils plus de poids que la biologie? Les progrès de la neuro-imagerie apportent un nouvel éclairage sur le cerveau et nous font mieux comprendre son fonctionnement ainsi que les raisons de nos actes.

Les recherches en la matière font l’objet de nombreux ouvrages à succès, comme We Are Our Brains: A Neurobiography of the Brain, from the Womb to Alzheimer’s, de D. F. Swaab, et You Are Not Your Brain: The 4-Step Solution for Changing Bad Habits, Ending Unhealthy Thinking, and Taking Control of Your Life, de Jeffrey Schwartz et Rebecca Gladding. Ces deux titres témoignent des orientations divergentes qui divisent la communauté neuroscientifique.

D’une part, D. F. Swaab et d’autres chercheurs de la même école de pensée, dont David Eagleman, auteur de Incognito: The Secret Lives of the Brain, et V. S. Ramachandran, auteur de The Tell-Tale Brain: A Neuroscientist’s Quest for What Makes Us Human, affirment que les rouages du cerveau sont inscrits dans le patrimoine génétique et laissent peu de marge de manœuvre. Le cerveau conscient joue un rôle infime, voire nul, dans les décisions que nous prenons.

M. Eagleman résume ainsi son point de vue. Le cerveau est composé d’environ 1,4 kg de neurones et de cellules gliales. Un neurone établit environ 10 000 connexions avec les neurones avoisinants, et des milliards de neurones exécutent individuellement leur propre programme. Résultat : « La plus grande partie de ce que nous faisons, pensons et ressentons ne relève pas de notre contrôle conscient. En fait, l’activité consciente constitue la plus petite partie de l’activité de notre cerveau », écrit-il. Selon M. Swaab, le pouvoir du subconscient va bien au-delà de notre façon de fonctionner et s’étend même à nos choix moraux. Cette idée, qui correspond à la doctrine de la prédestination prônée par la théologie protestante, est connue sous le nom de neuro-calvinisme.

De leur côté, Jeffrey Schwartz et Norman Doidge, auteur de The Brain that Changes Itself et de The Brain’s Way of Healing, soutiennent le contraire. Promoteurs d’une nouvelle notion, la neuroplasticité, ils font valoir que le cerveau, loin d’être fixe, peut se réorienter grâce à la pensée et à l’action conscientes. M. Doidge, psychiatre et chercheur à l’Université de Toronto et à l’Université Columbia (N.Y.), avance même que le cerveau peut modifier sa propre structure pour compenser de graves affections neurologiques telles qu’un AVC, la maladie de Parkinson et les troubles d’apprentissage.

ARSENAL NOUVEAU

Les neurosciences reprennent donc le débat philosophique séculaire qui oppose déterminisme et libre arbitre, cette fois avec l’appui de techniques de cartographie cérébrale comme la tomographie par émission de positrons (TEP), l’électroencéphalographie (EEG) et l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Elles ont connu une véritable percée à la fin des années 1990 lorsqu’on a découvert que l’IRM fonctionnelle pouvait servir non seulement à examiner la structure du cerveau, mais aussi à étudier le fonctionnement d’un cerveau humain en santé.

« On a découvert que lorsqu’une région du cerveau est activée, il y a un nouvel apport de sang, donc d’oxygène, de nutriments et de glucose, ce qui permet à cette région de fonctionner de façon optimale », explique Daniel Ansari, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neurosciences cognitives du développement et directeur du Laboratoire de cognition numérique du Département de psychologie de l’Université Western. « Plus l’activité d’une région est importante, plus le flux sanguin et le nombre de molécules d’hémoglobine oxygénées y sont élevés, d’où une augmentation du signal de résonance magnétique. Depuis cette découverte, le domaine des neurosciences est en ébullition. »

Des scintigraphies cérébrales de chauffeurs de taxi londoniens, par exemple, montrent plus de matière grise à l’arrière de l’hippocampe, partie du cerveau essentielle à la mémoire spatiale. Bien qu’aucune étude similaire n’ait été menée quant au cerveau des comptables, on sait que le cortex pariétal, situé près du centre du cerveau, régit le traitement des nombres et la prise de décisions économiques. Cette région s’active lorsqu’une personne fait des calculs et résout des problèmes. « Lorsqu’on traite des renseignements financiers dans un contexte de prise de décisions, la région en question s’active dans les deux hémisphères, note M. Ansari. Cette région serait-elle plus grande chez les comptables? On n’en sait rien. »

On ne sait pas non plus si les chauffeurs de taxi sont nés avec un grand hippocampe ou si cette caractéristique résulte de l’apprentissage d’une foule d’itinéraires. M. Ansari est porté à croire que les deux facteurs entrent en jeu. « Tout ce que nous faisons pendant très longtemps a une incidence sur l’architecture neuronale. Des études portant sur la jonglerie, activité qui fait intervenir des facultés optiques et motrices complexes, montrent que lors de l’apprentissage, la taille de certaines parties du cerveau augmente », explique-t-il. Sans pouvoir l’affirmer, M. Ansari croit qu’il pourrait exister une corrélation entre les compétences en comptabilité et l’activation ou le volume de certaines régions du cerveau.

Cette corrélation, le cas échéant, serait due à la plasticité du cerveau, plasticité que M. Ansari définit comme la faculté de s’adapter à certaines situations sociales, culturelles et environnementales. Si vous êtes comptable et que vous passez beaucoup de temps à traiter des nombres, cette activité renforce les voies neuronales qui servent à cette même activité. Bref, plus on fait une chose, mieux on la fait, car le cerveau s’adapte.

Les liens entre la performance humaine, la structure du cerveau et son fonctionnement varient d’un individu à l’autre. Les variations vont de la performance motrice (coordination, rapidité de réaction) aux fonctions beaucoup plus complexes, comme celles en rapport avec la personnalité et les divers aspects du comportement. Des différences dans le cerveau (épaisseur de certaines parties du cortex, état des connexions entre certaines régions) peuvent être observées selon les capacités spécifiques de chaque personne. « Il s’agit de variations subtiles », précise Lesley Fellows, professeure de neurologie à l’Université McGill dont les recherches portent sur la région responsable de la prise de décision. « Nous avons eu besoin de la résolution de la neuro-imagerie et d’autres techniques modernes pour identifier ces variations de manière passablement fiable. »

PLUS QUE COMPTER

Ce type de recherches sur le cerveau est assez récent, et même si l’on a étudié les capacités liées au traitement des nombres, on ne peut affirmer qu’il existe un cerveau propre aux comptables. Après tout, l’aptitude pour les nombres ne représente qu’une partie des compétences requises d’un comptable. De plus, même si l’on dit que les personnes ayant des facilités pour les nombres ont des connexions plus solides dans certaines régions du cerveau, on ignore s’il s’agit d’une cause ou d’un effet, ajoute Mme Fellows. « Leur cerveau avait-il cette structure au départ, ou celle-ci s’est-elle développée avec la pratique et l’expérience? Des indices permettent de retenir les deux hypothèses. »

Selon Neal Chaudhary, CPA, CGA, il y aurait du vrai dans l’hypothèse selon laquelle on naît avec un cerveau de comptable. En début de carrière, il croyait que c’était son cas. Devenu CGA en 2000, il a été successivement directeur, contrôleur et chef des finances. Mais, après une dizaine d’années, il s’est ravisé. « Jusque-là, j’avais aimé la structure et la régularité de mon travail. Mais plus je vieillissais, plus je prenais goût à la résolution de problèmes, à l’établissement de relations, à l’inconnu, autant de choses que je n’aimais pas auparavant », confie-t-il.

Il y a environ quatre ans, M. Chaudhary a changé de cap et cofondé Tacit Management Consulting, un cabinet de conseils en TI, à Vancouver. « Je me passionne maintenant pour la diversité, pour la nouveauté. C’est l’antithèse de ce qui m’a motivé à devenir comptable. Mes collègues aiment savoir exactement ce qu’ils feront au cours du mois. Pour ma part, j’aspire à l’imprévu. Je crois que j’ai toujours possédé ces traits de personnalité, mais je ne voyais tout simplement pas comment les développer. »

Les progrès des neurosciences ramènent à l’avant-scène la notion du déterminisme biologique (la nature prévaut sur la culture). Mme Fellows ne croit pas que notre parcours de vie soit entièrement déterminé par la biologie du cerveau, car à chaque fois qu’un cerveau exécute les mêmes processus dans un même environnement, on obtient des résultats légèrement différents. « L’expérience modifie le cerveau. En quelques secondes, quelques semaines ou quelques mois, on observe des changements visibles dans les structures du cerveau, explique-t-elle. Ce n’est pas un système fixe. Je crois que notre cerveau nous définit, mais que cette définition n’est pas immuable. »

La capacité d’évolution du cerveau n’exclut toutefois pas la prédisposition à exceller dans une discipline. « On peut donner à deux enfants les mêmes cours de piano, mais l’un devient pianiste de concert et l’autre reste un bon amateur, souligne M. Ansari. Ils ont la même expérience, mais le cerveau du concertiste a évolué différemment, probablement en raison de facteurs génétiques. Grâce à des études menées sur des jumeaux, on sait qu’une proportion importante de notre personnalité est attribuable aux gènes, de même qu’à l’interaction entre les gènes et l’environnement. »

Il ressort de l’ouvrage de V.S. Ramachandran, The Tell-Tale Brain, que nombre des caractéristiques mentales de l’être humain se sont développées du fait de la transformation des structures cérébrales dans le contexte de l’évolution. Parmi ces structures, se trouvent notamment les voies optiques et les voies auditives, qui sont distinctes et qui montent jusqu’à la partie du lobe frontal, appelée cortex cingulaire antérieur, où naît le libre arbitre.

M. Ramachandran soutient que le cerveau a élaboré un deuxième ensemble de circuits neuronaux, un « deuxième cerveau », qui produit une seconde interprétation de ce que nous voyons et entendons. Et cette seconde interprétation est largement teintée par nos valeurs, nos croyances, nos priorités et notre identité, soit tout ce qui détermine notre ligne de conduite. Par conséquent, selon M. Ramachandran, seules certaines parties du cerveau sont conscientes, ce que les scintigraphies cérébrales confirment.

Alors, le libre arbitre existe-t-il? « Du point de vue neurobiologique, la notion de choix volontaire de nos actions est peu plausible, car on sait que les comportements que nous adoptons correspondent aux modèles des décharges électriques émises par les neurones cervicaux, modèles qui ne dépendent pas de la volonté, mais sont plutôt déterminés par les gènes et par l’environnement, explique M. Ansari. Cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas être tenus pour responsables de nos actions ou que notre parcours de vie est entièrement prédéterminé, mais simplement que nous contrôlons beaucoup moins nos comportements que nous pourrions le croire. »

D. F. Swaab va plus loin. Selon lui, nos caractéristiques sont innées et immuables. « Nos connaissances actuelles de la neurobiologie indiquent clairement que la liberté absolue n’existe pas, écrit-il. Une foule de facteurs génétiques et d’influences environnementales […] déterminent la structure et, par conséquent, la fonction de notre cerveau pendant toute notre vie. »

LE TOUT PLUS GRAND QUE LA SOMME DES PARTIES

James Kow, professeur de philosophie au King’s College de l’Université Western, n’est pas d’accord. Il est d’avis que le cerveau est beaucoup plus complexe que la base sur laquelle s’appuient actuellement les neurosciences, c’est-à-dire les quelque 15 milliards de neurones, de relais et de circuits que MM. Swaab et Eagleman comparent à ceux d’un ordinateur autonome. « Même si vous savez que vos neurones ont une influence sur vous, vous savez aussi que votre jugement professionnel [de CPA] est beaucoup plus complexe que cela. Et vous êtes responsable de ce jugement, soutient M. Kow. C’est ce que professait le philosophe grec Démocrite : nous avons tous une personnalité déterminée, mais nous sommes tout de même responsables de nos actes. Aristote est allé encore plus loin en disant que ce n’est pas l’âme qui décide, mais l’être humain. Vous exercez la profession de comptable. Diriez-vous que seuls vos neurones sont à l’origine de vos jugements professionnels? »

Selon Susan Carey, professeure de psychologie à l’Université Harvard, rien ne permet de penser qu’on devient comptable ou chauffeur de taxi en raison de la structure de son cerveau. « Oui, certains processus causaux nous apportent des connaissances qui influent sur notre cerveau, dit-elle. Mais je ne crois pas que notre structure cérébrale détermine nos actions. Je crois que les humains ont la faculté de prévoir les conséquences de leurs actes et d’évaluer, en fonction de principes moraux, le comportement à adopter. »

David Eagleman voit les choses différemment. Selon lui, nous sommes programmés pour être ce que nous deviendrons plus tard, et la conscience intervient rarement dans la prise de décision. Il mentionne le poète Coleridge, qui a écrit Kubla Khan sous l’influence de l’opium, et le mathématicien James Clerk Maxwell, qui a admis sur son lit de mort, en 1862, qu’il ignorait comment lui étaient venues à l’idée les équations fondamentales qui unifient l’électricité et le magnétisme. L’esprit conscient joue un rôle dans le savoir-faire, mais pas comme on pourrait l’imaginer. Selon M. Eagleman, une grande partie de la connaissance enfouie dans l’inconscient est née sous forme d’intentions conscientes. Essentiellement, nos motivations fondamentales (conscientes) sont tissées à même la structure de nos circuits neuronaux.

LE FACTEUR « MOTIVATION »

Que peut-on en conclure? Pour sa part, Lesley Fellows estime que plus nous en apprenons sur le cerveau, plus nous devons être optimistes quant à sa capacité d’évoluer et à l’importance de l’expérience acquise à toutes les étapes de la vie. Dans quelle mesure le cerveau peut-il changer? La plasticité permettrait-elle à un CPA de devenir un neuroscientifique, par exemple? « Probablement, s’il y tient et s’il est assez motivé, répond Mme Carey. Sur le plan des capacités, il existe assurément des différences entre les individus, mais celles-ci sont dérisoires en regard de l’incidence du travail acharné. Je ne crois pas que les écarts observés dans les compétences fournissent la moindre preuve qu’il existait au départ des différences innées dans les régions correspondantes du cerveau. »

Et même s’il en existait, rien n’empêche l’acquisition de compétences, soutient Daniel Ansari. « La plasticité est tout à fait possible malgré la prédétermination. Un cerveau prédéterminé n’est pas pour autant un cerveau fixe. Cela signifie simplement que la personne n’a pas de contrôle volontaire sur son comportement, ce qui n’exclut pas que son cerveau puisse changer en réponse aux facteurs environnementaux. »

Les propos de Paul Foster résument bien où en est rendue toute cette discussion. À la question de croire s’il possède une aptitude naturelle pour la comptabilité, il répond : « Les neuroscientifiques vous diront que ce que je croyais penser quand j’ai commencé ma carrière de CPA n’avait rien à voir avec ce que je pensais réellement. Aujourd’hui, mon cerveau me dit que je ne me rendais pas compte de l’existence d’autres options. »

LE SAVIEZ-VOUS?

La perception ne reflète pas la réalité

Selon David Eagleman, la vision, l’ouïe et la perception du temps sont des constructions du cerveau. Nous traitons la vue plus rapidement que l’ouïe, mais notre perception par ces deux sens est simultanée, et postérieure à l’événement vu et entendu. « Nous avons l’impression de percevoir pleinement la réalité, en temps réel, comme le ferait une caméra, mais c’est faux », affirme Lesley Fellows, professeure de neurologie à l’Université McGill. « Le cerveau s’efforce de combler les vides et de prévoir ce qui arrivera ensuite, car c’est ce dont nous avons besoin pour réagir de façon optimale. »

LA BOSSE DES MATHS

Nous naissons avec le sens des nombres, soit la capacité de faire la distinction entre différents nombres d’unités et d’ensembles, capacité que nous avons en commun avec d’autres animaux. Telle est l’hypothèse révolutionnaire de Stanislas Dehaene, professeur de psychologie cognitive expérimentale au Collège de France, dans son ouvrage à succès La Bosse des maths. Cela dit, les avis sont partagés : naissons-nous avec le sens des nombres proprement dit ou celui plus général de la quantité? « C’est une question de nature et de culture, car bien que l’humain puisse distinguer lequel de deux groupes de personnes est le plus nombreux, il a élaboré (sur des milliers d’années) des systèmes symboliques représentant les nombres, soutient Daniel Ansari de l’Université Western. Les animaux n’ont pas cette capacité. Les enfants peuvent naître avec une intuition de la quantité, mais ils doivent apprendre les systèmes des nombres. » Pour sa part, M. Dehaene écrit que même si le sens des nombres est inscrit dans notre cerveau à la naissance et que les gènes jouent probablement un rôle dans l’aptitude aux mathématiques, ce rôle est éclipsé par le pouvoir de l’apprentissage et favorisé par la passion des nombres.

À propos de l’auteur

Mary Teresa Bitti


Mary Teresa Bitti est rédactrice indépendante à Oakville (Ontario).

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