Trouver l’équilibre – avril 2015

Rana Abdulla parvient à trouver l’équilibre entre son travail, sa famille et ses autres intérêts, y compris son activisme pour les droits de la personne.

Rana Abdulla, 52 ans, auditrice, Commission canadienne des grains, et activiste en droits de la personne, Winnipeg

« J’ai compris qu’un changement de rythme s’imposait le jour où la plus jeune de mes quatre filles m’a demandé des souliers ayant deux pointures de plus que ceux qu’elle avait. Comment ne l’avais-je pas vue grandir? C’est alors que j’ai réévalué mes divers objectifs, et entrepris d’acquérir activement les compétences nécessaires pour rétablir l’équilibre. J’ai commencé à poser des limites dans mon horaire. Fini le travail le vendredi soir, maintenant réservé à la famille. Et je fais appel à mes filles pour les tâches ménagères et les questions technologiques.

J’ai trouvé une formule pour concilier ma carrière, mon rôle de parent et mes autres intérêts. Il m’a fallu du temps, et je ne prétends pas y parvenir tous les jours, mais au moins je sais comment trouver un équilibre. Mes loisirs — jardinage, peinture et écriture — diminuent mon stress et favorisent la réflexion.

L’équilibre travail-vie personnelle doit s’appuyer sur une conviction profonde. Dans mon cas, c’est la défense des droits de la personne. J’ai œuvré au service du Musée canadien pour les droits de la personne, et touché à tout ce qui concerne l’aide aux réfugiés, de l’obtention d’autorisations à la recherche de parrains, en passant par le soutien à l’intégration des familles. Quand j’ai connaissance d’une situation où des gens n’ont pas les mêmes droits que moi, j’accours.

Sans les dimensions humanitaires et créatrices de ma vie, je n’aurais pas pu survivre comme comptable. Et sans la discipline et le sens de l’organisation des CGA, j’aurais sans doute été terrassée par l’épuisement. J’ai besoin des deux mondes. »

Propos recueillis par Dexter Brown