La France se numérise

La demande de produits numériques est forte en France, mais l’économie accuse un retard.

Si la France parvenait à accélérer l’adoption du numérique, elle pourrait dégager une valeur économique estimée à des milliards d’euros, selon une étude de McKinsey.

« Les sociétés françaises qui ont complètement numérisé leurs activités pourraient accroître leur chiffre d’affaires de 40 %, alors que celles qui tardent à réaliser leur intégration numérique pourraient perdre jusqu’à 20 % de leur chiffre d’affaires aux mains de la concurrence », indique un communiqué de McKinsey.

Actuellement, la France connaît une saine demande de produits numériques. Le pays se classe bien au chapitre des ventes de téléphones intelligents et de tablettes, et son « PIB numérique » – les activités économiques liées au numérique – représente aujourd’hui 5,5 % du PIB total, contre 3,2 % il y a trois ans. Cependant, il arrive au huitième rang d’un classement du PIB numérique de 13 pays, loin derrière le meneur, la Corée du Sud, et même derrière des pays comme la Chine et l’Inde; cela dit, il devance encore légèrement le Canada.

Malgré certains avantages nets, notamment dans les réseaux fixes à large bande, la France montre des faiblesses dans d’autres secteurs comme la vitesse de la connexion Internet. Seulement 65 % des sociétés françaises ont leur site Web, comparativement à 89 % en Suède.

Voici, selon McKinsey, des mesures qui pourraient aider la France à étendre son empreinte numérique :  

  • L’État pourrait encourager fiscalement les investissements numériques, offrir des contrats publics pour stimuler l’innovation numérique et veiller au développement de réseaux fixes et mobiles très haute vitesse à large bande. 
  • Les universités et les grandes écoles pourraient investir davantage dans les sciences cognitives et la sémantique appliquées à l’exploration de données, l’intelligence artificielle et la robotique.  
  • Les grandes sociétés pourraient établir des partenariats numériques avec les PME et agir comme sociétés de capital-risque pour alimenter l’écosystème numérique.
  • Les organisations patronales et syndicales pourraient diffuser les connaissances numériques aux sociétés et au grand public par des formations et du mentorat en entreprise, et par des conférences visant à mieux faire connaître les enjeux du virage numérique.

À propos de l’auteur

Yan Barcelo


Yan Barcelo est journaliste dans la région de Montréal.

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